27 janvier 2009
Autour de Saint-Ours
Guide Chamina "Chaîne des Puys"
N° 20 : Saint-Ours-les-Roches
Par chance, alors que la balade de trois heures comporte beaucoup de route, une mince couche de neige embellit aujourd'hui le goudron.
Nous allons traverser cinq hameaux, où le petit patrimoine abonde : fontaines, abreuvoirs, fours à pain...
A La Gravière, l'abreuvoir est surmonté d'une Marianne. Derrière, le four à pain est extérieurement assez délabré, mais semble avoir fonctionné récemment.
Quelques Aubrac aux doux yeux maquillés profitent du soleil généreux et de l'herbe rare ; les poules ne sont pas visibles, mais elles continuent à pondre malgré le froid.
Un vieux tracteur a rendu l'âme au bord de la route, tandis qu'une batteuse qui me rappelle mon enfance dort dans un hangar.
Plus moderne, cette étrange cafetière trône au coeur d'un village :
Les habitants ne manquent pas d'idées en matière de décoration :
Comme d'habitude, chaque carrefour a sa croix, parfois un peu cachée par les branchages.
La chaîne des puys est toute proche, et après Villelongue la vue s'étend à l'ouest jusqu'au massif du Sancy. L'autoroute récente a su rester relativement discrète dans le paysage.

J'ai comme l'impression que des marcheurs nous ont précédés

Le puy de Côme se met en avant mais ne peut masquer totalement le puy de Dôme

L'autoroute et le viaduc de Pontgibaud

Petit pont sur le ruisseau de Villelongue
04 novembre 2008
Profusion de croix à Avèze
Guide Chamina "Massif du Sancy et Artense", n° 38
Avez-vous vu ma collection de croix, dans les albums photos ? Autour d' Avèze, j'ai trouvé de quoi l'enrichir, car elles sont nombreuses et variées.
D'abord une grande croix sur la place de l'Église, une petite croix vingt mètres plus loin, et dès la sortie du village, celle-ci :

Allez vous deux, debout, la balade ne fait que commencer !
La descente vers le ruisseau de Plantades est assez raide, la montée sur l'autre versant l'est tout autant.
Une croix solitaire, plantée au bord d'un chemin creux entre bois et prés, se présente :
Le hameau des Plantades se doit d'avoir sa croix, bien brillante :
Ardot a aussi sa croix mais - Dieu me pardonne - je ne l'ai pas trouvée assez belle pour la prendre en photo. C'est une source joliment décorée qui a attiré mon attention :
A Cheminade, nous avons rencontré un paysan maussade sur son tracteur, des chiens de ferme hargneux, et un troupeau de vaches apeurées. Ce passage un peu agité ne m'a pas permis de repérer une croix. Mais un peu plus loin, hors circuit en direction de Tauves, se trouve celle-ci, encore ancrée solidement à son socle de pierre, malgré son air penché :
Et aussi, en sens inverse, au village de Granges, celle-là, plus riche, devant le château ruiné :

Arrivés sur le plateau, nous découvrons le massif du Sancy :
Nous atteignons un carrefour, marqué bien sûr par une croix :
Le chemin qui conduit à Flessanges est bordé d'une splendide rangée de hêtres aux gros tronc noueux.
Dans le hameau, la croix a été peinte :
Et nous sommes de retour à Avèze au bout de deux heures trente environ.
14 octobre 2008
L'étang de Marchaud
Guide Chamina « Monts du Livradois-Forez », n° 51
Au sud-est d'Issoire, la route monte progressivement, par Le Vernet-La Varenne et Saint-Germain-L'Herm, jusqu'à 1000 m d'altitude. Nous arrivons à Saint-Bonnet-le-Bourg, petit village aux maisons fleuries et bien entretenues.

