24 mars 2010

Brassac sans les mines

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L'exploitation des mines s'est arrêtée définitivement à l'été 1978.  Sur la vingtaine de chevalements du bassin houiller de Brassac-La Combelle, celui de Bayard fut  le dernier à rester en service. Il  s'élève à une hauteur de 34 mètres, et permettait d'atteindre des galeries à 530 mètres sous terre. Conservé et restauré, il ne fait maintenant que signaler  la présence du musée de la mine, créé dans le bâtiment voisin qui abritait la machinerie.

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Ici les ouvriers prenaient l'ascenseur, après s'être équipés à la lampisterie
(c'est le bâtiment que l'on aperçoit au fond)

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La cage d'ascenseur, à deux étages, pouvait transporter trois de ces wagonnets (appelés berlines)

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En cette saison, le musée est fermé. Mais lors de mon passage, les employés municipaux qui y travaillaient m'ont autorisé à jeter un rapide coup d'oeil à l'intérieur.

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Evocation de la "salle des pendus"

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En ville, en rejoignant les bords de l'Allier, je remarque cette fontaine à l'impressionnante sculpture créée par les élèves de l'école d'architecture de Volvic.

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Un peu plus loin, des arbres abattus ont été remplacés par des animaux taillés dans le bois.

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A côté, un parc clos accueille des chèvres naines, et un émeu ébouriffé qui s'intéresse beaucoup à moi, à moins qu'il veuille seulement manger mon appareil photo.

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Une promenade longe l'Allier et conduit au quai où, sur les sapinières, on embarquait le charbon. Il voguait ensuite - sauf accident de parcours -  pendant près de trois semaines pour atteindre Paris.

Après déchargement de la marchandise, le bateau était démoli et vendu comme bois de chauffage.

Tandis que la plupart des mariniers rentraient à pied au pays, quelques-uns s'installaient sur place pour vendre au détail sous la fameuse enseigne "Vins Bois Charbons", rejoignant ainsi la communauté des bougnats originaires de l'Aveyron.

La navigation se poursuivit durant deux siècles, depuis l'ouverture du canal de Briare en 1642 jusqu'à la concurrence fatale du chemin de fer, qui circula à partir de 1855.

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En 1841, 55000 tonnes de charbon transitaient par ce quai
(soit le chargement de plus de 2000 bateaux)

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Aucun risque de crue dans l'immédiat (la jauge est graduée jusqu'à 4 mètres),
mais impossible de faire naviguer une sapinière, malgré un tirant d'eau à pleine charge de seulement 70 cm

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Les rues de la partie basse de la ville (Brassaget) portent des noms qui rappellent l'activité marinière. Dans cette niche, c'est Saint Nicolas, patron des marins, qui est représenté.

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Cette jolie publicité, je l'ai trouvée sur le site de
l'association de sauvegarde des chevalements Les Graves- Bayard,
qui comporte, comme il se doit, une mine de renseignements


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08 février 2010

Orcival

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La basilique d'Orcival est en réfection jusqu'au mois de novembre 2010 : les échafaudages cachent toute la façade est (le choeur et les chapelles rayonnantes). Mais le beau soleil d'hiver met en relief les ornements du côté sud.

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Cette photo a été prise en février 2006

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J'ai saisi quelques détails des ferrures du XIIe siècle qui maintiennent les massives portes de bois.

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L'église est parfois nommée Notre-Dame des Fers, car on y priait la Vierge pour aider au retour des prisonniers de guerre. Les boulets et les chaînes auraient été apportés, en remerciement, par des captifs après leur libération.

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Un homme enchaîné, aux pieds de la Vierge à l'Enfant (XVIe siècle), la supplie de le libérer.

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Ne pouvant entrer immédiatement dans l'église (elle est fermée entre 12 h 30 et 14 heures), j'ai suivi le chemin de croix.

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J'ai ensuite continué dans la montée, en suivant les panneaux indiquant la direction de la Roche branlante, distante d'environ quatre kilomètres. Mais ayant fait demi-tour avant de l'atteindre, je ne l'ai pas vue dans son décor enneigé.

