01 octobre 2011

Lavaudieu, la balade

 Guide  Chamina  " Au fil de l'Allier ", n° 1  
 
ou " Brioude  - Porte des gorges de l'Allier ", n° 23 

La contemplation n'a qu'un temps. Nous allons maintenant marcher, durant trois heures trente.

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Passé le pont sur la Senouire, nous longeons la rivière, avant de monter en sous-bois. 

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Des écailles chinées, nombreuses, butinent les eupatoires. 

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Après le hameau des Chirouzes, une trouée offre un point de vue au nord sur la chaîne des puys.

 

Plus près, Brioude pointe le clocher de la basilique Saint-Julien. 

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Nous traversons maintenant une zone de prés et de cultures, où une plante nous intrigue : la tige et les feuilles sont semblables au maïs, seul l'épi est différent. Il s'agit de sorgho, moins avide d'eau que le maïs.

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Un papillon assez rare, le morio, qui manquait à ma collection, nous rend visite. 

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Nous atteignons la nouvelle route du Puy au niveau de l'échangeur de Vieille-Brioude. Elle est ici à configuration autoroutière, et nous la longeons (trop) longuement. Mais la récompense arrive : nous retrouvons la rivière, pour la traverser sur un pont du XVe siècle.

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Du houblon monte à l'assaut de l'arche très élancée, dont la parfaite élégance est en partie cachée par de grands arbres. 

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Un peu plus loin, un héron pose près d'un plan d'eau, des hirondelles s'agitent. Un bel oiseau au ventre jaune, qui est peut-être une bergeronnette des ruisseaux, hésite à se montrer. 

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Aux abords du village de Fontanes, nous quittons la route et retrouvons bientôt un sentier ombragé.

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Nous sommes sur le versant sud - plus sec - de la vallée de la Senouire.

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Le parcours alterne un passage au bord du cours d'eau et un trajet en surplomb. 

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Une vieille tonne de vigne nous indique que nous approchons du village. 

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15 septembre 2011

Lavaudieu, le village

A seulement une heure de route de Clermont, c'est un village de Haute-Loire qui figure parmi les "plus beaux villages de France". 

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Même si la maison du boulanger disparu est aujourd'hui un petit musée des traditions populaires, le village est toujours vivant. Les brebis l'affirment avec fierté, en défilant sur la place, au pas martial de leur guide.

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En contrebas des maisons anciennes aux pierres apparentes, au bord de la Senouire, les jardins bien exposés sont magnifiquement entretenus.

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Robert de Turlande, le fondateur de de l'abbaye de la Chaise-Dieu, a créé dans le village en 1057 un couvent de bénédictines, qui accueillit des moniales jusqu'à la Révolution.

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C'est aussi à la Révolution que l'église abbatiale a perdu la pointe de son clocher.  Mais elle a conservé des peintures du XIVe siècle.

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La Mort Noire distribue ses flèches à l'aveuglette

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 Une copie de la tête du Christ de Lavaudieu, connu pour faire des miracles
(l'original est au musée du Louvre ; le torse est à New-York)

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Le cloître roman de l'abbaye est le seul qui subsiste dans toute l'Auvergne. 

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Dans le réfectoire, une fresque de style byzantin (XIIe siècle) a été mise au jour.  

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 A suivre Lavaudieu, la balade


 

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01 juin 2011

La Bresle et les boires

Guide  Chamina  "Au fil de l'Allier", n° 30

En contrebas du bourg de Crevant-Laveine, dans un écrin champêtre, La Bresle aligne face à l'ancien port fluvial  ses murs de clôture flanqués de piliers monumentaux, solides gardiens de maisons cossues.

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mur composite : pierres, galets et graviers de l'Allier, brique et pisé

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pigeonnier                                             fontaine

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Le chemin traverse un bois tapissé d'ail des ours fortement parfumé, et longe successivement deux bras morts de l'Allier (appelés "boires" ) recouverts de lentilles d'eau. De petits détours offrent des points de vue sur la rivière.

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L'ail des ours

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Les  boires

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L'envahissante renouée du Japon

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la prêle

 

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L'Allier

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(à vrai dire, ces trois photos ont été prises un peu plus en aval,
entre Crevant et Vinzelles)

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Le retour s'effectue en montant sur un plateau recouvert en grande partie de cultures ; nous y avons rencontré une cigogne. Plus loin, un petit bois décoré par des enfants imaginatifs nous a attirés.

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La cigogne

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Le petit bois

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Descente vers la Bresle : déviation dans le champ de maïs.


 

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11 janvier 2011

Corent, ville gauloise

Nous arrivons sur un large plateau occupé par un terrain de sport, des cultures, une légère dépression qui ne mérite plus son nom de "lac",

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et le mamelon boisé formé par le puy de Corent (621 m).

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On remarque aussi des vestiges de construction, mais aucun être humain n'habite sur le plateau.

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Mais voici une parcelle de terrain curieusement décorée : des quilles, des poteaux pour jouer à cache-cache ?

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Nullement, c'est tout autre chose : nous sommes sur l'emplacement d'une ville d'au moins 10 000 habitants, d'abord gauloise puis gallo-romaine. Nous arrivons sur la grand-place, devant le sanctuaire :

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Ces aménagements évoquent donc, après plusieurs années de fouilles, les découvertes faites ici. Le sanctuaire gaulois est un lieu de culte délimité par un mur fait de bois et torchis, comportant des enclos, des fosses, et tout autour une galerie couverte soutenue par des colonnes en bois.
L'espace est destiné au sacrifice d'animaux - ici, principalement des moutons - dont les bas morceaux seront offerts aux dieux, tandis que les hommes  dégusteront les gigots, le tout (la fosse des dieux comme le gosier des participants) copieusement arrosé de bon vin d'Italie.
Les amphores sont conservées sur place, ainsi que les os soigneusement triés après pourrissement des chairs ; des crânes de bêtes sacrifiées sont fixés sur les poteaux de la galerie, face à l'entrée.