Ici , c'était chez Monier, forgeron en tous genres

Après avoir traversé le village, nous pénétrons dans la forêt
Au mois d'août, des champignons commencent à sortir.
Le sentier quitte la forêt, et l'étang apparaît.
C'est un endroit paisible où on a envie de s'attarder. Dans l'herbe sur les berges, des gens se sont installés pour pique-niquer, se reposer ou pêcher (des cartes de pêche sont délivrées à la journée par le propriétaire).
Plus loin, ce sont surtout des prés, ponctués de quelques hameaux : Losfonds, Le Montel, la Rouveyre, La Grange.
Nous rejoignons le point de départ au bout de trois heures environ. La balade, de 10 Km, est très facile : les chemins sont larges, le dénivelé est faible (100 m).
09 septembre 2008
Châteauneuf-les-Bains
Dans la série "Au fil de la Sioule", continuant vers le nord après Queuille, j'aborde maintenant à Châteauneuf-les-Bains : une rue dans la vallée, rive gauche, ponctuée d'une série de petits hameaux des deux côtés de la rivière.
Le garçon de café traverse sans arrêt la rue, de la belle terrasse de l'hôtel du Château jusqu'au balcon sur la Sioule, sans doute pour surveiller le passage des truites, qu'il ne faut pas confondre avec les jeunes saumons. Plus loin, s'affairant au milieu de ses palettes devant la petite usine d'embouteillage, l'autochtone est un grand Noir bien baraqué. Quelques touristes - voire curistes, mais y en a-t-il vraiment ? - passent, nonchalants.

La truitelle et le tacon
Pour info, la taille minimale des captures de truites est ici de 28 cm
Au bout de la rue, près d'un pont donnant accès à un camping, un circuit de découverte m'est proposé : je vais donc le tester, et vous informer comme dans les magazines, avec points forts, points faibles, et même les "incontournables", mais oui !
- Le point fort : le panneau.
Il est précis, il met l'accent sur les choses à voir : c'est bien utile lorsque l'office de tourisme est fermé, et il m' a donné envie de suivre le parcours (j'espère que vous arrivez à le lire - n'oubliez pas que vous pouvez agrandir en cliquant sur l'image).
- Le point faible : les panoramas de la grande boucle.
Le parcours est si peu fréquenté que l'habitant que je rencontre croit que je sors du camping et se préoccupe de me remettre dans le droit chemin. Non, je suis un simple promeneur, qui sera bientôt un peu déçu. On pardonne à ce circuit d'être en grande partie sur du goudron, et d'être mal balisé. Mais il nous fait miroiter des panoramas qui dans la réalité sont bien ternes.
Le premier est censé nous offrir une vue sur la presqu'île de Saint-Cyr, ce joli méandre à la sortie du village :
Voici ce que nous propose le croquis, et ce que l'on voit en réalité :
Désolé, mais la Sioule n'est pas du tout visible, pas plus que la presqu'île, et oser représenter l'église Saint-Cirgues comme un petit édifice sur un promontoire, alors que c'est une ruine enfouie dans les ronces, me semble relever d'une évidente mauvaise foi !
Mais, optimiste, je me dis que la végétation s'est épaissie, c'est tout, et je vais un peu plus haut, jusqu'à la Croix Rouge, et là ça commence très bien, puisqu'elle n'a même pas été repeinte en bleu :
Mais pour le panorama, il n'y a encore une fois pas grand-chose à distinguer dans la verdure, alors que pourtant je fais l'effort de me hisser sur le socle étroit de la croix :
Pour être tout-à-fait honnête, je dois dire qu'en redescendant j'ai aperçu la Sioule :

