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Balades dans le Puy-de-Dôme
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30 novembre 2007

Ponteix

Guide Chamina   "Région Clermontoise",    n° 20
( environ 3 h  en poursuivant jusqu'au sommet du mont Redon)

Décidément, les villages de la commune d'Aydat réservent bien des surprises. Après Rouillas-Haut et ses fables, voici  Ponteix, avec l'église  Notre-Dame  d'Auvergne - la plus haute de la province -, sa statue de la Vierge, et un gentil plésiosaure  pour nous accueillir. Vous ne me croyez pas ?

Au commencement, il y avait Montredon, château-fort à 800 m d'altitude, dominant les alentours.

montredon_de_Guillaume_Revel

Aujourd'hui, il n'en reste que quelques morceaux,

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mais lorsque l'on arrive au sommet, où une croix a été installée,

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le panorama est superbe.

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Vue vers l'est, de Veyre-Monton à Saint-Saturnin

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Vue au nord, sur Rouillas-Bas et Rouillas-Haut

Mais revenons à l'église. A priori, ses proportions ne sont pas gigantesques :

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La Vierge est bien présente ; Jeanne d'Arc aussi d'ailleurs.

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Je n'ai pas vu le plésiosaure, mais des serpents hideux, très difficiles à étouffer :

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En ce début du XXe siècle, l'abbé Royer, curé de la paroisse, avait depuis longtemps vaincu ces horribles créatures, et il semblait s'ennuyer un peu.

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Il lui vint l'envie d'aller fonder une colonie en Algérie. Cela ne s'est pas fait, et c'est tant mieux, car il aurait fallu repartir au moment de l'indépendance. Tandis que dans la Saskatchewan (1), une lointaine province de l'ouest canadien, le réduit gaulois qu'il a créé, et appelé naturellement Ponteix, persiste à résister avec vaillance à l'immense majorité anglophone, fort de ses 299 Fransaskois, dont une poignée d'Auvernois.

Et l'église se dresse au-dessus de la plaine, visible à mille lieues à la ronde :

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Et à l'intérieur trône la pietà du XVe siècle qui, offerte par l'abbé, a miraculeusement échappé à d'immenses dangers.

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Et c'est bien un plésiosaure, aussi vivant que le monstre du Loch Ness, qui marque l'entrée du village.

 

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Étonnant, non ?


 1- " Tu ne sais sans doute même pas ce que Saskatchewan veut dire.
       - Non, je ne sais pas.
       - Eh bien j'ai le grand honneur de t'apprendre que ça signifie "rivière rapide", c'est dans la langue des Indiens crees. "
                                   (extrait du roman de Richard Ford, Canada)

Liens :

- L'épopée canadienne d'une poignée d'audacieux Aydatois

- Tourisme Fransaskois dans la région de Ponteix

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* Le 31 octobre 2010, je découvre qu'une stèle a été érigée :

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"  N'oublions pas nos frères canadiens de Ponteix Saskatchewan.
Par deux fois ils sont venus nous aider à sauver notre liberté.
Ils ont donné leur sang et leur vie pour que nous puissions vivre libres.
Honneur à ces braves.
1914-1918    1939-1945 "

 

 

* Journal  "La Montagne" du dimanche 19 janvier 2013 :

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8 août 2007

Des grottes

 

Au Pays Basque, j'ai vu les grottes d' Isturitz et Oxocelhaya, dans le Vercors celles de Choranche.

Dans le Périgord, j'ai visité les grottes de Lacave, et je suis descendu dans le gouffre de Padirac où, à trente ans d'intervalle, même le batelier semble aussi immuable que l'imposante stalactite.

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Un seul des visiteurs est présent sur les deux photos     (1)

En Lozère , j'ai été impressionné par l'aspect fantastique des concrétions calcaires de l'aven Armand, et de la grotte de Dargilan.

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Quant aux grottes ornées, je n'ai pas aimé le fac-similé de Lascaux ; le simple fait de savoir que ce n'est qu'une copie bloque chez moi toute faculté d'émotion. Mais je reste béat d'admiration devant ces animaux si vivants dessinés dans la grotte Chauvet, que j'ai un jour découverts dans une revue.

chevaux

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Je m'égare : dans notre région il n'y a rien de tel. Mais on trouve par exemple d'anciennes carrières creusées pour en extraire des blocs de lave, comme ici au Grand Sarcouy ...

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... ou bien des habitations troglodytiques comme les grottes de Perrier, que j'ai déjà décrites, ou d'autres encore.

 

Les grottes de La Roche-Blanche

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Elles se remarquent de loin, mais ont tendance à se cacher lorsque l'on s'approche. Je les avais sur ma droite à l'instant, mais le chemin s'en éloigne, avant de revenir vers la tour, située  au bord de la falaise. Faut-il grimper à son sommet pour mieux apprécier le paysage ? Cette corde ne m'inspire guère confiance...

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Par une étroite sente qui tournicote, je redescends vers le village, et trouve enfin au départ d'un sentier herbeux un panneau cerclé de rouge qui m'indique que je suis sur la bonne voie : le passage est interdit à cause des risques d'éboulement.

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Ma foi, voilà un bel ensemble, avec une vue splendide sur la vallée de l'Auzon. Le chemin d'accès est raide et glissant.

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Et voici un accueillant salon, avec des niches pour le rangement, un accès direct à la cave, et même l'empreinte authentique de la main d'un troglodyte préhistorique au tempérament artistique.

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Tout près de la Roche-Blanche se trouvent les grottes de Jussat,  mais elles sont fermées par des grilles en fer, et désormais vouées uniquement à la sauvegarde des chauves-souris.

 

Les grottes de Chateauneuf

Ici, près de Saint-Nectaire, les pièces sont grandes, et la vue sur la château de Murol est appréciable. Il devait y faire  froid, mais nos ancêtres, qui occupaient déjà l'endroit  il y a 4 000 ans, y étaient habitués.

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Si je me souviens bien, les grottes de Jonas, sur la route de Besse, sont très belles, avec une chapelle creusée dans la roche et ornée de fresques. Il faudra que j'y retourne .

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(photo copiée sur le site des grottes de Jonas)

 

 


(1)padirac 1 padirac_2

En rouge, vous avez tout faux, car si je suis porteur de lunettes, je n'ai pas les oreilles décollées !

En jaune, c'est bien elle !


 

8 décembre 2014

De savoureuses eaux minérales

Allez savoir ! Si dans les années cinquante les sources du Salet avaient eu leur papi Papillaud, peut-être auraient-elles atteint la même notoriété que Rozana !

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Usine d'embouteillage Rozana


Car leur eau, " incomparable dans le monde entier ", avait moult qualités attestées par bien des médailles.

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C'était aussi le cas des sources de Saint-Myon, au bord de la Morge, qui produisaient " la reine des eaux d'Auvergne ", bénéfique en particulier à qui revenait des colonies porteur du paludisme.

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A mon goût, même si elle est riche en magnésium, Rozana est un peu trop salée pour en boire régulièrement. Mais à quoi bon discuter des vertus de celle-ci et des autres, puisqu'en 1950 la Compagnie des Eaux du Salet a cessé son activité, et que ni Papi ni la pub télé n'étaient là pour relancer l'entreprise. C'est aussi a cette époque que la dernière des eaux exploitées à Saint-Myon, la source Desaix, a cessé d'être commercialisée faute de rentabilité.

