14 octobre 2011

Les gorges de Chouvigny

En suivant le circuit intitulé " les gorges de Chouvigny ", décrit dans le guide Chamina des Combrailles (n° 74), les points de vue spectaculaires sur la Sioule ne sont pas nombreux.

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C'est en grande partie un parcours vallonné en sous-bois qui procure de jolis effets de lumière,

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et conduit à un unique belvédère, composé de gros rochers aux formes curieuses.

 

En voiture (ou en canoë), on apprécie mieux les divers aspects du paysage. De Pont de Menat à Chouvigny, sur 7 km, la route suit la Sioule en fond de vallée. 

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Un tunnel a été creusé dans la roche. 

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Le roc Armand dispose d'un escalier permettant d'en atteindre le sommet.

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Et le château de Chouvigny, dont l'origine remonte au XIIIe siècle, surveille l'entrée des gorges. 

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29 avril 2009

La source

" Au fil de la Sioule "

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C'est un fait : si nous savons que la source de la Sioule se situe entre le village de Vernines et le lac de Servières, nul ne nous en indique l'endroit exact.

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Il me faut combler cette lacune. Revêtu de ma panoplie d'explorateur, j'ai décidé de remonter le cours de la rivière, jusqu'à son origine.

L'expédition débute plutôt bien : un chemin conduit tranquillement au creux du vallon.

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A l'arrivée, je constate que le courant est déjà assez fort. D'après mes calculs, je suis à environ un kilomètre de la source, à une altitude de mille mètres. La source se trouvant à plus de 1100 mètres, la pente est donc de - réfléchissons - heu... 10 % ?

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De nombreuses fleurs colonisent la rive. Je reconnais sans peine les anémones, le bouton d'or, la pulmonaire, ou la primevère, celle-ci étant toutefois un peu différente du vulgaire coucou des bords de chemin.

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Mais je dois maintenant sortir ma documentation, pour identifier la dorine à feuilles alternes, qui forme ici de larges massifs vert-jaune.

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Corydale creuse

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Gagée jaune

Puis les fleurs et le sentier disparaissent ; le paysage devient plus sauvage.

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Des arbres abattus par une ancienne tempête pourrissent sur place, recouvrant même le lit du torrent.

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Chaque pas doit être étudié, et la progression se trouve fortement ralentie.  Je me souviens que plus bas, un étrange animal, dressé la gueule ouverte, semblait mettre en garde les imprudents voyageurs.

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A ce stade, la vallée forme une large cuvette ovale d'où l'eau semble descendre de tous côtés, se glissant entre les troncs.

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Mon compagnon en difficulté propose d'abandonner les recherches. Lorsqu'il commence à rebrousser chemin, je lui explique que des aventuriers de notre trempe ne sauraient renoncer si près du but, et il se rend à mes raisons. Plus exactement, je me suis peut-être contenté de tirer sur sa laisse.

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Et voici qu'au-dessus de cette cascade, nous rejoignons un chemin, le long duquel  le courant se trouve domestiqué sur quelques dizaines de mètres.

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Je me glisse entre deux rangs de fil de fer barbelé, et ma quête s'achève dans ce pré, en contrebas d'une route goudronnée.

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Il faut bien se rendre à l'évidence : je ne suis pas le découvreur de la source, qui depuis longtemps a été bouleversée par l'aménagement de la route, et par un captage qu'une clôture protège. C'est très bien ainsi, car à vouloir imiter Livingstone (qui donnait le nom de la reine Victoria aux sites remarquables qu'il rencontrait), il m'aurait fallu l'appeler la source Nicolas, ce qui aurait déplu à tout un chacun.

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Me voici donc sur la RD 983 qui va au Mont-Dore, cinquante mètres après un carrefour indiquant à droite la direction de Vernines, et conduisant sur la gauche au lac de Servières par un chemin de terre. Ma voiture n'est pas très loin.