Si, si, c'est ce petit reflet bleu au centre de la photo !
Mais un troisième point de vue m'attend, et là je comprends que c'est un sadique qui a conçu le parcours. Voici ce qu'on me propose :
Mais ai-je la berlue ? Le château a complètement disparu, et l'église, tout juste discernable, est orientée différemment :
C'est qu'ici je suis à Gobiat, alors que le dessin me montre la vue que j'aurais depuis La Montjie, sur l'autre rive. En somme, on me dit que je suis bien bête d'avoir suivi le circuit proposé, alors que de l'autre côté, c'était tellement plus intéressant !
Malgré tout, la fin de la boucle est très plaisante : un chemin ombragé redescend vers les maisons, où j'admire l' atelier d'un cordonnier à l'ancienne, à la simple enseigne "Le Bouif" (qui désigne, en argot, le cordonnier).
Et c'est par un charmant petit pont de pierre, de fer et de bois, que je rejoins la rue principale.
Les "incontournables" !
D'abord il faut monter au pic Alibert, du nom d'un rhumatisant qui a a fait élever à cet endroit une statue de la Vierge, pour la remercier de l'avoir conduit à Châteauneuf, où enfin des eaux efficaces l'ont guéri. Ici on voit la Sioule et l'amorce du méandre.
Ensuite, il faut prendre le chemin de l'église Saint-Cirgues - pas pour le monument, dont j'ai déjà dit qu'il n'était que ruines - mais pour le point de vue tout proche.

La fameuse église Saint-Cirgues

Vue vers le pic Alibert (au centre)
Dans les environs, dans l'étranglement créé par la rivière, se trouvent aussi le parc et l'établissement thermal. Bonne promenade, et à vous, chers camarades perclus de rhumatismes, bonne guérison !
30 novembre 2007
Ponteix
Guide Chamina "Région Clermontoise", n° 20
( environ 3 h en poursuivant jusqu'au sommet du mont Redon)
Décidément, les villages de la commune d'Aydat réservent bien des surprises. Après Rouillas-Haut et ses fables, voici Ponteix, avec l'église Notre-Dame d'Auvergne - la plus haute de la province -, sa statue de la Vierge, et un gentil plésiosaure pour nous accueillir. Vous ne me croyez pas ?
Au commencement, il y avait Montredon, château-fort à 800 m d'altitude, dominant les alentours.
Aujourd'hui, il n'en reste que quelques morceaux,
mais lorsque l'on arrive au sommet, où une croix a été installée,
le panorama est superbe.

Vue vers l'est, de Veyre-Monton à Saint-Saturnin

Vue au nord, sur Rouillas-Bas et Rouillas-Haut
Mais revenons à l'église. A priori, ses proportions ne sont pas gigantesques :
La Vierge est bien présente ; Jeanne d'Arc aussi d'ailleurs.
Je n'ai pas vu le plésiosaure, mais des serpents hideux, très difficiles à étouffer :
En ce début du XXe siècle, l'abbé Royer, curé de la paroisse, avait depuis longtemps vaincu ces horribles créatures, et il semblait s'ennuyer un peu.
Il lui vint l'envie d'aller fonder une colonie en Algérie. Cela ne s'est pas fait, et c'est tant mieux, car il aurait fallu repartir au moment de l'indépendance. Tandis que dans la Saskatchewan, une lointaine province de l'ouest canadien, le réduit gaulois qu'il a créé, et appelé naturellement Ponteix, persiste à résister avec vaillance à l'immense majorité anglophone, fort de ses 299 Fransaskois, dont une poignée d'Auvernois.
Et l'église se dresse au-dessus de la plaine, visible à mille lieues à la ronde :
Et à l'intérieur trône la pietà du XVe siècle qui, offerte par l'abbé, a miraculeusement échappé d'immenses dangers.
Et c'est bien un plésiosaure, aussi vivant que le monstre du Loch Ness, qui marque l'entrée du village.
Étonnant, non ?
Liens :
- L'épopée canadienne d'une poignée d'audacieux Aydatois
- Tourisme Fransaskois dans la région de Ponteix
05 octobre 2007
Saint-Floret
Saint-Floret a été retenu parmi les "plus beaux villages de France", de même que (pour le Puy-de-Dôme) Montpeyroux, Saint-Saturnin et Usson.
Ci-dessus, c'est ma photo, neutre, prise sous un ciel voilé.
Mais je préfère la dramatisation apportée par les ombres crues et l'absence de verdure, dans la photo de Michèle, sur fond-ecran-image.com,
reproduite ci-dessous :