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La voici en août 2006

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En revanche, j'ai profité de la vue étendue, surtout vers l'est sur la chaîne des puys.

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De retour à Orcival, j'ai visité l'intérieur de la basilique.

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Habituellement, le choeur est très lumineux, comme sur la photo ci-dessous prise en décembre 2007. Mais du fait des travaux, les vitraux sont en grande partie occultés et l'effet est beaucoup moins sensible.

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La Vierge en majesté est vénérée depuis le XIIe siècle. La procession de l'Ascension rassemble encore de nos jours une foule de fidèles, et peut-être autant de curieux (1) .

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(la barre verticale, c'est l'arête de la cage de verre placée pour protéger la statue)

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Parmi les chapiteaux ouvragés, on remarque particulièrement le "Fol dives", le fou de richesses : la lourde bourse qui se confond avec son ventre ne lui permet pas d'élever son âme.

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Sous le choeur se trouve la crypte, où les croyants se recueillent, devant la colombe symbolisant le Christ ressuscité.

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(1) - compte-rendu du journal "La Montagne" du vendredi 14 mai 2010 :

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01 février 2010

Les forts de la Sauvetat

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Nous sommes encore au Moyen-Âge. Le chemin qui me conduit vers la Méditerranée est peu sûr, car cette guerre interminable - Cent Ans ! - a jeté dans la campagne des bandes incontrôlées de mercenaires. Mais me voici rassuré, car je franchis la limite nord de la sauveté. Elle est marquée par une croix qui me paraît récente, car sur son socle octogonal est inscrite cette date " AN MIL CCCCXXXVI ".

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Mais oui, c'est bien ça, 1436 !

Il y a donc déjà plus de deux cents ans que cette terre qui fut marécageuse a été assainie par les chevaliers Hospitaliers. C'est un ordre religieux à vocation guerrière mais aussi charitable, qui sera plus tard connu sous le nom d'ordre de Malte.

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(source : http://www.fanfares.chwww.fanfares.ch/ordotempliordotempli/malte.htm)

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A l'ouest, c'est à la croix Saint-Jean que s'arrête la protection de l'Église. Serais-je un criminel en fuite, je pourrais bénéficier du droit d'asile, et m'installer en toute impunité dans l'un des forts ou loges construits à l'intérieur de l'enceinte. Simple pèlerin fatigué, je sais que les moines-soldats dépendant de la commanderie d'Olloix m'accorderont bonne couche et pitance, et s'attacheront à guérir mes maux.

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J'approche de la deuxième enceinte, dont la construction fut ordonnée par le prieur d' Auvergne Odon de Montaigu au début de cette période troublée. Du tombeau du saint homme, dans l'église d'Olloix, il ne restera bientôt que le gisant.

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Odon de Montaigu est aussi connu sous le nom de Saint Gouérand

Passé le donjon, je vais me présenter à la première enceinte, et marcher dans les ruelles étroites.

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Des langues fielleuses prétendent que la ville est un repaire de brigands, mais ce ne sont que balivernes. Les gens sont libres et propriétaires de leurs forts ; ils cultivent la vigne pour le compte de la Commanderie. Quand la paix sera revenue, ils construiront hors les remparts de typiques maisons de vigneron, avec un escalier extérieur protégé par un auvent. Puis, sur la plaine fertile, ils abandonneront la vigne au profit de la culture des céréales.

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Un peu en dehors du village, un lavoir est aménagé sur la rivière le Charlet. Il me faudra trouver une bonne dame qui acceptera d'y nettoyer mes vieilles hardes maltraitées par un long voyage.

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Me voici devant la chapelle, dont la porte est close, ce que je ne puis comprendre en notre temps d'ardente ferveur religieuse. J'avais pourtant grande envie d'admirer la Vierge au regard fascinant, offerte par le Grand prieur Odon en l'an 1319.

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(source : sites et patrimoines)

Me serais-je trompé d'époque ? Il est vrai que je suis un peu devin : je pressens que dans quelques siècles, on construira une nouvelle église sans grâce, maladroitement accolée à l'édifice roman.