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06 avril 2009

Pont de Menat

" Au fil de la Sioule "

      Guide Chamina   "Combrailles, Cher et Sioule",    n° 72            
Durée 3 heures, départ  au terrain de camping situé après le pont    

 

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Peut-être romain avant d'être roman,  ce pont fut  pendant très longtemps le seul passage sur la Sioule sur une trentaine de kilomètres, depuis Ebreuil jusqu'à Châteauneuf. Aujourd'hui, nous avons pu le franchir sans qu'un hallebardier vienne nous contrôler, et sans même nous acquitter d'un péage.

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Nous longeons la rivière :

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Là, c'était en automne

Nous ne tardons pas à retrouver la silhouette menaçante de Château Rocher, qui observe nos mouvements : nous sommes forcément suspects, puisque nous avons quitté les terres du château pour rejoindre celles des moines de l'abbaye de Menat.
Et sur ce sentier de pêcheurs, pas question de prendre la moindre truitelle, car en amont du pont, les droits appartiennent au seigneur, même sur la rive gauche !

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Nous remontons vers Biesse, puis Vendoges.

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Croix à Biesse

Plus loin, le village de Menat apparaît :

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Et pourquoi les vaches paissent-elles toutes dans le même sens ?
Est-ce bien le nord qu'elles indiquent ?
J'en doute, mais je n'avais pas de boussole pour valider l'expérience

En fin de parcours, à Navoirat, un belvédère offre une vue sur le méandre de Rochocol :

 

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En suivant la crête, on remarque la silhouette de Château Rocher

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Croix à Navoirat

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13 mars 2009

Château Rocher

" Au fil de la Sioule "

Nous quittons Châteauneuf-les-Bains , cap au nord.

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Lisseuil a une toute petite église qui ne se distingue des autres maisons du village  que par son pignon surélevé abritant deux cloches.

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C'est un "clocher-peigne", appelé aussi "clocher-mur"

Mais dans le choeur est conservée une splendide vierge en majesté du XIIIe siècle, en bois.

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Ce n'est d'ailleurs pas le seul trésor du village, et le curé ne manque pas de nous le faire savoir :

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Voilà qui est intéressant, mais nous ne pouvons nous attarder, car le but de la promenade, c'est Château Rocher :

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Point de vue situé sur la route de Montluçon, dans la descente vers Pont de Menat

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En longeant la Sioule, vous ne le verrez pas sous cet angle, mais plutôt ainsi :

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Non, pas vraiment, car là,  c'est dans l'autre sens, en venant de Pont de Menat. En fait, en partant de Lisseuil, vous ne le verrez qu'au dernier moment, en sortant du parking aménagé à Blot Rocher. Auparavant, vous aurez traversé Saint-Rémy-de-Blot, où Laetitia Casta en personne se tient prête à vous indiquer le chemin :

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Voilà, nous y sommes !

Le château a été construit au XIe siècle par Archambault le Fort, et renforcé au XIIIe. On voit encore des traces du système de défense, constitué par plusieurs murs d'enceinte et fossés, du côté est :

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A l'ouest, pas de problème défensif : c'est une falaise au-dessus de la Sioule.

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Toutes ces précautions n'ont pas empêché, pendant la guerre de Cent Ans, la prise du château par des mercenaires à la solde de l'Anglais. Et très vite, avant même que Richelieu pense à la détruire, la forteresse fut abandonnée.

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Et qui vint ensuite hanter ces lieux inquiétants, les nuits de pleine lune ? Mais le Diable, bien sûr ! C'est du moins ce que dit la rumeur, colportée par l'office de tourisme du pays de Menat sur son panneau d'information  :

" On voyait alors s'élever dans les cieux d'immenses flammes, rouges, énormes et interminables jusqu'à se perdre dans les nuages.

Autour du feu, boucs, sorciers et damnés formaient une ronde ; leurs ombres se dessinaient  parmi les ruines, en jouant avec les rochers.