Une photo plus ancienne, avec mon premier appareil numérique
Deux balades partent du village.
*
La boucle qui remonte au nord vers Clémensat (Guide Chamina "Lembron et Pays des Couzes", n° 10) est courte ; elle offre de belles nuances de couleurs dans les parcelles cultivées.
*
L'autre balade (Guide Chamina "Lembron et Pays des Couzes", n° 9), d'environ trois heures, monte au sud vers l'église du Chastel. Dans le cimetière attenant, des tombes rupestres du Moyen-Âge ont été mises au jour :

(Rappel : cliquer pour agrandir)
On s'éloigne du site, en allant vers Orphanges.
Chazeras n'est pas sans intérêt :
Sur le chemin du retour, en approchant de Saint-Floret, on retrouve la croix présente sur le panneau réalisé par le Conseil Général :
*
Le village s'étire le long de la couze Pavin,
où au mois de mars fleurissent les prunus :
Au bout de la rue en direction d' Issoire, une autre croix, massive :
J'aime particulièrement le vieux pont de la Pède, avec l'oratoire et sa Vierge du XIIe siècle :

Je la reprends en photo à chacun de mes passages, en tentant d'éviter les reflets
(pas facile !)
Il faut aussi monter jusqu'au château, en espérant que la salle des fresques soit ouverte. Il est possible de pique-niquer sur une petite aire coincée entre l'église et la roche (drôle d'idée quand même !).
*
La visite n'est pas finie : il reste encore à voir la source, ferrugineuse et salée, de la Tête de Lion, un peu plus loin en direction de Saurier, en garant la voiture sur l'aire de repos à gauche de la route.
*
* Le commentaire ci-dessous n'a pas été placé au bon endroit : il concerne la page intitulée "L'écosystème"
08 août 2007
Des grottes
Au Pays Basque, j'ai vu les grottes d' Isturitz et Oxocelhaya, dans le Vercors celles de Choranche.
Dans le Périgord, j'ai visité les grottes de Lacave, et je suis descendu dans le gouffre de Padirac où, à trente ans d'intervalle, même le batelier semble aussi immuable que l'imposante stalactite.


Un seul des visiteurs est présent sur les deux photos (1)
En Lozère , j'ai été impressionné par l'aspect fantastique des concrétions calcaires de l'aven Armand, et de la grotte de Dargilan.
Quant aux grottes ornées, je n'ai pas aimé le fac-similé de Lascaux ; le simple fait de savoir que ce n'est qu'une copie bloque chez moi toute faculté d'émotion. Mais je reste béat d'admiration devant ces animaux si vivants dessinés dans la grotte Chauvet, que j'ai un jour découverts dans une revue.
Je m'égare : dans notre région il n'y a rien de tel. Mais on trouve par exemple d'anciennes carrières creusées pour en extraire des blocs de lave, comme ici au Grand Sarcouy ...
... ou bien des habitations troglodytiques comme les grottes de Perrier, que j'ai déjà décrites, ou d'autres encore.
Les grottes de La Roche-Blanche
Elles se remarquent de loin, mais ont tendance à se cacher lorsque l'on s'approche. Je les avais sur ma droite à l'instant, mais le chemin s'en éloigne, avant de revenir vers la tour, située au bord de la falaise. Faut-il grimper à son sommet pour mieux apprécier le paysage ? Cette corde ne m'inspire guère confiance...
Par une étroite sente qui tournicote, je redescends vers le village, et trouve enfin au départ d'un sentier herbeux un panneau cerclé de rouge qui m'indique que je suis sur la bonne voie : le passage est interdit à cause des risques d'éboulement.
Ma foi, voilà un bel ensemble, avec une vue splendide sur la vallée de l'Auzon. Le chemin d'accès est raide et glissant.
Et voici un accueillant salon, avec des niches pour le rangement, un accès direct à la cave, et même l'empreinte authentique de la main d'un troglodyte préhistorique au tempérament artistique.
Tout près de la Roche-Blanche se trouvent les grottes de Jussat, mais elles sont fermées par des grilles en fer, et désormais vouées uniquement à la sauvegarde des chauves-souris.
Les grottes de Chateauneuf
Ici, près de Saint-Nectaire, les pièces sont grandes, et la vue sur la château de Murol est appréciable. Il devait y faire froid, mais nos ancêtres, qui occupaient déjà l'endroit il y a 4 000 ans, y étaient habitués.
Si je me souviens bien, les grottes de Jonas, sur la route de Besse, sont très belles, avec une chapelle creusée dans la roche et ornée de fresques. Il faudra que j'y retourne .