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Je devine aussi que les temps modernes apporteront quelques curiosités, appelées à leur tour à se dégrader : une éolienne flanquée de réservoirs, destinée à alimenter en eau potable un immeuble voisin, ou un pigeonnier baroque.

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19 janvier 2010

Le garou de Buron

 

 

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C'était un seigneur violent, vicieux, violeur. Il ne craignait ni Dieu ni Diable, et massacrait avec délice les pauvres gens qui se trouvaient sur son passage. Ivre de sang, il ne rentrait à son château, un sombre fort faisant corps avec l'éperon de basalte dont il était construit, que pour s'y livrer à la débauche. Au pied de la butte, les maisons paysannes s'étaient peureusement resserrées, et personne n'osait évoquer, même à voix basse, le nom de celui qui terrorisait la population. Longtemps après sa disparition, il suffisait de citer son surnom, "le Garou", pour que chacun soit à nouveau envahi par les frissons de la terreur.

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Ce soir-là, il se restaurait dans son repaire, entouré d'une joyeuse bande de soudards. La journée s'était déroulée de bonne manière : pillage d'un monastère, après l'assassinat de tous les moines. Certains d'entre eux avaient même pleuré et imploré grâce, ce qui, pour être habituel, était d'autant plus plaisant dans un lieu sacré. Pourtant, le Garou ressentait comme un malaise.

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Et la foudre se déclencha, embrasant le château dans le vacarme effrayant du tonnerre. Le Garou a-t-il vu la colère de Dieu, qui pourtant n'a pas l'habitude de se déranger pour des turpitudes aussi ordinaires, ou bien la joie du Diable impatient d'accueillir cette excellente recrue ? Toujours est-il qu'il s'enfuit, suivi de sa troupe épouvantée, et qu'on ne le revit plus.

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Le château abandonné ne menace aujourd'hui que les rares visiteurs qui osent affronter les ronces dont il se pare.

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Vue du massif du Sancy jusqu'au puy de Dôme, avec au centre le donjon de Montpeyroux
(cliquer pour agrandir)

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Un pèlerinage dédié à N-D de Buron a lieu tous les ans, le troisième dimanche de septembre.
La petite église est surmontée d'une cloche du XIVe siècle, dite "la Montauronne"
(classée monument historique) qui provient de l'abbaye du Bouchet.

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Les illustrations de la légende du sanguinaire sire Robert sont la reproduction de peintures du plafond de l'église de Buron. Sur les murs sont également peints des portraits dont j'ai fait ici une frise.

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04 décembre 2009

Coudes

Au fil de l’ Allier

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C'est un village malchanceux, dominé d'un côté par le donjon de Montpeyroux, et déchiré de l'autre par l'autoroute. On comprend mal aujourd'hui comment les autorités ont pu oser choisir un tel trajet, qui comporte un toboggan géant construit délibérément au-dessus des maisons. Et ça uniquement pour permettre à la route de serpenter dangereusement jusqu'à Issoire, à l'étroit entre un cours d'eau capricieux capable de l'inonder, et une falaise qui, ébréchée pour les besoins de la cause, est sujette aux éboulements.

Malgré tout, le centre ancien de Coudes, blotti au confluent de la couze Chambon et de l'Allier, échappe au bruit de fond des automobiles. Il conserve son harmonieuse architecture de village vigneron, et la promenade au bord de l'eau est plaisante.

 

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Le pont gothique (XIVe siècle) sur la couze Chambon...

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...doté d'un panneau Michelin (plus récent) qui ravit les amateurs

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Ici, la couze Chambon rejoint l'Allier

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Au carrefour, il faut respecter les règles de priorité

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Le pont suspendu, construit en 1846, détruit par les Allemands en 1944 et reconstruit après la guerre, n'est plus autorisé aux voitures.

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source :
Notrefamille.com

Supplanté par un ouvrage moderne inauguré en 1976, il a perdu maintenant une grande partie de son utilité. Mais il est bien entretenu et reste beau.

 

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Points d'attache

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Points de suspension

L'eau de la source ferrugineuse est gracieusement mise à notre disposition :

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Un petit canal (que l'on appelle ici béal), longe la couze Chambon jusqu'au coeur du village et alimente les jardins alentour.