Pour s'en être trop approchés, certains paysans devinrent aveugles ; ces soirs-là, dans les chaumières, on tremblait..."

La Sioule, elle, garde son calme, formant un joli méandre qui précède celui de Rochocol, que nous pourrons observer depuis Navoirat, sur l'autre rive atteinte en traversant le pont romain de Menat ... une prochaine fois !

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09 septembre 2008

Châteauneuf-les-Bains

Dans la série "Au fil de la Sioule", continuant vers le nord après Queuille, j'aborde maintenant à Châteauneuf-les-Bains : une  rue dans la vallée, rive gauche, ponctuée d'une série de petits hameaux des deux côtés de la rivière.

Le garçon de café traverse sans arrêt la rue, de la belle terrasse de l'hôtel du Château jusqu'au balcon sur la Sioule, sans doute pour surveiller le passage des truites, qu'il ne faut pas confondre avec les jeunes saumons. Plus loin, s'affairant au milieu de ses palettes devant la petite usine d'embouteillage, l'autochtone est un grand Noir bien baraqué. Quelques touristes - voire curistes, mais y en a-t-il vraiment ? - passent, nonchalants.

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La truitelle et le tacon
Pour info, la taille minimale des captures de truites est ici de 28 cm

Au bout de la rue, près d'un pont donnant accès à un camping, un circuit de découverte m'est proposé : je vais donc le tester, et vous informer comme dans les magazines, avec points forts, points faibles, et  même les "incontournables", mais oui !

  • Le point fort : le panneau.

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Il est précis, il met  l'accent sur les choses à voir :  c'est bien utile lorsque l'office de tourisme est fermé, et il m' a donné envie de suivre le parcours (j'espère que vous arrivez à le lire - n'oubliez pas que vous pouvez agrandir en cliquant sur l'image).

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  • Le point faible : les panoramas de la grande boucle.

Le parcours est si peu fréquenté que l'habitant que je rencontre croit que je sors du camping et se préoccupe de me remettre dans le droit chemin. Non, je suis un simple promeneur, qui sera bientôt un peu déçu. On pardonne à ce circuit d'être en grande partie sur du goudron, et d'être mal balisé. Mais il nous fait miroiter des panoramas qui dans la réalité sont bien ternes.

Le premier est censé nous offrir une vue sur la presqu'île de Saint-Cyr, ce joli méandre à la sortie du village :

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Voici ce que nous propose le croquis, et ce que l'on voit en réalité :

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Désolé, mais la Sioule n'est pas du tout visible, pas plus que la presqu'île, et oser représenter l'église Saint-Cirgues comme un petit édifice sur un promontoire, alors que c'est une ruine enfouie dans les ronces, me semble relever d'une évidente mauvaise foi !

Mais, optimiste, je me dis que la végétation s'est épaissie, c'est tout, et je vais un peu plus haut, jusqu'à la Croix Rouge, et là ça commence très bien, puisqu'elle n'a même pas été repeinte en bleu :

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Mais pour le panorama, il n'y a encore une fois pas grand-chose à distinguer dans la verdure, alors que pourtant je fais l'effort de me hisser sur le socle étroit de la croix :

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Pour être tout-à-fait honnête, je dois dire qu'en redescendant j'ai aperçu la Sioule :

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Si, si, c'est ce petit reflet bleu au centre de la photo !

Mais un troisième point de vue m'attend, et là je comprends que c'est un sadique qui a conçu le parcours. Voici ce qu'on me propose :

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Mais ai-je la berlue ? Le château a complètement disparu, et l'église, tout juste discernable, est orientée différemment :

 

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C'est qu'ici je suis à Gobiat, alors que le dessin me montre la vue que j'aurais depuis La Montjie, sur l'autre rive. En somme, on me dit que je suis bien bête d'avoir suivi le circuit proposé, alors que de l'autre côté, c'était tellement plus intéressant !