(photo copiée sur le site des grottes de Jonas)
(1)
11 juin 2007
La Godivelle
Maurice nous faisait sourire en racontant que son rêve était d'être garde-pêche à La Godivelle : quand on l'aurait cherché au lac d'En-bas, il aurait pu répondre qu'il surveillait le lac d'En-haut . Et inversement, bien sûr !

Le lac d'En-Haut, La Godivelle, le lac d'En-Bas et le lac de St-Alyre
Pour cette balade facile, nul besoin d'acheter un topo-guide : le circuit est décrit sur le site NetRando. Mais il faut prévoir la journée, d'autant que ce coin perdu est situé à près d'une heure et quart de route de Clermont, que l'on passe par Besse ou par Issoire.
Les pâturages dominent, les belles vaches rouges se régalent - attention, là, c'est un taureau près du passage ! - . On traverse une seule zone boisée, nous y avons rencontré un renard qui s'est arrêté un instant pour nous observer, avant de disparaître. Le paysage est bordé par le massif du Sancy ; le puy de Dôme est visible au loin. En juin, tout est fleuri ; les papillons étrangement noirs, ou mouchetés d'or ou d'argent, abondent, tout comme les grenouilles présentes sous toutes leurs formes et qu'il faut parfois prendre garde de ne pas écraser. Il y a aussi des insectes piqueurs, mais on ne le ressent pas forcément sur le moment.
Le temps était couvert, et si nous avons eu la chance d'échapper à l'orage qui menaçait, nous avons quand même terminé le parcours sous la pluie. Du coup, mes photos ne sont pas toutes très lumineuses.