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Quelqu'un a dû déranger les pigeons

Le sentier, après être passé sous l'autoroute, continue à longer le béal jusqu'à la dérivation.

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J'ai appris que le mécanisme de réglage des vannes avait pour nom une martelière

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Au sud, des habitations se construisent sur le coteau, pourtant exposé au bruit obsédant dont j'ai déjà parlé.

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Encore quelques pas, et Coudes ne sera plus visible. A l'est, c'est Buron qui apparaît, au pied de sa forteresse moyenâgeuse détruite par un incendie au XVIIIe siècle.

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01 décembre 2009

Matin d'été à Pont-du-Château

Au fil de l’ Allier

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Je vais maintenant explorer les rives de l'Allier, qui coupe tout le Puy-de-Dôme en  descendant plein nord (avec divers méandres) jusqu'aux environs de Nevers, au bec d'Allier, pour rejoindre la Loire. Chamina a bien balisé le chemin, avec son guide justement intitulé " Au fil de l'Allier ", qui nous conduit de Vieille-Brioude, dans la Haute-Loire, à Billy, dans le département de l'Allier.

A peu près à mi-distance, voici Pont-du-Château, qui fut un port important, quand les sapinières convoyaient vers Paris du bois, du papier, du vin, des fruits, du chanvre, de la pierre de Volvic, et surtout le charbon de Brassac-les-Mines. La ville a créé le musée de la batellerie, qui évoque cette époque.

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Une rampe couverte de galets conduit au port d'amont

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Les quais du port d'amont, et le château construit au XVIIe siècle

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Maintenant, le château est devenu mairie

La rivière peut être violente : les crues ont emporté tous les ponts, jusqu'à ce que l'architecte Régemortes édifie, entre 1765 et 1773, l'actuel pont de pierre.

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Mais en ce matin du 19 août, l'Allier coule sereinement. En amont du pont, on se promène sous le soleil déjà chaud, on pêche ou fait trempette, au long des berges joliment aménagées.

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Les ablettes ne sont pas sauvages

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Même la rive gauche offre une belle vue sur l'église Sainte-Martine, grâce au coude que forme la rivière

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L'église a été construite à partir du XIIe siècle. Surmontant un ensemble en arkose, son clocher foncé surprend : c'est qu'après avoir été détruit en 1793 sur ordre de "l'infâme Couthon", il a été reconstruit à l'identique, mais en pierre de Volvic.

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Les deux sarcophages adossés à la façade sud proviennent
d'un site religieux plus ancien, sur lequel l'église a été bâtie

Outre le pont, une passerelle permet aux piétons et deux-roues de traverser.

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En aval, la rivière ne tarde pas à reprendre son aspect naturel.

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La salicaire

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La jussie à fleurs jaunes, jolie mais envahissante


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27 janvier 2009

Autour de Saint-Ours


Guide
Chamina  "Chaîne des Puys"
N° 20  : Saint-Ours-les-Roches

Par chance, alors que la balade de trois heures comporte beaucoup de route, une mince couche de neige embellit aujourd'hui le goudron.

Nous allons traverser cinq hameaux, où  le petit patrimoine abonde : fontaines, abreuvoirs, fours à pain...

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Fontaine à Villelongue

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A La Gravière, l'abreuvoir est surmonté d'une Marianne. Derrière, le four à pain est extérieurement assez délabré, mais semble avoir fonctionné récemment.

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Quelques Aubrac aux doux yeux maquillés profitent du soleil généreux et de l'herbe rare ; les poules ne sont pas visibles, mais elles continuent à pondre malgré le froid.

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Un vieux tracteur a rendu l'âme au bord de la route, tandis qu'une batteuse qui me rappelle mon enfance dort dans un hangar.

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Plus moderne, cette étrange cafetière trône au coeur d'un village :

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Les habitants ne manquent pas d'idées en matière de décoration :

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Comme d'habitude, chaque carrefour a sa croix, parfois un peu cachée par les branchages.

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la croix Caquet                            Le Vauriat

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Le Bouchet

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La Gravière

La chaîne des puys est toute proche, et après Villelongue la vue s'étend à l'ouest jusqu'au massif du Sancy. L'autoroute récente a su rester relativement discrète dans le paysage.