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 Au Salet, les bâtiments envahis par la végétation ne sont néanmoins pas trop délabrés.

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La promenade sur la rive gauche du Couzon est très courte. Près du pont au bord de la route, on voit déjà la source Providence, à laquelle on peut s'abreuver, car cette eau " n'est pas débilitante ; elle convient aux personnes les plus délicates ".

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Voici un peu plus loin les sources des Puits, qui pétillent légèrement. 

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En face sur la rive droite, l'eau qui était mise en bouteilles dans l'usine située juste au-dessus, s'écoule aujourd'hui librement en abandonnant des dépôts ferrugineux.

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A Saint-Myon, la disposition des sources, près du pont, sur la rive droite de la Morge n'est guère différente. La source Desaix est encore disponible, abritée dans un petit bâtiment. Elle s'écoule avec parcimonie : prenez votre temps, mais ne vous penchez pas trop, sinon vous pourriez respirer des émanations nocives.

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Sur l'autre rive, on aperçoit la source Alphonse.

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Voici la carte, santé !


 

6 juin 2013

Fort de Mareugheol

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Bien qu'aucune bande armée ne menace plus les villageois depuis la fin de la guerre de Cent Ans, le fort de Mareugheol reste le mieux protégé de toute la plaine du Lembron. Les  hauts remparts flanqués de leurs quatre tours d'angle sont toujours là, percés d'étroites ouvertures qu'un arrêté municipal, dûment placardé pour que nul n'en ignore, interdit formellement de franchir. En haut des murs, des pierres branlantes pourraient à tout moment basculer, et fracasser la tête des imprudents qui oseraient pénétrer dans les ruelles à l'abandon.

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En réalité, je pense que la municipalité a seulement voulu dégager sa responsabilité en cas d'accident. Je n'ai donc pas hésité à braver l'interdit, sous le regard indifférent des chats de garde. 

passage avec roue
Le gîte des  deux roues en a placé une face au passage

 

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fenêtre-001"Descendez, ça c'est défendu
Mater chez les gens !"

 

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Ne cherchez pas la  Vierge debout allaitant.
Elle a été confiée à la cathédrale de Clermont, en attendant l'installation d"un système de sécurité.
( Photo : Ministère de la Culture, Conservation des antiquités et objets d'art du Puy-de-Dôme)

 porte rempart

  

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9 novembre 2012

Au théâtre à Montaudou

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Le mur des Sarrasins apparaît en divers endroits, et d'abord, dans notre région, à Clermont en
centre-ville. Mais celui qui nous intéresse aujourd'hui est à Ceyrat, au pied du puy de Montaudoux. Comme son nom ne l'indique pas, il fait référence, non à des barbares, mais (peut-être) aux "Césarins", adeptes du culte impérial. En tout cas, il date de l'époque gallo-romaine. Ce n'était pas un simple mur, mais le fond de la scène d'un théâtre.

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(source :
Augustonemetum)

Dominant la voie venant du sud, il informait les voyageurs approchant d'Augustonemetum : vous n'arrivez pas dans un quelconque patelin arriéré, mais dans une grande ville civilisée ! Cent cinquante ans plus tôt, Vercingétorix avait certes obtenu une victoire sur le plateau d'en face, mais César avait gagné la guerre, et les moeurs romaines avaient su nous séduire.

Il n'empêche, depuis que la chrétienté a décrété que la profession d'acteur était si peu recommandable qu'elle méritait l'excommunication, le théâtre a bel et bien disparu, sous les broussailles, les glissements de terrain et les emprunts de pierres de construction. Heureusement, le Zénith, qui peut recevoir autant de spectateurs (8000), remplit maintenant la même fonction, mais en position bien moins prestigieuse au bord de l'autoroute.

Bien que des érudits curieux aient retrouvé le théâtre romain (1), les autorités locales attendent des financements extérieurs pour mettre le site en valeur. Je l'ai d'abord cherché en marchant au hasard, sur les flancs du puy, sans succès. Mais Christian Le Barrier, qui a dirigé les fouilles, a laissé apparaître, sur le plan de l'édifice reconstitué, les parcelles cadastrales disponibles dans Géoportail. Si vous désirez vous rendre sur place, je vous laisse le soin, à votre tour, de reconstituer le puzzle :

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Captures d'écran17

 

Seule une partie du robuste mur de scène reste visible. Pour le reste, il faut faire preuve d'imagination.

P1110757côté scène

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côté coulisses

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Les gradins

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(source :
Le journal de Saône-et-Loire)

En tant qu'étrangers, nous n'avons accès, par le vomitoire dédié, qu'aux derniers rangs. Les spectateurs mieux placés nous gâchent un peu la vue.

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 *

Puisque le spectacle est terminé, pourquoi ne grimperions-nous pas au sommet du puy, qui  n'atteint modestement que 592 mètres ?

cabane

chien méchant

  

montaudoux ouest

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face à Montrognon
Face à Montrognon


1- Extrait du journal "La Montagne" du 6 septembre 2005 :

Montaudou

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Supplément pour les cisteurs 

Top


 

5/2/2013

 


 

 

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22 septembre 2012

Du Capucin au Sancy, le retour

 

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Aujourd'hui, ce n'est pas au sommet que l'on peut pique-niquer au calme. 

Panorama 11

 

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Quant à trouver un coin d'ombre, inutile d'y songer !  

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côté Fontaine salée

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 un criquet  d'altitude (miramelle alpestre ?)

 

Nous descendons par le sentier du val de Courre, très caillouteux au début.

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Panorama 12

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ça chauffe !

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vache
Seule une vache se protège de la chaleur

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A la station du Mont-Dore, ce buron incendié garde la mémoire de résistants qui y furent tués. Les murs restés debout nous offrent un tout petit espace ombragé.

 

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Le reste du parcours, jusqu'à la station d'arrivée du funiculaire, se fait en sous-bois ; de petites cascades dévalent les pentes : enfin un peu de fraîcheur ! 

 

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l'impatiente ne-me-touchez-pas (balsamine des bois)

Mais il faut traverser l'espace torride du parking où le goudron se liquéfie. A l'ouverture des portières, l'air brûlant de la voiture restée en plein soleil nous saute au visage.

 


 

Captures d'écran10

(cliquer sur l'image pour l'agrandir)


 

30 août 2012

Bandes plates et points ronds

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Mais qu’est que c’est que ça ?  Notre première fleur n'a été obtenue que très récemment ; comment a-t-on pu commettre une telle faute de goût, qui mérite un retrait immédiat de cette distinction ? Et devrons-nous supporter cette horreur jusqu’aux chrysanthèmes ? Dans ce cas, voilà bien un motif pour fuir cette ville infâme ; rejoignez-moi, nous serons les premiers exilés floraux.

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On nous en a fait une belle longueur, en pensant peut-être que la chétive touffe de de graminées qui ponctue le coloriage suffirait à arranger les choses !

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Et un peu plus loin ? L'idée est la même : gravillons et pouzzolane remplacent les paillettes de lin, et ici ou là une plante maltraitée végète au milieu d'une rondelle criarde.