Malgré tout, la fin de la boucle est très plaisante : un chemin ombragé redescend vers les maisons, où j'admire l' atelier d'un cordonnier à l'ancienne, à la simple enseigne "Le Bouif" (qui désigne, en argot, le cordonnier).

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Et c'est par un charmant petit pont de pierre, de fer et de bois, que je rejoins la rue principale.

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  • Les "incontournables" !

D'abord il faut monter au pic Alibert, du nom d'un rhumatisant qui a a fait élever à cet endroit une statue de la Vierge, pour la remercier de l'avoir conduit à Châteauneuf, où enfin des eaux efficaces l'ont guéri. Ici  on voit la Sioule et l'amorce du méandre.

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Ensuite, il faut prendre le chemin de l'église Saint-Cirgues - pas pour le monument, dont j'ai déjà dit qu'il n'était que ruines - mais pour le point de vue tout proche.

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La fameuse église Saint-Cirgues

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Vue vers le pic Alibert (au centre)

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Dans les environs, dans l'étranglement créé par la rivière, se trouvent aussi le parc et l'établissement thermal.  Bonne promenade, et à vous, chers camarades perclus de rhumatismes, bonne guérison !

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08 août 2008

Au fil de la Sioule : Queuille

 

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Dernier regard sur le barrage et le viaduc des Fades :

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Cette photo a été prise durant la randonnée "Vallon de la Viouze" (Guide Chamina   "Combrailles, Cher et Sioule",    n° 62), un circuit de 4 heures au départ de Saint-Georges-de-Mons (face au stade, à Grelières).

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Balcon sur le vallon de la Viouze

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La pente est abrupte par moments


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Bizarre, on n'aperçoit aucune usine hydroélectrique au pied du barrage !
Mais nous nous y intéresserons une autre fois, car aujourd'hui nous admirons

le méandre de Queuille

Au début du XXe siècle, le petit barrage en aval était déjà construit et avait élevé le niveau de l'eau :

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Mais les parcelles cultivées morcelaient le paysage. Aujourd'hui, le boisement uniforme met mieux en valeur la parfaite harmonie des courbes.

 

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Le méandre reste en beauté en toute saison, quelle que soit la lumière.

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Le panorama est visible au bout du village, derrière l'église, au sommet de la motte castrale (on peut y pique-niquer) ou depuis un belvédère construit un peu plus bas.

(complété le 25 mars 2012) 


 

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30 juillet 2008

Au fil de la Sioule : Les Fades

Ayant absorbé la Miouze, puis le Sioulet, nous étions arrivés au pont  du Bouchet (ici). Remontant vers le nord, nous voici maintenant au barrage des Fades, qui ne laisse s'échapper qu'un faible filet d'eau sous le viaduc ferroviaire.

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Les Fades, ce sont les fées, bien sûr, qui de tous temps ont peuplé cette région sauvage. Mais voilà qu'un panneau d'information vient rompre le charme, en nous racontant l'histoire invraisemblable de deux vieilles folles ("fadas"), qui auraient légué tous leurs biens pour faire construire un pont, afin d'éviter aux malheureux voyageurs de se mouiller les pieds en traversant la rivière à gué !

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V
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(cliquer pour agrandir) 

Vu d'ici, le viaduc reste ce "superbe colosse aux jarrets de granite et au front d'acier", comme on n'hésitait pas à dire à l'époque de son inauguration, en 1909. Il est longtemps resté le plus haut d'Europe (132 m), et  il a attiré de nombreux visiteurs, comme aujourd'hui le viaduc de Millau, que tout le monde veut photographier.

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Mais oui, moi aussi !