La pluie, le lac d'En-Bas et le village
*
Là, une orchidée
*
Les papillons
*

Grenouillette, encore à moitié têtard

Un peu plus évoluée, elle a perdu la queue
*

Sont-ce là les tras décrits sur le panneau ?
Le lac de Saint-Alyre
(ou de Roche Orcine)
16 avril 2007
La ronde des fables à Rouillas-Haut
Il faut savoir que Rouillas-Haut n'existe que par opposition à Rouillas-Bas, qui, lui, possède une église et quelques commerces. Lorsqu'on ne dispose de rien de remarquable, et qu'on se situe au milieu d'une descente vers un voisin plus attrayant, comment faire pour arrêter les automobilistes emportés par leur élan ? Le même problème se pose dans le sens de la montée, pour stopper ceux qui sont pressés d'atteindre, plus haut, Nadaillat, qui a la chance de posséder lui aussi une église et même - mais oui ! - un salon de thé. Michel DAVID tente d'attirer l'attention, avec d'amusantes statuettes, naïves et colorées, disposées dans tout le village : par curiosité, les voyageurs doivent au moins ralentir. Peut-être que certains vont jusqu'à serrer le frein à main et s'extraire de leur véhicule : c'est ce que j'ai fait, l'autre jour.
Voici l'entrée de la salle d'exposition de l'artiste (je n'ai pas appuyé sur le bouton de la sonnette) :
Selon la seule habitante que j'ai rencontrée, une trentaine de fables de La Fontaine sont illustrées ici. Il reste donc des découvertes à faire, car je n'en ai photographié que la moitié environ. J'ai reproduit les textes correspondants, sauf ceux que nous avons tous appris par coeur à l'école.
Les deux Mulets
Deux mulets cheminaient, l'un d'avoine chargé,
L'autre portant l'argent de la gabelle.
Celui-ci, glorieux d'une charge si belle,
N'eût voulu pour beaucoup en être soulagé.
Il marchait d'un pas relevé,
Et faisait sonner sa sonnette :
Quand, l'ennemi se présentant,
Comme il en voulait à l'argent,
Sur le mulet du fisc une troupe se jette,
Le saisit au frein, et l'arrête.
Le mulet, en se défendant,
Se sent percer de coups ; il gémit, il soupire.
" Est-ce donc là, dit-il, ce qu'on m'avait promis ?
Ce mulet qui me suit du danger se retire ;
Et moi j'y tombe, et je péris !
- Ami, lui dit son camarade,
Il n'est pas toujours bon d'avoir un haut emploi :
Si tu n'avais servi qu'un meunier, comme moi,
Tu ne serais pas si malade. "
Le Pot de terre et le Pot de fer
Le pot de fer proposa
Au pot de terre un voyage.
Celui-ci s'en excusa,
Disant qu'il ferait que sage
De garder le coin du feu,
Car il lui fallait si peu,
Si peu, que la moindre chose
De son débris serait cause :
Il n'en reviendrait morceau.
" Pour vous, dit-il, dont la peau
Est plus dure que la mienne,
Je ne vois rien qui vous tienne.
- Nous vous mettrons à couvert,
Repartit le pot de fer :
Si quelque matière dure
Vous menace d'aventure,
Entre deux je passerai,
Et du coup vous sauverai. "
Cette offre le persuade.
Pot de fer son camarade
Se met droit à ses côtés.
Mes gens s'en vont à trois pieds,