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Calmons-nous, ce massacre a sûrement une justification. Lubie de nos édiles ? non, ça paraît impossible, de mémoire de démocrate ça ne s’est jamais produit. Peut-être a-t-on supprimé des emplois chez les jardiniers, pour les remplacer par quelques barbouilleurs et manutentionnaires moins bien payés ? Mais non, cela ne figurait pas dans les engagements de campagne.

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Devant le kiosque à musique d'avant-garde, les herbes envahissent les plantations, mais c'est sûrement pour préserver la biodiversité, comme chez une voisine qui, elle, apporte les précisions utiles.

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Ou bien il s'agit simplement de faire des économies d'eau. Mais dans ce cas, que font nos voisins, et pourrons-nous nous réfugier chez eux ?

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Dans cette commune, on cède aussi à la mode du jardin sec, avec son sempiternel pont enjambant un ru pierreux. Mais on fait aussi dans la tradition (et le slogan ridicule), avec la suspension de pétunias. C'est un peu mieux, mais insuffisant pour nous délocaliser.

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Ici, c'est flagrant,  on veut éblouir le curiste. Mais à mon goût c'est trop parfait, presque artificiel.

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Là, c'est de la triche, on a carrément engagé un porteur d'eau.

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D'ailleurs, il ne s'est pas foulé : il s'est contenté de vider le bassin à ses pieds. Et maintenant, il ne fait plus que de la figuration !

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Et nous voilà complètement déboussolés,

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 mais la solution est sans doute ici.P1090385

Bien sûr, nous n'échappons pas au décor minéral, complété par son indispensable pont, mais le souci de créer une composition harmonieuse est évident, et nous profitons d'une belle production de légumes (peut-être un peu pollués par les gaz d'échappement).

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Oui, c'est ce dernier décor que je préfère. Mais est-ce une raison suffisante pour déménager ? Il serait peut-être plus sage d'attendre un peu, en cultivant notre jardin.

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12 janvier 2012

Le village de Chadrat

 

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C'est un charmant village installé, côté soleil, au flanc de la montagne de la Serre. Il dépend de la commune de Saint-Saturnin, mais ses habitants ont construit leur propre église, accueillante et sans prétention. 

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Le village tout en longueur dispose depuis 1904 d'un réseau de sept fontaines, alimentées par la même source et toutes semblables. Seule la dernière, en sortie haute du village, est complétée par un abreuvoir, pour des troupeaux qui sont toujours là, élevés en bio.

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Au centre du village, non loin du four banal occasionnellement remis en service, l'indispensable lavoir - plus ancien que les fontaines - est  protégé des intempéries. Un beau bac rond complète l'équipement. 

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 L'ancien cimetière, désaffecté en 1891, conserve quelques stèles encore debout, dispersées dans l'herbe.

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Le hameau de vignerons n'était plus peuplé que d'une centaine d'habitants vers 1960. Mais sa proximité avec l'agglomération clermontoise lui permet de reprendre vie, et nombre d'anciennes maisons sont restaurées.

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Il faut traverser un petit ruisseau, le Taut, pour rejoindre le quartier des caves. 

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 A suivre :  Autour de Chadrat


21 janvier 2011

Puy Mardou

On ne s'attend pas à trouver un tel paysage, fait de rochers dressés, d'herbe sèche et rase pâturée par des moutons, aux abords immédiats de Clermont-Ferrand.

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Il suffit pourtant de monter sur le plateau (givré, venté) de Gergovie :

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On suit le sentier (fléché) sur le coteau exposé au sud.

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Il conduit d'abord au village de Gergovie (avec le soleil dans les yeux) :

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Dans la descente, on remarque (entre autres plantes, mais en hiver elles sont discrètes) un arbuste rare dans la région : le baguenaudier, appelé également "arbre à vessies" .

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Là, c'était en octobre.
Maintenant les vessies translucides sont ratatinées,et les feuilles ont disparu
(l'arbrisseau produit des fleurs jaunes en mai, et des fruits rouges en été) .

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(20 juillet 2011)

Pour plus de précisions, voici les panneaux placés sur le parcours par les collectivités publiques et le CEPA :

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(cliquer sur l'image pour agrandir)


30 juillet 2009

La Fontaine Salée

  Guide  Chamina  "Massif du Sancy et Artense", n° 4

La randonnée est balisée en vert au départ de Picherande. Avec ses 21 kilomètres, et un dénivelé de plus de 500 mètres, elle peut paraître un peu longue, nécessitant six bonnes heures de marche. Personnellement, je commence à Chareire, et au retour j'évite le bois de Gayme et Picherande, en traversant les prés, gagnant ainsi quatre kilomètres. Le moment venu, durant le parcours, je vous proposerai un raccourci plus judicieux.

La Fontaine Salée est une vallée d'origine glaciaire, formée en auge au sud du Sancy.

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(Cliquer pour agrandir)

Le parcours jusqu'à la vallée est en grande partie boisé, sur un chemin parfois caillouteux, avec quelques passages boueux. La montée n'est pas difficile.

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Première vision, au sortir du bois

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Un peu plus haut

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Encore plus haut

Au sommet de la Montagne Haute, c'est le moment  de choisir un endroit ombragé pour déballer le pique-nique.

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Lorsque nous repartons, le puy Gros en face fait mine de dégager un panache de vapeur.

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Dans les zones non broutées, les fleurs abondent : grande gentiane, gentiane de Koch, oeillets, pensées, bruyère, arnica ...

plantes

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Le veratre blanc, plante toxique (1) à ne pas confondre avec la grande gentiane

A 1600 mètres, avant d'aborder la descente, l'amas de rochers me fait penser aux Moaïs de l'île de Pâques.

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Les grandes étendues herbeuses sont maintenant coupées par des ruisseaux autour desquels une végétation spécifique  se développe. Il nous est arrivé, également, d'observer des sangsues dans l'eau claire (pas cette fois-ci).

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La linaigrette

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Une plante carnivore protégée : la grassette
(les insectes sont retenus par les feuilles poilues)

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Et la drosera, que j'ai enfin trouvée, le 31 juillet 2011

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Nous longerons bientôt le puy de Paillaret ; nous sommes sur la bonne route, semble-t-il.

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Là, divine surprise, nous voyons, dans les éboulis, un troupeau de mouflons qui, nous dit-on, comporte une quarantaine de têtes.

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Bien sûr, ils sont assez loin, mais sur cette photo on en dénombre une vingtaine. J'ai agrandi la partie supérieure, où se trouvent deux beaux mâles et une femelle :

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A ce propos, vous avez peut-être eu connaissance de la situation de Bibi, pauvre mouflon menacé d'être abattu. Voici les dernières nouvelles, assez rassurantes après l'intervention, notamment, de Brigitte Bardot :

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(Journal "INFO" n° 1252 du 27 juillet 2009)

La descente jusqu'au col de la Geneste est rapide (elle fait mal aux genoux). Un peu plus loin, c'est le lac Chauvet :

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Nous retournant, nous envions le parapentiste, qui bénéficie d'une situation privilégiée pour l'observation des mouflons.

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La route que nous suivons sur un kilomètre est bordée de plantes fleuries : le rose des épilobes et des oeillets, le blanc des achillées ...

