04 novembre 2008
Profusion de croix à Avèze
Guide Chamina "Massif du Sancy et Artense", n° 38
Avez-vous vu ma collection de croix, dans les albums photos ? Autour d' Avèze, j'ai trouvé de quoi l'enrichir, car elles sont nombreuses et variées.
D'abord une grande croix sur la place de l'Église, une petite croix vingt mètres plus loin, et dès la sortie du village, celle-ci :

Allez vous deux, debout, la balade ne fait que commencer !
La descente vers le ruisseau de Plantades est assez raide, la montée sur l'autre versant l'est tout autant.
Une croix solitaire, plantée au bord d'un chemin creux entre bois et prés, se présente :
Le hameau des Plantades se doit d'avoir sa croix, bien brillante :
Ardot a aussi sa croix mais - Dieu me pardonne - je ne l'ai pas trouvée assez belle pour la prendre en photo. C'est une source joliment décorée qui a attiré mon attention :
A Cheminade, nous avons rencontré un paysan maussade sur son tracteur, des chiens de ferme hargneux, et un troupeau de vaches apeurées. Ce passage un peu agité ne m'a pas permis de repérer une croix. Mais un peu plus loin, hors circuit en direction de Tauves, se trouve celle-ci, encore ancrée solidement à son socle de pierre, malgré son air penché :
Et aussi, en sens inverse, au village de Granges, celle-là, plus riche, devant le château ruiné :

Arrivés sur le plateau, nous découvrons le massif du Sancy :
Nous atteignons un carrefour, marqué bien sûr par une croix :
Le chemin qui conduit à Flessanges est bordé d'une splendide rangée de hêtres aux gros tronc noueux.
Dans le hameau, la croix a été peinte :
Et nous sommes de retour à Avèze au bout de deux heures trente environ.
25 avril 2008
Le temple bouddhiste du Bost
Vous le savez, il n'y a pas besoin de partir très loin pour découvrir des choses étonnantes. Essayons par exemple de nous transporter au Tibet, pour rencontrer des lamas : c'est possible, à 3/4 d'heure de route de Clermont-Ferrand.
Le bouddhisme tibétain a créé des communautés en Europe, et la plus importante d'entre elles se trouve au Bost, sur la commune de Biollet, à une dizaine de kilomètres du barrage et du viaduc des Fades. D'abord installée dans une ancienne ferme, elle s'est agrandie et a construit un temple.
J'ai voulu voir l'effet que pouvait produire une telle construction dans le paysage des Combrailles, avec la chaîne des puys en toile de fond.

Pas de chance, la chaîne des puys était noyée dans la brume
C'est un endroit dont l'accès est parfaitement libre, à l'exception de l'ermitage des moines, et des bâtiments qui accueillent des laïcs qui y font retraite. Je n'ai rencontré aucun lama, seulement des ouvriers qui embellissent l'intérieur du temple, et qui m'ont aimablement laissé visiter les lieux, malgré les échafaudages.

Voici le grand Bouddha doré, de cinq mètres de haut

Le disciple représenté au centre est à taille humaine ;
chacune des mille petites niches abrite un bouddha
Le sentier qui serpente dans le parc conduit à une bambouseraie, près d'un étang. Je m'y suis promené, j'étais en Asie, ou presque.
Le centre bouddhiste Koundreul Ling du Bost, créé en 1984, est le plus important d'Europe. Il appartient à la lignée Kagyupa, l'une des quatre écoles majeures du bouddhisme tibétain, placée sous l'autorité du Karmapa. Ce dernier est proche du Dalaï Lama dans la hiérarchie religieuse du Tibet.
Des ermitages monastiques et des centres de retraite ont été aménagés dans les bâtiments d'une ancienne ferme. Plus récemment, un temple a été construit ; il est entouré d'un parc arboré d'inspiration orientale, complété par un étang qui accueille canards, poissons et batraciens.
Les lieux peuvent être librement visités, à l'exception de ceux qui sont réservés aux moines et retraitants. Un plan du parcours est affiché près du bureau d'accueil.
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La Montagne du mardi 19 août 2008 :
17 juillet 2007
La Chartreuse de Port Sainte-Marie
Guide Chamina "Combrailles, Cher et Sioule", n° 55 (au départ de Montfermy)
ou, plus court, n° 65 au départ des Ancizes
Par une chaude matinée d'été, il est agréable de suivre les bords ombragés de la Sioule, en regardant libellules et papillons, et en savourant le puissant parfum de la reine des prés.

Cette charmante demoiselle (mais c'est un garçon)
porte l'horrible nom de calopterix virgo
A ce rythme lent, en longeant la rivière, il faut un certain temps pour rejoindre la cascade qui coupe le méandre, et qui n'est pourtant située qu'à quelques centaines de mètres de Montfermy. Des familles installent déjà le pique-nique.