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Le puy de Louchadière

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J'ai comme l'impression que des marcheurs nous ont précédés

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Sous l'autoroute

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Le puy de Côme se met en avant mais ne peut masquer totalement le puy de Dôme

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L'autoroute et le viaduc de Pontgibaud

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Petit pont sur le ruisseau de Villelongue

  

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04 novembre 2008

Profusion de croix à Avèze

Guide Chamina  "Massif du Sancy et Artense", n° 38

Avez-vous vu ma collection de croix, dans les albums photos ?  Autour d' Avèze, j'ai trouvé de quoi l'enrichir,  car elles sont nombreuses et variées.

D'abord une grande croix sur la place de l'Église, une petite croix vingt mètres plus loin, et dès la sortie du village, celle-ci :

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Allez vous deux, debout, la balade ne fait que commencer !

La descente vers le ruisseau de Plantades est assez raide, la montée sur l'autre versant l'est tout autant.

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Une croix solitaire, plantée au bord d'un chemin creux entre bois et prés, se présente :

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Le hameau des Plantades se doit d'avoir sa croix, bien brillante :

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Ardot a aussi sa croix mais - Dieu me pardonne - je ne l'ai pas trouvée assez belle pour la prendre en photo. C'est une source joliment décorée qui a attiré mon attention :

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La Fonfreda

A Cheminade,  nous avons rencontré un paysan maussade sur son tracteur, des chiens de ferme hargneux, et un troupeau de vaches apeurées. Ce passage un peu agité ne m'a pas permis de repérer une croix. Mais un peu plus loin, hors circuit en direction de Tauves, se trouve celle-ci,  encore ancrée solidement à son socle de pierre, malgré son air penché :

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Et aussi, en sens inverse, au village de Granges, celle-là, plus riche, devant le château ruiné :

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Arrivés sur le plateau, nous découvrons le massif du Sancy :

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Nous atteignons un carrefour, marqué bien sûr par une croix :

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Le chemin qui conduit à Flessanges est bordé d'une splendide rangée de hêtres aux gros tronc noueux.

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Dans le hameau, la croix a été peinte :

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Et nous sommes de retour à Avèze au bout de deux heures trente environ.

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14 octobre 2008

L'étang de Marchaud

  Guide Chamina « Monts du Livradois-Forez », n° 51 

Au sud-est d'Issoire, la route monte progressivement, par Le Vernet-La Varenne et Saint-Germain-L'Herm, jusqu'à 1000 m d'altitude. Nous arrivons à Saint-Bonnet-le-Bourg, petit village aux maisons fleuries et bien entretenues.

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Ici , c'était chez Monier, forgeron en tous genres
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Après avoir traversé le village, nous pénétrons dans la forêt

Au mois d'août, des champignons commencent à sortir.

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Le sentier quitte la forêt, et l'étang apparaît.

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C'est un endroit paisible où on a envie de s'attarder. Dans l'herbe sur les berges, des gens se sont installés pour pique-niquer, se reposer ou pêcher (des cartes de pêche sont délivrées à la journée par le propriétaire).

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Plus loin, ce sont surtout des prés, ponctués de quelques hameaux : Losfonds, Le Montel, la Rouveyre, La Grange.

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Nous rejoignons le point de départ au bout de trois heures environ. La balade, de 10 Km, est très facile : les chemins sont larges, le dénivelé est faible (100 m).


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09 septembre 2008

Châteauneuf-les-Bains

Dans la série "Au fil de la Sioule", continuant vers le nord après Queuille, j'aborde maintenant à Châteauneuf-les-Bains : une  rue dans la vallée, rive gauche, ponctuée d'une série de petits hameaux des deux côtés de la rivière.

Le garçon de café traverse sans arrêt la rue, de la belle terrasse de l'hôtel du Château jusqu'au balcon sur la Sioule, sans doute pour surveiller le passage des truites, qu'il ne faut pas confondre avec les jeunes saumons. Plus loin, s'affairant au milieu de ses palettes devant la petite usine d'embouteillage, l'autochtone est un grand Noir bien baraqué. Quelques touristes - voire curistes, mais y en a-t-il vraiment ? - passent, nonchalants.