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L'épilobe en épi

Nous traversons ensuite un petit bois qui longe la route en surplomb :

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Au bout, alors que la route amorce un virage en épingle, notre chemin bifurque à gauche, près d'un abreuvoir creusé dans un tronc d'arbre. C'est là qu'il est possible de prendre le raccourci.

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Il suffit de continuer en bord de route dans le virage, et de prendre, à gauche, le large chemin qui, en 3/4 d'heure, conduit en pente douce à Chareire.

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(En rouge, le raccourci ; en jaune, mon trajet ; en bleu le départ depuis Chareire)

Quant à moi, je poursuis mon chemin bordant les pâturages. De très belles vaches, encadrant un taureau de stature imposante, acceptent de prendre la pose.

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(1) - C'est un purgatif puissant, qu'il ne faut pas administrer " aux maniaques ", car cela peut " augmenter leurs accès de fureur ; peut-être convient-il mieux aux apoplectiques & aux ladres, même aux galeux qui sont robustes, mais jamais aux valétudinaires ni aux femmes."

Jacques Christophe Valmont de Bomare, Dictionnaire raisonné universel d'histoire naturelle (4e édition), 1791.


(Complété le 31 juillet 2011)

 

26 avril 2010

La Malvialle

-En ce

En ce début d'avril, la neige est à nouveau tombée sur le massif du Sancy mais s'est arrêtée aux abords des roches Tuilière et Sanadoire.

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La ferme de la Malvialle est située sur le versant ouest le la roche Tuilière. Plusieurs chemins y conduisent, ainsi qu' une route forestière. J'ai pris le sentier qui,  tout en serpentant dans les bois, suit la même direction que cette route.

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Les pétasites à peine sortis dressent déjà leurs petites fleurs blanches,
avant de développer de grandes feuilles

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L'euphorbe des bois prépare sa floraison

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La maison d'habitation, construite près d'une source, est encadrée d'un côté par le four à pain, et de l'autre par une immense grange-étable : 52 mètres de long, 10 mètres de haut (sur deux étages), et 1100 m2 de toiture. Largement de quoi accumuler des provisions pour vivre en autarcie durant de longs mois, hommes et bêtes isolés par  la neige à 1100 mètres d'altitude.

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La toiture était couverte à l'origine de lauzes, remplacées maintenant par un peu d'ardoise, mais surtout par de la tôle et du fibrociment.

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Terminés en 1900, les bâtiments n'ont été utilisés par leurs propriétaires que durant une vingtaine d'années. J'imagine que, la première guerre mondiale faisant rage, les hommes sont partis mourir dans les tranchées boueuses, laissant aux femmes la charge trop lourde de l'exploitation.

Le domaine a été racheté par l' Etat en 1929. Depuis bientôt dix ans, une petite communauté de moines orthodoxes y est installée.

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La grange n'est pas seulement remarquable par ses dimensions : elle possède une magnifique charpente, en coque de bateau renversée, qui est progressivement restaurée.

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Personne à qui demander la permission ... allez, j'entre quand même !

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A l'étage inférieur, l'étable avec son sol pavé

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13 novembre 2009

Collection de papillons, du ramoneur à la zygène

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-  ramoneur  (odezia atrata)

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Aux alentours de la Godivelle, le 10 juin 2007

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A Laschamps, le 9 juin 2012 

- robert-le-diable

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A Courpière, sur des asters, le 19 octobre 2008

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Près de Saint-Georges-de-Mons, sur du lamier blanc, le 3 août 2008

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- satyre et mégère

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 Le satyre, c'est le mâle, et la femelle est bien sûr la mégère. Ici, à Narbonne le 25 juin 2009, c'est une mégère, car ses ailes antérieures n'ont pas la large bande sombre transversale qui caractérise le mâle.

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Sur la montagne de la Serre, le 17 juillet 2011, un mâle observe un couple en espérant participer, mais les opérations de rapprochement sont déjà bien engagées.  

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L'accouplement se pratique tête-bêche

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Le 21 mai 2014 au soir, une mégère se protège du vent sur un mur de ma maison, derrière un volet

a- souci et soufré 

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Les entomologistes distinguent le colias crocea (souci) et le colias hyale (soufré), ce qui ne nous facilite pas la tâche. En haut, à Saint-Bonnet le Bourg le 24 août 2008, c'est plutôt un soufré.

En bas, à Fontclairant le 4 octobre 2009, c'est un souci qui s'est fait piéger dans la toile d'une épeire diadème.

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A Six-Fours-les-Plages, le 4 juillet 2009, c'est nettement un soufré

 

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Ici, vu sous ses deux faces parce que trouvé mort sur un chemin 
à Saint-Alyre d'Arlanc le 23 septembre 2012, c'est un souci femelle

- sphinx du tilleul

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Cette chenille est au dernier stade de son évolution, avant la chrysalide. Découverte par Cathie le 1er août 2009 à Beaumont, elle n'était pas descendue d'un tilleul, mais d'un bouleau.

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- sphinx colibri ou moro sphinx ou sphinx du caille-lait

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Sur mes zinnias, le 26 août 2009-

- sylvain azuré

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A Capbreton le 30 juin 2011

- sylvandre

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Gergovie, le 5 juillet 2014

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Ponteix, le 6 juillet 2014

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- tabac d'Espagne

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Sur la montagne de la Serre, le 17 juillet 2011, une femelle 

P1040682Au pied du puy des Gouttes, le 14 août 2013, un mâle

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 - tircis

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En bordure de chemin, à Ceyrat, le 2 août 2010

- tristan

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Sur la montagne de la Serre, le 17 juillet 2011

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Saint-Genès Champespe, le 29 mai 2011.
Ce papillon fait partie de la famille des zygènes (voir plus bas).

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- vulcain

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Lui aussi est attiré par les zinnias, le 10 octobre 2009

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-

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le 30 septembre 2010

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- Yponomeute

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Protégées par leurs fils de soie, les chenilles ont consciencieusement dévoré
les jeunes feuilles d'un fusain, à Ceyrat le 11 mai 2014

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- Zygène de la filipendule

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La filipendule, c'est  une plante vivace proche de la reine-des-prés. Mais la zygène apprécie tout autant les chardons de la Tour d'Auvergne, et la lavande de mon jardin.

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22 juillet 2007

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22 juillet 2008

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Ne nous énervons pas, y'en aura pour tout le monde !

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Filipendule, c'est un joli nom, mais  je serais bien en peine d'identifier précisément les zygènes, car on en dénombre 800 espèces (seulement 35 pour la France, mais c'est encore trop). Ci-dessus, près du puy de la Vache le 13 juillet 2010, celle de gauche pourrait être la zygène de la coronille, et celle de droite la zygène pourpre ... sous toutes réserves !