La balsamine géante a colonisé une partie des rives
La Chartreuse de Port Saint-Marie, abandonnée après avoir été pillée et vendue à la Révolution, n'est plus que ruines.
Mais le site a été en partie restauré, il est entretenu et très bien aménagé, avec des panneaux explicatifs qui guident le visiteur, néanmoins libre de déambuler à sa guise. L'accès est gratuit.
Le plus étonnant -pour qui ne connaît pas l'histoire des Chartreux- c'est que ces moines, dont la vie est uniquement consacrée, dans le silence, à la prière et à la méditation, ne vivent pas réellement en communauté. Chacun est isolé dans sa petite maison (ici, il y en avait 19), et seule la messe les réunit. Ils ont un unique repas pris en commun, le dimanche. Le reste de la semaine, un frère convers (un laïc chargé des tâches matérielles) glisse la ration journalière du père chartreux par une ouverture spécialement pratiquée dans le mur de la cellule.
Le retour à Montfermy paraît long, même si le chemin reste en grande partie ombragé. Il faut dire que la balade ne fait pas 14 km comme l'indique le guide, ni 15 km comme le précise la mise à jour publiée par Chamina, mais en réalité 16,6 km. Ainsi, même si l'on ne se trompe pas de chemin au point n° 10 comme nous l'avons fait, on ne rejoint le point de départ qu'au bout de six heures environ. Heureusement, l'eau de la source Brigitte coule tout près de la passerelle ; elle est bien fraîche.
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Liens :
22 février 2007
Roche-Charles
Guide Chamina "Lembron et Pays des Couzes", n° 24
De la forteresse contrôlant l'important chemin qui suivait le ruisseau du Sault, seule subsiste une petite chapelle. Elle domine fièrement les gorges, mais reste discrète dans le paysage : elle est située nettement en contrebas des plateaux environnants.
Un village s'était développé autour du château, et il lui a survécu : à la fin du XIXème siècle, un curé y élevait encore des croix. A la belle saison, il se plaisait sans doute, tel un druide, à célébrer le culte en pleine nature.
Aujourd'hui, on ne rencontre plus âme qui vive, mais dans le cimetière envahi par les herbes, quelques tombes vacillantes gardent pour quelque temps encore les traces de la présence humaine.
Roche-Charles n'existe plus que par le hameau de Boslabert situé au départ de la balade, et la commune a dû s'unir à une voisine, pour constituer Roche-Charles-La Meyrand, et conserver une cinquantaine d'habitants.
Mais une fois par an, les fidèles se rassemblent en procession pour y célébrer la Vierge, représentée par un statue en bois du XIIème siècle, dont seule une pâle copie en plâtre est conservée sur place.
Pour se documenter, voici le panneau placé par le Conseil général (à agrandir en cliquant dessus) :
Rappel : pour situer le lieu, il faut aller dans LOCALISATION-ARCHIVES, repérer dans la liste le numéro de la balade (ici, c'est le n° 15, situé dans SO, c'est-à-dire le quart sud-ouest), et cliquer sur cette partie de carte (SO) où la balade est repérée (n° 15, en rouge sur fond jaune.)

détail du zodiaque qui surmonte le portail
15 janvier 2007
Dans les rues d'Issoire
Guide Chamina "Lembron et Pays des Couzes", page 104
C'est le 30 décembre, il est midi. Les rares passants sont pressés ; j'ai l'impression d'être le seul à apprécier ce soleil d'hiver, qui me gratifie en retour, sans doute pour mieux faire ressortir les détails de l'église Saint-Austremoine, d'une éclatante lumière.
Sur la place de la République, les façades prennent des couleurs joyeuses.
Aujourd'hui, même cet hôtel près de la gare, que je n'avais pourtant jamais remarqué, me semble beau.
Au bord de la couze Pavin, il ne fait pas froid. J'aimerais emprunter cette passerelle, mais elle est privée.
C'est agréable, ce bain de soleil, j'en ai oublié d'aller manger. Tant pis, il est maintenant temps de reprendre ses activités !
08 janvier 2007
Notre-Dame de Mailhat
Guide Chamina "Autour de Clermont-Ferrand Riom Issoire", n° 15
C'est une belle balade, très variée, avec de beaux points de vue, au départ d'Orsonnette (déjà, c'est un nom qui sonne bien !). Et dans le village de Mailhat se trouve une petite merveille : une église romane très élégante et comportant de nombreux ornements.

Au-dessus de la coquille Saint-Jacques qui indique que nous sommes sur le chemin de Compostelle,
la lubrique femme aux serpents nous accueille.
Mais à chacun de mes passages, j'ai trouvé porte close, et pour l'intérieur de l'église, je ne dispose que du dépliant que Joëlle m'a gentiment rapporté :
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