Au début des années soixante, le viaduc des Fades restait  un site touristique fréquenté : je me souviens d'y être allé avec ma grande soeur, qui m'avait un dimanche sorti du lycée où je m'ennuyais. J'avais beaucoup apprécié, surtout le voyage au son de la radio, dans la Deux-Chevaux de son fiancé, et la délicieuse tarte aux oranges et à la pâte d'amandes dont elle a maintenant perdu la recette.

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La 2CV, c'était la même que celle-ci
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Aujourd'hui, il ne reste au bord de la route que quelques bâtiments délabrés, et en montant au niveau de la voie de chemin de fer qui fut pourtant dotée d'une gare, la même impression d'abandon nous saisit.

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Il y avait ici  un hôtel-restaurant qui offre maintenant aux intempéries
ses fenêtres béantes
.

La ligne a été fermée en 2007, par manque de passagers, et pour cause de vétusté du viaduc. Mais auparavant, une toute petite partie du tablier (long de 144 mètres) avait été repeinte, peut-être pour donner un peu d'espoir à la population locale, ou alors pour mieux faire ressortir la rouille qui recouvre tout le reste :

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L'accès aux voies reste interdit, car le train fantôme peut surgir à tout moment et écraser l'imprudent piéton :

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Je suis sûr que quelqu'un est chargé de repeindre régulièrement
le beau bidon rouge vif

Rien n'est perdu, la mobilisation est en marche : l'association "Sioule et Patrimoine" s'active pour organiser la grande fête du centenaire du viaduc, en 2009 ; elle espère recueillir des dons suffisants pour effectuer la réfection du tablier du viaduc. A ce jour, elle ne dispose malheureusement, hormis une subvention de 50 000 €, que de 25 000 € sur les 3 millions qui seraient nécessaires...


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17 mars 2008

Au fil de la Sioule : début

Venant du sud, près du lac de Servières, c'est la Sioule (voir : la source). A l'ouest, prenant naissance près de Giat, c'est le Sioulet. Les deux se rejoignent au pont du Bouchet. A quelques kilomètres en aval, c'est le barrage et le viaduc des Fades, puis une série de méandres, parmi lesquels le très photogénique méandre de Queuille. Les ruines de Château Rocher apparaissent, et à partir du pont de Menat, ce sont les gorges de Chouvigny. Ensuite, on serpente paresseusement jusqu'au-delà de Saint-Pourçain, pour aller alimenter l'Allier, mais nous resterons dans le Puy-de-Dôme : il nous faudra plusieurs étapes pour le traverser.

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De la source au pont du Bouchet

Avant d'absorber la Miouze - à La Miouze bien sûr - la Sioule est bien mince, et c'est la surtout la dénomination des lieux qui fait remarquer qu'ici passe un cours d'eau, comme à Pont-des-Eaux ou à Pont d'Olby. C'est la Haute Sioule, fréquentée surtout par les pêcheurs, qui ne dérangent pas la loutre, dans le seul habitat qu'elle a pu conserver dans le Puy-de-Dôme.

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 à Saint-Bonnet d'Orcival

A Pont-des-Eaux, la rivière a buté sur la coulée de lave d'Olby, et a été contrainte d'en suivre le bord jusqu'à Monteribeyre.

 

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Un petit pont oublié

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Le premier château planté sur les hauteurs environnantes est celui de Bonnabaud, costaud mais  discret :

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La rivière arrive sans se presser à Saint-Pierre-le-Chastel, où un belvédère permet d'apprécier ses contorsions :

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L'église entourée par le cimetière est au sommet de la butte

Elle arrive à Pontgibaud, où une promenade a été aménagée :

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La cheminée est un vestige de l'exploitation du plomb argentifère effectuée jusqu'à la fin du XIXe siècle.
Un musée de la mine est installé dans les dépendances du château Dauphin.

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Une maison à échauguette du XVe siècle

 

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Château Dauphin

Peu après c'est un pont autoroutier qui enjambe la vallée.