 

Précédents :     De l'aurore à l'étoilée        Du fadet à la pudibonde


Nota : Les photos ajoutées aux miennes sont toutes issues de Wikimedia Commons, et  repérées par les lettres Wk (sauf le sphinx colibri, qui a été peint au début du XVIe siècle par Jean Bourdichon, pour Les Grandes Heures d'Anne de Bretagne)


(Complété le 6 juillet 2014)

20 octobre 2009

Collection de papillons, de l'aurore à l'étoilée

L' aurore, le ciel azuré, la nuit étoilée, n'est-ce pas poétique pour évoquer des papillons diurnes et nocturnes ? En fait, c'est le résultat d'un simple classement alphabétique, arrêté dans un premier temps à la lettre E. Cet ordre est purement aléatoire : je n'ai pas retenu le nom scientifique, mais l'appellation courante ... Or, en français, ces papillons ont toujours plusieurs noms, souvent dérivés des couleurs qu'ils arborent. Par ailleurs, j'ai pu commettre des erreurs d'identification ; n'hésitez pas à me les signaler !

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- agreste

Très énervant, il replie toujours ses ailes lorsqu'il se pose.

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Près du Boulou, le 15 juillet 2011

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Sur la montagne de la Serre, le 17 juillet 2011 

- amaryllis

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Ce papillon très commun, observé aux alentours de Nadaillat le 13 août 2008, peut facilement être identifié : le rond noir sur les ailes antérieures comporte deux points blancs, au lieu d'un seul chez les fadets ou les céphales.

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-

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IiIci, au Mont-Dore le 13 avril 2011, c'est un mâle,
reconnaissable à ses ailes antérieures à moitié orange

- azuré commun ou argus bleu, ou azuré de la bugrane

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A Mirefleurs, le 7 septembre 2008

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A Beaumont le 3 août 2010

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A Courgoul le 14 juin 2012

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 Ceyrat le 13 mai 2014, un mâle;

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- belle-dame

C'est un papillon migrateur, qui ne s'arrête pas régulièrement chez nous. Mais cette année, il a fait un passage très remarqué partout en France. Le 12 mai 2009, un petit groupe faisait halte sur mon lilas fleuri.

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- bombyx  à livrée

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Le 19 mai 2007, à Villossanges

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- bombyx de la ronce

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Le 11 novembre 2007, à Madriat

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- bombyx du chêne

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Le 13 août 2008, à Nadaillat

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Le 3 juin 2009, à Beaumont

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- bombyx disparate

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29 juillet 2008

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Chez moi, il reste isolé, et sa chenille se promène sans crainte.

 

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Le 13 juillet 2013, elle gambade

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Le 21 juillet, elle a été victime d'un prédateur qui n'a laissé que la tête

Mais dans le Var, certaines années, elle peut faire de gros dégâts :

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(Var Matin du 8 juillet 2009)

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- carte géographique

Ce papillon doit son nom aux rayures blanches visibles sur le dessous des ailes, qui peuvent faire penser à un réseau routier. Ici, à Mezel sur un chemil en bordure d'Allier le 1er juin 2010, il est sous sa forme printanière. 

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La génération de l'été a des couleurs différentes, où domine le noir :

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Toujours au bord de l'Allier, à Coudes le 22 juillet 2013

- citron

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A Picherande, le 31 juillet 2011

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Dans mon jardin, le 14 août 2012 

- crambus lathoniellus

Il n'a pas de nom familier, ce papillon à peine plus gros qu'une mite, qui volète près du sol lorsque les pas du promeneur le dérangent, sur les chemins bordant des prairies.

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Aurières, le 26 juillet 2011

- Cuivré de la verge d'or

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A Randanne, le 21 juillet 2012

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- découpure

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Une sorte de noctuelle, chez moi le 28 septembre 2008

- demi-deuil

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En haut, à Saint-Gervazy, le 27 juin 2008, puis près du puy de la Vache le 13 juillet 2010.  Et en bas, mais beaucoup plus bas sur la carte de France, près de Narbonne le 25 juin 2009.

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- écaille chinée

C'est un papillon de nuit qui butine le jour et adore les eupatoires, comme ici à Saint-Hérent, le 27 août 2006.

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4 août 2009
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A la maison, discrète mais souvent présente, l'écaille chinée prend ses aises, jusqu'à s'installer le 30 août 2009 sur un batik rapporté du Sénégal, dont les couleurs lui ressemblent tant qu'on a l'impression que le tableau attendait qu'elle vienne y apporter la touche finale, et n'en plus bouger : elle est venue mourir ici.

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- écaille pourprée

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Dans mon jardin elle ne montre que du jaune tacheté de noir. Mais parfois elle étend ses ailes ...

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... et laisse apparaître le rouge dans d'autres conditions que sèchement clouée sur une planche, je l'espère pour elle.

- écaille tigrée

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J'adore cette élégante qui m'a rendu visite le 6 juin 2007, en se plaquant à la fenêtre du salon (je l'avais déjà montrée).

- éphémère

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Ci-dessus, c'est à Narbonne, le 14 septembre 2007. Mais l'éphémère se risque aussi parfois à affronter les rigueurs du climat auvergnat :

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Sur une vitre de ma cuisine, le 11 juin 2012, après une journée de pluie

- étoilée  (orgyia antiqua)

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Le 15 août 2008, la chenille stationnait sur un muret. Déjà bien protégée par ses avertisseurs rouge vif, ses soies urticantes, et ses quatre brosses jaunes sur le dos, elle a montré son mécontentement en sécrétant une grosse goutte de liquide toxique.

Le papillon est moins remarquable, surtout la femelle qui n'a même pas d'ailes et reste quasiment immobile. Elle se borne à émettre des phéromones pour attirer les mâles, et ensuite pondre sur place des centaines d'oeufs. Voici l'accouplement :

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Suite : - Du fadet à la pudibonde  - Du ramoneur à la zygène


Nota : Les photos ajoutées aux miennes sont toutes issues de Wikimedia Commons, et repérées par les lettres Wk.            


(Complété le 13 mai 2014)

25 août 2009

La source de la Poix, pouah ?

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Un bitume qui ne provient pas de l'exploitation industrielle du pétrole, mais qui par des failles vient s'écouler naturellement à la surface de la terre, voilà une ressource qui, depuis la haute Antiquité, est utilisée pour étanchéifier navires et constructions. L'arche de Noë aurait été enduite du bitume de Judée ; les Egyptiens l'utilisaient pour la conservation des momies. Et les Olmèques, me direz-vous ? Et bien, lisez-donc l'article paru dans la revue qui fait autorité : "Bitume.Info" :

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(cliquer pour agrandir)

Pourquoi ce ton un tantinet professoral ? Mais tout simplement pour rappeler que, aux portes de Clermont, au flanc d'une légère éminence, une source unique en Europe continue de suinter, produisant vaillamment chaque jour depuis des millions d'années - bien longtemps avant l'apparition des volcans de la chaîne des Puys - son petit litre d' hydrocarbure.

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Autrefois, elle était célèbre ; puissants et savants voulaient la voir, et sentir, selon Henri Lecoq, son "horrible puanteur" (en réalité une odeur d'hydrogène sulfuré assez désagréable, mais tout-à-fait supportable de nos jours, pour quiconque a voyagé dans le couloir de la chimie au sud de Lyon). Elle est maintenant négligée,  entre autoroutes et aéroport : ces gloires du Roi Pétrole ne daigneraient pas jeter un regard sur une mauviette incapable de les alimenter en carburant. La source bénéficie néanmoins de la protection - pas très rapprochée pour ce que j'en ai vu - du CEPA (Conservatoire des Espaces et Paysages d'Auvergne).