Clopin-clopant comme ils peuvent,
L'un contre l'autre jetés
Au moindre hoquet qu'ils treuvent.
Le pot de terre en souffre ; il n'eut pas fait cent pas
Que par son compagnon il fut mis en éclats,
Sans qu'il eût lieu de se plaindre.
Ne nous associons qu'avecque nos égaux.
Ou bien il nous faudra craindre
Le destin d'un de ces pots.
Le Lièvre et la Tortue
Le Chien qui lâche sa proie pour l'ombre

Chacun se trompe ici-bas :
On voit courir après l'ombre
Tant de fous, qu'on ne sait pas
La plupart du temps le nombre.
Au chien dont parle Esope il faut les renvoyer.
Ce chien, voyant sa proie en l'eau représentée,
La quitta pour l'image, et pensa se noyer.
La rivière devint tout d’un coup agitée ;
À toute peine il regagna les bords,
Et n’eut ni l’ombre ni le corps.
Le Soleil et les Grenouilles
Aux noces d'un tyran tout le peuple en liesse
Noyait son souci dans les pots.
Esope seul trouvait que les gens étaient sots
De témoigner tant d'allégresse.
" Le Soleil, disait-il, eut dessein autrefois
De songer à l'hyménée.
Aussitôt on ouït, d'une commune voix
Se plaindre de leur destinée
Les citoyennes des étangs.
" Que ferons-nous, s'il lui vient des enfants ?
Dirent-elles au Sort : un seul soleil à peine
Se peut souffrir ; une demi-douzaine
Mettra la mer à sec et tous ses habitants.
Adieu joncs et marais : notre race est détruite ;
Bientôt on la verra réduite
A l'eau du Styx. " Pour un pauvre animal,
Grenouilles, à mon sens, ne raisonnaient pas mal.
Un animal cornu blessa de quelques coups
Le lion, qui plein de courroux,
Pour ne plus tomber en la peine,
Bannit des lieux de son domaine
Toute bête portant des cornes à son front.
Chèvres, béliers, taureaux aussitôt délogèrent,
Daims et cerfs de climat changèrent :
Chacun à s'en aller fut prompt.
Un lièvre, apercevant l'ombre de ses oreilles,
Craignit que quelque inquisiteur
N'allât interpréter à cornes leur longueur,
Ne les soutînt en tout à des cornes pareilles.
" Adieu, voisin grillon, dit-il ; je pars d'ici :
Mes oreilles enfin seraient cornes aussi ;
Et quand je les aurais plus courtes qu'une autruche,
Je craindrais même encor." Le grillon repartit :
" Cornes cela ? Vous me prenez pour cruche ;
Ce sont oreilles que Dieu fit.
- On les fera passer pour cornes,
Dit l'animal craintif, et cornes de licornes.
J'aurai beau protester ; mon dire et mes raisons
Iront aux Petites-Maisons. "
La Cigale et la Fourmi
Il est un singe dans Paris
A qui l'on avait donné femme.
Singe en effet d'aucuns maris,
Il la battait : la pauvre dame
En a tant soupiré qu'enfin elle n'est plus.
Leur fils se plaint d'étrange sorte.
Il éclate en cris superflus :
Le père en rit, sa femme est morte.
Il a déjà d'autres amours,
Que l'on croit qu'il battra toujours ;
Il hante la taverne, et souvent il s'enivre.
N'attendez rien de bon du peuple imitateur.
Qu'il soit singe ou qu'il fasse un livre,
La pire espèce, c'est l'auteur.
Le vieux Chat et la jeune Souris