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Le viaduc est haut de 135 mètres, sa longueur est de 990 mètres ; il a été ouvert à la circulation en janvier 2006. On le remarque de loin, notamment du sommet de la banne d'Ordanche, à 26 km à vol d'oiseau

Puis la Sioule arrive à Montfermy ; j'ai déjà décrit cette partie du parcours : ici.

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La Sioule vue depuis le belvédère des Ancizes

Peu avant le pont du Bouchet, elle rejoint le Sioulet qui forme déjà, grâce au barrage des Fades, un vaste plan d'eau propice à la baignade.

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Au pont du Bouchet

 

Le Sioulet en aval de Pontaumur

Une randonnée de deux heures part de Pontaumur, sur la place du monument aux morts ; elle longe la rivière, rive droite, la traverse par le pont de Pellefort, et revient au point de départ en offrant de belles vue sur les gorges, puis sur le village dominé par son église.

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En février, le sentier est tapissé de perce-neige

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Le pont de Pellefort

Plus bas, au départ de Miremont, une  rando de trois heures est conçue de la même façon (elle a un parcours  commun avec la première, pour le passage sur la rive gauche).

Aux alentours du pont du Bouchet

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(cliquer pour agrandir)

Encore deux parcours à ce niveau : l'un qui part du pont du Bouchet sur la rive gauche du Sioulet, et l'autre qui part de l'église de Comps, redescend près du pont, et remonte - c'est raide - à travers bois.

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L'église romane de Comps.

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Dans l'entrée, on trouve une cloche délogée du clocher en 1969, car elle était fêlée

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Vierge en majesté du XIIIe siècle

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Fin de la première étape ......................................................... A suivre


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17 juillet 2007

La Chartreuse de Port Sainte-Marie

Guide Chamina   "Combrailles, Cher et Sioule",    n° 55  (au départ de Montfermy)
     ou, plus court, n° 65 au départ des Ancizes                  

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Sioule

Par une chaude matinée d'été, il est agréable de suivre les bords ombragés de la Sioule, en regardant libellules et papillons, et en savourant le puissant parfum de la reine des prés.

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Cette charmante demoiselle (mais c'est un garçon)
porte l'horrible nom de calopterix virgo

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Le paon du jour
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A ce rythme lent, en longeant la rivière, il faut un certain temps pour rejoindre la cascade qui coupe le méandre, et qui n'est pourtant située qu'à quelques centaines de mètres de Montfermy. Des familles installent déjà le pique-nique.

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La balsamine géante a colonisé une partie des rives

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La Chartreuse de Port Saint-Marie, abandonnée après avoir été pillée et vendue à la Révolution, n'est plus que ruines.

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Mais le site a été en partie restauré, il est entretenu et très bien aménagé, avec des panneaux explicatifs qui guident le visiteur, néanmoins libre de déambuler à sa guise. L'accès est gratuit.

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Le plus étonnant -pour qui ne connaît pas l'histoire des Chartreux- c'est que ces moines, dont la vie est uniquement consacrée, dans le silence, à la prière et à la méditation, ne vivent pas réellement en communauté. Chacun est isolé dans sa petite maison (ici, il y en avait 19), et seule la messe les réunit. Ils ont un unique repas pris en commun, le dimanche. Le reste de la semaine, un frère convers (un laïc chargé des tâches matérielles) glisse la ration journalière du père chartreux par une ouverture spécialement pratiquée dans le mur de la cellule.

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Le retour à Montfermy paraît long, même si le chemin reste en grande partie ombragé. Il faut dire que la balade ne fait pas 14 km comme l'indique le guide, ni 15 km comme  le précise la mise à jour publiée par Chamina, mais en réalité 16,6 km. Ainsi, même si l'on ne se trompe pas de chemin au point n° 10 comme nous l'avons fait, on ne rejoint le point de départ qu'au bout de six heures environ. Heureusement, l'eau de la source Brigitte coule tout près de la passerelle ; elle est bien fraîche.

***

Liens : 


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