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Côté ouest, c'est un domaine agricole.

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Des infiltrations de bitume remontant des profondeurs apparaissent également dans les roches du puy de Crouël et de la carrière de Gandaillat tout proches, et à Dallet, à quelques kilomètres, où une mine a été exploitée jusqu'en 1984.

Notre source occcupe une surface arrondie d'environ 1,50 m de diamètre, sur une quarantaine de centimètres de profondeur ; le bitume est épais et collant. J'y ai enfoncé un bâton.

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En bas, à gauche, un hérisson s'est trouvé piégé par la matière gluante

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Un ruisseau s'est formé sur une dizaine de mètres, sans que l'on perçoive un écoulement, tant le débit est faible et le produit visqueux ; la course lente se termine au bord du chemin, de façon peu glorieuse :

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La personne qui aurait perdu des vêtements dans un transport des Maîtres Déménageurs Auvergnats
peut venir les récupérer ici

A quelques mètres, un peu plus haut sur la butte, se trouve un menhir couché :

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Dernier usage : le bosquet sert discrètement de lieux d'aisance. Attention où vous mettez les pieds !


 

Mars 2010 - Mes observations sur l'état des lieux ne sont plus d'actualité : heureusement, le site a été nettoyé (voir les commentaires).

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C'est sûr, maintenant c'est beaucoup mieux ! (22 juin 2012)


 

Sources documentaires :

- CEPA :              la source bitumeuse de la Poix

- Planet-Terre :    ruisseau de bitume du puy de la Poix,    mine des Rois de Dallet

- TV8 Clermont :   reportage du 30 mars 2007

 


 

27 mars 2009

jardin zen (4)

Impatience

Le banc et la tortue sont maintenant en place :

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Des bulbes malmenés, oubliés, ont quand même refleuri.

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Des jeunes pousses sont apparues, sur les tiges d'osier , sur les rosiers ...

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Mousses et lichens  composent sur les rochers de l'île des tableaux fantastiques, paysages en miniature que seul le visiteur attentif peut apprécier.

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Les bourgeons du pêcher sont près d'éclater.

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Même l'érable pourpre annonce la couleur,

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mais il n'a pas déployé ses feuilles.

Ce n'est donc pas encore le moment de placer la lanterne, destinée à bien montrer qu'il s'agit d'un jardin "japonais" (accommodé à ma façon).


6 avril 2009

Pont de Menat

" Au fil de la Sioule "

      Guide Chamina   "Combrailles, Cher et Sioule",    n° 72            
Durée 3 heures, départ  au terrain de camping situé après le pont    

 

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Peut-être romain avant d'être roman,  ce pont fut  pendant très longtemps le seul passage sur la Sioule sur une trentaine de kilomètres, depuis Ebreuil jusqu'à Châteauneuf. Aujourd'hui, nous avons pu le franchir sans qu'un hallebardier vienne nous contrôler, et sans même nous acquitter d'un péage.

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Nous longeons la rivière :

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Là, c'était en automne

Nous ne tardons pas à retrouver la silhouette menaçante de Château Rocher, qui observe nos mouvements : nous sommes forcément suspects, puisque nous avons quitté les terres du château pour rejoindre celles des moines de l'abbaye de Menat.
Et sur ce sentier de pêcheurs, pas question de prendre la moindre truitelle, car en amont du pont, les droits appartiennent au seigneur, même sur la rive gauche !

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Nous remontons vers Biesse, puis Vendoges.

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Croix à Biesse

Plus loin, le village de Menat apparaît :

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Et pourquoi les vaches paissent-elles toutes dans le même sens ?
Est-ce bien le nord qu'elles indiquent ?
J'en doute, mais je n'avais pas de boussole pour valider l'expérience

En fin de parcours, à Navoirat, un belvédère offre une vue sur le méandre de Rochocol :

 

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En suivant la crête, on remarque la silhouette de Château Rocher

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Croix à Navoirat

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13 mai 2007

La cramaillotte

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En montagne, il n'est pas trop tard pour récolter des fleurs de pissenlits, et en faire une délicieuse confiture. Ici, c'est à Randanne, non loin de la route menant au Mont-Dore par le lac de Guéry, le 10 mai.

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Il y a environ 25 ans, mon employeur m'avait abonné au journal  "La France Agricole",  pour y glaner des renseignements sur le monde paysan. Cela s'est révélé très utile, puisque j'y ai découpé cette recette que j'utilise toujours :

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Le plus fastidieux, c'est de retirer proprement les pétales.

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Et voilà le résultat !

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(ce sont de petits pots)

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3 février 2009

Jardin zen (2)

L'île

Avec de la terre amoureusement moulée à la main, des pierres minutieusement choisies, un patchwork de mousses délicatement  plaquées, mon île est née, et me donne envie de chanter !

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Sous tous les angles

Une île, entre le ciel et l'eau
Une île sans hommes ni bateaux
Inculte, un peu comme une insulte
Sauvage, sans espoir de voyage
Une île, une île, entre le ciel et l'eau
(1)

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Une île
Une île au large de l'amour
Posée sur l'autel de la mer
Satin couché sur le velours
Une île
Chaude comme la tendresse
Espérante comme un désert
Qu'un nuage de pluie caresse
(2)

C'est bien là le problème, cette pluie qui perturbe mes travaux, au moment où, trépignant d'impatience, je voudrais mettre en forme mes idées !

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Et après la caresse du poète, la voici  maintenant qui s'endort sous un drap blanc... L'entreprise a mis son ouvrier au chômage.

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(1) "Une île",  de Serge Lama

(2) "Une île",  de Jacques Brel


19 janvier 2009

Jardin zen (1)

La révélation

L'idée m'est venue un jour, alors que je regardais ma pelouse malingre, envahie par les mousses, chardons et diverses mauvaises herbes : il me fallait établir là un jardin d'inspiration orientale ; tout ce que j'avais fait jusqu'à présent m'y conduisait, c'était une évidence.

Dernièrement, j'avais vu des photos de jardins secs japonais, d'une beauté très épurée. Ce sont peut-être ces images qui ont provoqué le déclic.

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(source : Wikimedia commons)

La mince couche de neige qui recouvrait le terrain gelé m'offrait la possibilité de dessiner le projet qui, à mes yeux, s'adaptait parfaitement.

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Encadrant la future entrée, un cryptomeria japonica à gauche, et un lilas à petites feuilles à droite. Au centre, un pêcher qui, miné par la cloque, est resté chétif. Au fond, un petit massif de bambous. Le terrain est bordé à droite par une haie d'arbustes qui se sont diversement développés.

De plus, je dispose déjà de végétaux prêts à m'aider :

- de l'osier et des bambous pour réaliser de petites haies,

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-des plants de lonicera nitida, et une santoline ébouriffée, qui ne demandent qu'à être déplacés.

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Je possède aussi un magnifique bateau de pierre bien ventru. Il ne sert aujourd'hui qu'à consolider un talus, alors qu'il est prêt à voguer, chargé de trésors, avec à son bord les sept divinités de la Fortune.

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source photo
                                                                                                 

Elles m'apporteraient longévité, chance, popularité, candeur, magnanimité, dignité et gentillesse (à supposer, bien sûr, que je manque de tout cela).