Une jeune souris, de peu d'expérience
Crut fléchir un vieux chat, implorant sa clémence,
Et payant de raisons le Raminagrobis .
" Laissez-moi vivre : une souris
De ma taille et de ma dépense
Est-elle à charge en ce logis ?
Affamerais-je, à votre avis,
L'hôte, l'hôtesse, et tout leur monde ?
D'un grain de blé je me nourris :
Une noix me rend toute ronde.
A présent je suis maigre ; attendez quelque temps.
Réservez ce repas à messieurs vos enfants. "
Ainsi parlait au chat la souris attrapée.
L'autre lui dit : " Tu t'es trompée :
Est-ce à moi que l'on tient de semblables discours ?
Tu gagnerais autant de parler à des sourds.
Chat, et vieux, pardonner ? cela n'arrive guères.
Selon ces lois, descends là-bas,
Meurs, et va-t'en, tout de ce pas,
Haranguer les soeurs filandières.
Mes enfants trouveront assez d'autres repas."
Il tint parole .
Et pour ma fable
Voici le sens moral qui peut y convenir :
La jeunesse se flatte, et croit tout obtenir ;
La vieillesse est impitoyable.
La Poule aux oeufs d'or
L'avarice perd tout en voulant tout gagner.
Je ne veux, pour le témoigner,
Que celui dont la poule, à ce que dit la fable,
Pondait tous les jours un oeuf d'or.
Il crut que dans son corps elle avait un trésor :
Il la tua, l'ouvrit, et la trouva semblable
A celles dont les oeufs ne lui rapportaient rien,
S'étant lui-même ôté le plus beau de son bien.
Belle leçon pour les gens chiches !
Pendant ces derniers temps, combien en a-t-on vus,
Qui du soir au matin sont pauvres devenus
Pour vouloir trop tôt être riches !
Le Renard et la Cigogne
Le Laboureur et ses Enfants
Travaillez, prenez de la peine :
C'est le fonds qui manque le moins.
Un riche laboureur, sentant sa mort prochaine,
Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins.
" Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l'héritage
Que nous ont laissé nos parents :
Un trésor est caché dedans.
Je ne sais pas l'endroit ; mais un peu de courage
Vous le fera trouver, vous en viendrez à bout.
Remuez votre champ dès qu'on aura fait l'oût.
Creusez, fouiller, bêchez ; ne laissez nulle place
Où la main ne passe et repasse. "
Le père mort, les fils vous retournent le champ
Deçà, delà, partout : si bien qu'au bout de l'an
Il en rapporta davantage.
D'argent, point de caché. Mais le père fut sage
De leur montrer avant sa mort
Que le travail est un trésor.
Le Loup et la Cigogne
Les loups mangent gloutonnement.
Un loup donc étant de frairie,
Se pressa, dit-on, tellement
Qu'il en pensa perdre la vie :
Un os lui demeura bien avant au gosier.
De bonheur pour ce loup, qui ne pouvait crier,
Près de là passe une cigogne.
Il lui fait signe ; elle accourt.
Voilà l'opératrice aussitôt en besogne.
Elle retira l'os ; puis, pour un si bon tour,
Elle demanda son salaire.
" Votre salaire? dit le loup :
Vous riez, ma bonne commère !
Quoi ? Ce n'est pas encor beaucoup
D'avoir de mon gosier retiré votre cou ?
Allez, vous êtes une ingrate :
Ne tombez jamais sous ma patte."
Le Loup et l'Agneau
Ce n'est que justice, l'agneau a beaucoup mieux résisté que
le loup !
Le Milan et le Rossignol
Après que le milan, manifeste voleur,
Eut répandu l'alarme en tout le voisinage
Et fait crier sur lui les enfants du village,
Un rossignol tomba dans ses mains par malheur.
Le héraut du printemps lui demande la vie.
" Aussi bien que manger en qui n'a que le son ?
Ecoutez plutôt ma chanson :
Je vous raconterai Térée et son envie,
- Qui, Térée ? est-ce un mets propre pour les milans ?
- Non pas ; c'était un roi dont les feux violents
Me firent ressentir leur ardeur criminelle.
Je m'en vais vous en dire une chanson si belle
Qu'elle vous ravira : mon chant plaît à chacun. "
Le milan alors lui réplique :
" Vraiment, nous voici bien ; lorsque je suis à jeun,
Tu me viens parler de musique.
- J'en parle bien aux rois. - Quand un roi te prendra,
Tu peux lui conter ces merveilles.
Pour un milan, il s'en rira :
Ventre affamé n'a point d'oreilles."
Le Renard et les Raisins
Certain renard gascon, d'autres disent normand,
Mourant presque de faim, vit au haut d'une treille
Des raisins mûrs apparemment,
Et couverts d'une peau vermeille.
Le galand en eût fait volontiers un repas ;
Mais comme il n'y pouvait atteindre :
" Ils sont trop verts, dit-il, et bons pour des goujats. "
Fit-il pas mieux que de se plaindre ? 
30 mars 2007
Les grottes de Perrier
Guide Chamina "Lembron et Pays des Couzes", n° 7
La balade longe d'abord la couze Pavin, ce qui nous permet de disposer d'une belle vue sur le village et les grottes. Profitons-en, car le circuit s'en éloigne, et nous ne rejoindrons les grottes que trois heures plus tard.
Nous montons jusqu'au village de Pardines, dont la petite église est d'origine romane.
Au-dessus du village, une carrière de basalte bien dissimulée. Nous en faisons le tour (c'est un peu lassant, malgré la vue panoramique : il est possible d'aller directement du point 3 au point 5 du descriptif, en montant sur le plateau par une rue à droite).
Une légère descente mène au château de Boissac .
Nous traversons le plateau, avec ses grandes étendues de cultures, et le massif du Sancy en toile de fond.
Nous arrivons en bordure du plateau. Des rochers plus ou moins stables surplombent Perrier.

Au sommet d'une cheminée de fée, les restes de la tour de guet de Maurifolet.
Après la croix commence la descente : nous devrions bientôt voir ces fameuses grottes de près.

Les coteaux secs - classés "Natura 2000" -

abritent une flore et une faune spécifiques
Mais oui, nous y sommes!

La maison Gisquelon, et la tour de Maurifolet vue d'en-bas
Le Village sous les Roches

Cave restaurée, et puits d'aération.

























































































































































