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La truitelle et le tacon
Pour info, la taille minimale des captures de truites est ici de 28 cm

Au bout de la rue, près d'un pont donnant accès à un camping, un circuit de découverte m'est proposé : je vais donc le tester, et vous informer comme dans les magazines, avec points forts, points faibles, et  même les "incontournables", mais oui !

  • Le point fort : le panneau.

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Il est précis, il met  l'accent sur les choses à voir :  c'est bien utile lorsque l'office de tourisme est fermé, et il m' a donné envie de suivre le parcours (j'espère que vous arrivez à le lire - n'oubliez pas que vous pouvez agrandir en cliquant sur l'image).

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  • Le point faible : les panoramas de la grande boucle.

Le parcours est si peu fréquenté que l'habitant que je rencontre croit que je sors du camping et se préoccupe de me remettre dans le droit chemin. Non, je suis un simple promeneur, qui sera bientôt un peu déçu. On pardonne à ce circuit d'être en grande partie sur du goudron, et d'être mal balisé. Mais il nous fait miroiter des panoramas qui dans la réalité sont bien ternes.

Le premier est censé nous offrir une vue sur la presqu'île de Saint-Cyr, ce joli méandre à la sortie du village :

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Voici ce que nous propose le croquis, et ce que l'on voit en réalité :

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Désolé, mais la Sioule n'est pas du tout visible, pas plus que la presqu'île, et oser représenter l'église Saint-Cirgues comme un petit édifice sur un promontoire, alors que c'est une ruine enfouie dans les ronces, me semble relever d'une évidente mauvaise foi !

Mais, optimiste, je me dis que la végétation s'est épaissie, c'est tout, et je vais un peu plus haut, jusqu'à la Croix Rouge, et là ça commence très bien, puisqu'elle n'a même pas été repeinte en bleu :

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Mais pour le panorama, il n'y a encore une fois pas grand-chose à distinguer dans la verdure, alors que pourtant je fais l'effort de me hisser sur le socle étroit de la croix :

pano_croix_rouge

Pour être tout-à-fait honnête, je dois dire qu'en redescendant j'ai aperçu la Sioule :

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Si, si, c'est ce petit reflet bleu au centre de la photo !

Mais un troisième point de vue m'attend, et là je comprends que c'est un sadique qui a conçu le parcours. Voici ce qu'on me propose :

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Mais ai-je la berlue ? Le château a complètement disparu, et l'église, tout juste discernable, est orientée différemment :

 

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C'est qu'ici je suis à Gobiat, alors que le dessin me montre la vue que j'aurais depuis La Montjie, sur l'autre rive. En somme, on me dit que je suis bien bête d'avoir suivi le circuit proposé, alors que de l'autre côté, c'était tellement plus intéressant !

Malgré tout, la fin de la boucle est très plaisante : un chemin ombragé redescend vers les maisons, où j'admire l' atelier d'un cordonnier à l'ancienne, à la simple enseigne "Le Bouif" (qui désigne, en argot, le cordonnier).

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Et c'est par un charmant petit pont de pierre, de fer et de bois, que je rejoins la rue principale.

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  • Les "incontournables" !

D'abord il faut monter au pic Alibert, du nom d'un rhumatisant qui a a fait élever à cet endroit une statue de la Vierge, pour la remercier de l'avoir conduit à Châteauneuf, où enfin des eaux efficaces l'ont guéri. Ici  on voit la Sioule et l'amorce du méandre.

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Ensuite, il faut prendre le chemin de l'église Saint-Cirgues - pas pour le monument, dont j'ai déjà dit qu'il n'était que ruines - mais pour le point de vue tout proche.

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La fameuse église Saint-Cirgues

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Vue vers le pic Alibert (au centre)

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Dans les environs, dans l'étranglement créé par la rivière, se trouvent aussi le parc et l'établissement thermal.  Bonne promenade, et à vous, chers camarades perclus de rhumatismes, bonne guérison !

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Posté par andredo à 14:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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