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(image copiée ICI)

Hélas, je crois la nef trop grosse pour s'intégrer harmonieusement à mon paysage.

Sur le papier, l'ensemble est à mon goût :

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Et alors que je prends plaisir à sculpter les allées dans la terre gelée, je constate que sur le terrain, tout concorde  :

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Il me faudrait maintenant bêcher les plates-bandes, mais je dois attendre le dégel. Je vais d'abord rechercher des pierres pour l'île, et des pavés pour les bordures.


1 juin 2008

Deux petits merles

J'avais repéré dans la haie de thuyas un nid avec deux petits merles  :

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Quatre jours plus tard, ils me jetaient un regard intéressé :

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Le jour suivant, il n'en restait plus qu'un :

 

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L'autre avait sauté à terre. Perché à trente centimètres au-dessus du sol, il ne paraissait guère capable de voler. Il m'observait, attendant sans doute que je lui donne la becquée :

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Il suivait mes déplacements du regard :

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Lorsque j'ai voulu le replacer dans le nid, craignant qu'il soit attaqué par les chats,  il s'est enfui sous la haie.  Mais sa mère, qui apprécie beaucoup mes fraises, n'était pas loin.

Le lendemain matin, le second avait lui aussi disparu.

  

Ne sachant si tout cela était normal, je me suis documenté, et Wikipedia m'a dit :

- la femelle pond de deux à six oeufs,

- les petits quittent le nid très tôt, en moyenne au bout de 13 jours, avant de savoir voler,

- ils se laissent tomber en voletant, et vont se mettre à couvert à proximité,

- ils seront encore nourris par leurs parents pendant trois semaines après le départ du nid et suivront les adultes, mendiant de la nourriture,

- les jeunes finissent par prendre leur indépendance et s'envoler, toujours de leur propre chef : ils ne sont jamais chassés par leurs parents.

Je serais presque rassuré, mais on m'indique aussi :

"leur principal prédateur est le chat domestique"

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A François, aussi démuni que l'oisillon tombé du nid


 

4 septembre 2007

Jolies bestioles

 

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D'abord, j'ai vu la scutigère dans l'escalier qui mène à la cave. J'ignorais son nom, mais après l'avoir photographiée, j'ai pu l'identifier et étudier ses moeurs. Les insectes doivent être nombreux dans la maison, puisqu'ils constituent sa nourriture. Jusqu'à présent, je n'avais remarqué que ceux qui m'importunaient : mouches, guêpes, mites, ou araignées.

En ouvrant un peu plus les yeux, j'ai repéré les papillons de nuit, qui se collent aux vitres, attirés par la lumière à l'intérieur. J'aime bien le col de fourrure de l'écaille tigrée, et les plumes du ptérophore blanc.

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Beaucoup d'autres me restent  inconnus, comme celui-ci, tout petit...

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... ou ceux-là, qui ne figurent pas dans mon guide :

 

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En revanche, je connais très bien le sphinx du troène, car dans l'école où elle venait de terminer ses études, Isabelle avait reçu un cadeau original : non pas un vulgaire porte-clés, mais la véritable chrysalide bien vivante, de ce papillon qui après plusieurs mois de repos devait au prochain printemps déployer ses ailes. J'ai été chargé de prodiguer à la bébête les soins prescrits par la fiche d'élevage qui avait été judicieusement jointe, et lorsque je la réchauffais dans ma main, elle me remerciait en remuant la queue ou, plus exactement, son extrémité  abdomino-ventrale articulée.

chrysalide

 

J'avais préparé une cage pour ne pas rater l'éclosion, mais l'événement ne s'est pas produit : le printemps venu, la chrysalide a simplement cessé de se tortiller, et elle est devenue légère, légère...

A cette époque, ce sont les tipules, ou cousins, qui nous ont rendu visite.

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En Angleterre, on les appelle "Papa aux longues jambes" (Daddy long legs), c'est joli !

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Quelquefois, un grillon (plus petit que celui-ci qui est un grillon des champs) pénètre dans la cuisine.

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C'est une femelle, car elle possède à l'arrière un instrument ("oviduc", ou "ovipositeur"), qui lui permet de creuser le sol et d'y déposer ses oeufs

Sur la terrasse, c'est la femelle ver luisant qui plusieurs soirs a allumé ses phares pour attirer les mâles.

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Au jardin, dans le lilas fleuri, j'ai observé l'araignée-crabe.

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En août, les abeilles ont bien apprécié les figues.

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Je n'ai pas voulu photographier les gendarmes (ou suisses) qui abondent, mais dans les mêmes tons avec un dessin différent, j'ai trouvé cet insecte, à peine plus petit :

 

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Il m'a fallu du temps pour découvrir, grâce aux pages entomologiques d'André Lequet , qu'il s'agit toujours du gendarme, mais sous la forme d'une larve âgée, au stade pré-imaginal.

Sur une feuille de haricot, le clairon des abeilles, tout poilu, prenait la pose :

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Il porte ce nom car sa larve s'introduit dans les nids des abeilles et se nourrit de leur contenu.

Dernièrement, j'ai surpris cette sorte de punaise, longue d'environ 15 mm, au milieu des noisettes que je venais de récolter. Je n'ai pas trouvé son nom.

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En balade, j'ai rencontré (parmi d'autres) un carabe doré à Villossanges, un bousier à Olloix, un cercope rouge sang à Sermentizon :

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A Douharesse, sur la PR des roches Tuilière et Sanadoire, c'est, me semble-t-il , un carabe embrouillé (carabus  intricatus) qui s'enfuit :

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Et en vacances, à Port-Vendres, cette grosse épeire a voulu me barrer le chemin :

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A la maison, beaucoup plus jolie, une véritable épeire diadème était recroquevillée, comme morte, avant qu'elle parte à toutes jambes :

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Pas de panique, ce n'est qu'une petite femelle, dont l'abdomen ne dépasse pas 10 mm : c'est ce que disent les gros mâles, qui après la copulation se sauvent très vite, de peur d'être bouffés !

 

*

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23 novembre 2006

Gergovie

Le vent souffle toujours très fort sur ce plateau au sud de Clermont. Le lieu accueille d'ailleurs tous les ans une manifestation consacrée aux cerfs-volants : "Cervolix".

Des fouilles sont en cours, qui tendraient à prouver que c'est bien là que s'est déroulée la bataille décrite par Jules César dans "la Guerre des Gaules" (gergovie.free.fr). Mais d'autres chercheurs prétendent, reconstitution complète à l'appui, qu'elle a eu lieu de l'autre côté de l'agglomération, sur le site des côtes de Clermont (gergovie.fr). La question est étudiée en détail dans un article de Wikipédia : "siège de Gergovie" (1)

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L'arc-en-ciel désigne le site des tenants des côtes de Clermont, qui n'hésitent pas à proclamer qu'ici nous ne sommes pas à Gergovie, mais à ... Merdogne. Merdre alors !

Ce qui m'a surpris ce jour-là, ce sont les statues installées en plusieurs endroits. Je connaissais déjà les rails tordus d'Yves Guérin : l'année dernière, le maire de Beaumont en avait installé en divers endroits de la ville, et c'était loin d'être convaincant. L'aspect artistique avait échappé à la majorité des citoyens, qui s'étaient surtout inquiétés de voir ces échafaudages, non protégés, s'écrouler sur la tête de leurs enfants, ou leur tranmettre le tétanos.

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La première composition rencontrée ne m'a guère plus intéressé : j'ai trouvé que le tronc mort tout proche était plus évocateur.

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Mais j'ai découvert l'ensemble intitulé "Danse Macabre", et j'ai été séduit. Je les ai vus, ou imaginés, ces êtres démembrés, agités de soubresauts au gré des stridulations angoissantes d'un orchestre invisible, saisissant les vivants au hasard de leur marche aveugle, tout en offrant leurs os noirs à l'étrange lumière qui tour à tour éclatait et se voilait.

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"En ce miroir chacun peut lire
Que lui convient ainsi danser.
Sage est celui qui bien s'y mire
Le mort le vif fait avancer :
Tu vois les plus grands commencer
Car il n'est nul que mort ne fière (frappe)
C'est piteuse chose y penser
Tout est forgé d'une matière."
   
  (voir ICI )

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fragment de la fresque de la Danse Macabre, dans l'église abbatiale de la Chaise-Dieu

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PS :  Je croyais l'installation définitive, mais le journal "La Montagne" du 30 décembre 2006 annonce que l'exposition cessera fin janvier 2007. Dommage ! Je trouve qu'elle valorisait le site, certainement plus que le monument érigé à la gloire de Vercingétorix, dont le seul mérite est d'être visible de loin.

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*

(1)- Et pour clarifier les choses, il existe maintenant une troisième possibilité, présentée ici avec force détails, car des fouilles ont démontré que le plateau de Corent était le siège d'une grande ville (voir Corent, ville gauloise).

- Complété le 18 janvier 2011


5 mars 2014

Les rochers de Rufino

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Sur des blocs rocheux dans la pente dominant la rive gauche de la Morge, j’ai découvert les rochers de Rufino.

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J’y ai vu plusieurs belles femmes élancées, nues, aux formes sensuelles, tandis qu’une autre, couchée en position fœtale, se cachait désespérément le visage …

Et  des têtes humaines, sereines ou hiératiques …

Et, d’une facture moins maîtrisée, des animaux : une colombe de la paix gravant des signes  avec son bec sur un livre ouvert, et une bête étrange qui  porte une carapace, mais paraît dotée aussi de poils et de griffes, décrite comme une grenouille …

Et, à moitié gravés, des messages. L’un est à peine lisible, l’autre est touchant mais assez mièvre : « Accepte-moi pour ce que je suis  Pas pour ce que j’ai  Je t’aime  » …

Et une scène évocatrice, caractérisée par un personnage doté d’un pénis en érection disproportionné. Et c’est là le problème …

Car je n’ai pas jugé utile de cacher cet aspect de l’œuvre, et en représailles l’association qui gravite autour du sculpteur m’a interdit de publier mes photos. Procédant par invectives, procès d'intention et menaces, elle a également tenté de me faire taire, sans grand souci de la liberté d’expression.

L’ensemble de sculptures est présenté officiellement comme un « hommage rendu aux personnes qui souffrent de maladies et de discriminations ». Pour faire bonne mesure, la notion de tolérance (mais oui !) y est ajoutée : tout cela est très honorable. Néanmoins, j’ai personnellement  le plus grand mal à établir le lien entre cet habillage, et la réalité d’une scène à caractère explicitement sexuel, qui vraisemblablement n'est que l'expression des fantasmes du sculpteur.

Mais Alvarez Rufino lui-même n’assume pas et se dit « perturbé » par la simple description de ses créations. Le symbole phallique n’est pourtant pas nouveau, ni tabou. Dans une démarche ambiguë, l’artiste a d’ailleurs posé pour le journal  La Montagne, la main gauche s'appuyant fièrement sur l’objet du litige :

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Source : http://www.lamontagne.fr/auvergne/actualite/departement/puy-de-dome/riom/2012/09/11/lartiste-reve-de-faire-naitre-un-parc-sculpte-en-pleine-nature_1263821.html

L’œuvre est bien intéressante à observer. Il suffit, si vous avez de jeunes enfants, de vous préparer à leur répondre sans gêne, lorsqu’ils vous questionneront à propos de ce membre qu’il faudrait ignorer, alors qu’il est si ardemment dressé.

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Illustrations :

1- Lingam au sanctuaire de Mỹ Sơn

2- prospectus

3- satyre puant ou phalle impudique

Lien : http://lesrochersderufino.wix.com/sculpteur-63440

 


 

10 juillet 2011

Huguette en goguette

 

 


La nuit tombe. Huguette a plongé, puis nagé en écartant sans ménagement les tiges de nénuphar. Elle s'apprête à aborder.

 

Elle fait d''abord une pause sur la margelle, le temps de s'assurer que le trajet est sans danger.

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Arrivée sur la terrasse, un accès de timidité la pousse à se réfugier sous une petite table.

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Après mûre réflexion, elle se lance en terrain découvert, avec assurance.

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D'abord réservée, elle finit par prendre goût au statut de star, et et fait volontiers face au flash du photographe.

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Mais pour continuer son chemin, elle attend que je sois parti. Je ne saurai pas où elle va passer la nuit.


 

 

11 janvier 2011

Corent, ville gauloise

Nous arrivons sur un large plateau occupé par un terrain de sport, des cultures, une légère dépression qui ne mérite plus son nom de "lac",

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et le mamelon boisé formé par le puy de Corent (621 m).

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On remarque aussi des vestiges de construction, mais aucun être humain n'habite sur le plateau.

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Mais voici une parcelle de terrain curieusement décorée : des quilles, des poteaux pour jouer à cache-cache ?

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Nullement, c'est tout autre chose : nous sommes sur l'emplacement d'une ville d'au moins 10 000 habitants, d'abord gauloise puis gallo-romaine. Nous arrivons sur la grand-place, devant le sanctuaire :

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Ces aménagements évoquent donc, après plusieurs années de fouilles, les découvertes faites ici. Le sanctuaire gaulois est un lieu de culte délimité par un mur fait de bois et torchis, comportant des enclos, des fosses, et tout autour une galerie couverte soutenue par des colonnes en bois.
L'espace est destiné au sacrifice d'animaux - ici, principalement des moutons - dont les bas morceaux seront offerts aux dieux, tandis que les hommes  dégusteront les gigots, le tout (la fosse des dieux comme le gosier des participants) copieusement arrosé de bon vin d'Italie.
Les amphores sont conservées sur place, ainsi que les os soigneusement triés après pourrissement des chairs ; des crânes de bêtes sacrifiées sont fixés sur les poteaux de la galerie, face à l'entrée.

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Il est maintenant possible de visiter (virtuellement) le sanctuaire tel qu'il se présentait, juste avant la conquête romaine : ici.

*

Vue vers le sud

Vue vers le nord

 


(1) - Image tirée de cette affiche  affiche pour l'exposition consacrée à la ville gauloise de Corent, au musée de la Céramique de Lezoux.

(2)- Images provenant du site traitant des fouilles de Corent : LUERN.

 


 

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