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Il est maintenant possible de visiter (virtuellement) le sanctuaire tel qu'il se présentait, juste avant la conquête romaine : ici.

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Vue vers le sud

Vue vers le nord

 


(1) - Image tirée de cette affiche  affiche pour l'exposition consacrée à la ville gauloise de Corent, au musée de la Céramique de Lezoux.

(2)- Images provenant du site traitant des fouilles de Corent : LUERN.

 


 

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31 décembre 2010

Corent, village vigneron

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Les premières pentes

 

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L'ancien village vigneron est accroché tout en longueur au pied d'une falaise, sur un étroit replat à flanc de coteau, mais l'architecte de son église s'en est accommodé, en la construisant très mince derrière son clocher.

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La statue de Saint-Verny reproduite plus haut se trouve dans l'église

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Comme au théâtre, les gradins du cimetière permettent à chaque tombe, confortablement installée au soleil, de profiter largement du paysage.

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A l'ouest, la carrière de pouzzolane de Roc Rouge a sculpté d'imposants reliefs aux parois verticales.

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A mi-pente, une source alimente la vénérable station de pompage et l'ancien lavoir. Comme celui-ci est un peu loin du village, une "cabane, ou "baraque", permettait aux laveuses de s'abriter.

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Un peu plus bas, seule la tour de Chalus subsiste d'un château qui prospérait au XIIIe siècle.

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Elle a un air penché, car elle est plantée sur un terrain instable.

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Les parements intérieurs sont en arkose, et en basalte à l'étage. Le reste, c'est du tout-venant d'origine volcanique prélevé sur place : la pierre ne manque pas.

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Tout en bas coule l'Allier, ici au pont des Goules.

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Plus loin en direction des Martres-de-Veyre, en amont du pont de chemin de fer à Longues, la source du Tambour tambourine faiblement, absorbée par le grondement de la rivière.

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(cliquer sur l'image pour voir la vidéo)
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La visite n'est pas terminée. Au-dessus du village, nous grimperons sur le plateau, en empruntant le chemin des chèvres.

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(à suivre)

 


 

 

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24 août 2010

Les sources de Sainte-Marguerite

Au fil de l’ Allier

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Nous voici donc à Sainte-Marguerite et cette vue, qui a été prise depuis l'autre rive, montre l'importance de la station thermale : sur la gauche, une petite usine d'embouteillage, et à droite un bâtiment sans charme qui faisait office d'établissement thermal. Pourtant on nous dit que dans sa période faste, à la fin du XIXe siècle, la station soignait jusqu'à 600 malades (du foie ou de l'estomac)  par jour !

Aujourd'hui ces bâtiments sont abandonnés, mais les sources sont toujours présentes, ainsi que quelques vestiges du parc thermal.

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Voici la source du geyser. Celui-ci se déclenche toutes les vingt minutes, annoncé par des bouillonnements de plus en plus forts, et retombe au bout de quatre minutes.

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Au centre du parc, un captage est surmonté d'un château-fort miniature plutôt rigolo. Un petit escalier est même prévu, pour accéder aux remparts, et surveiller l'arrivée d'un improbable ennemi.

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C'est au contraire dans un petit bâtiment très ordinaire qu'est installé le captage de la source des Tennis. On n'y voit qu'une grosse tuyauterie et une citerne, mais à la sortie, la vasque s'orne de dépôts calcaires et ferrugineux.

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Cet écoulement se joint à celui de la source de la Chapelle provenant de l'ancienne usine d'embouteillage, pour  former un milieu où poussent des plantes halophiles  (dont, paraît-il, le plantain maritime, bien plus discret qu'au pré salé du Sail).

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L'ensemble forme un tableau aux couleurs variées, et changeantes au fil des saisons.a

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La source du Héron est protégée par une construction habillée d'une jolie toiture ; elle coule de façon parcimonieuse.a

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Tout près, la buvette octogonale attend le curiste, sans trop se dégrader.

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La source de l'île ne mérite plus son nom : la rivière capricieuse a modifié son cours, laissant l'île se rattacher au rivage. Tant mieux, car la passerelle ne paraissait pas être d'une grande solidité !

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Dans le parc, le bassin est asséché, et le pont maçonné imitant le bois n'enjambe qu'un socle de béton envahi peu à peu par le lierre.

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Le promeneur se réjouit  de pouvoir accéder à cette propriété privée. Le groupe Intermarché a acheté le site au début des années 1990. Il embouteille sans traitement, dans l'usine récente située de l'autre côté de la route, l'eau de Sainte-Marguerite, minérale et gazeuse, et la vend uniquement dans ses propres magasins.

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Tiens, un vulcain essaie de lire les affiches de la cabane des laveuses !

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10 août 2010

Le vallon des Bouys

Guide  Chamina  "Au fil de l'Allier", n° 22

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C'est une marche de trois heures que l'on peut entreprendre à partir de Sainte-Marguerite, où un parking fait face à l'usine d'embouteillage.

Le circuit monte d'abord vers Saint-Maurice, surplombe le vallon, redescend vers Mirefleurs puis revient au point de départ en longeant l'Allier.

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Saint-Maurice-ès-Allier

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Le village dominé par le puy Saint-Romain (781 m)

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L'église, où l'on vénère les saints Romain et Maurice (à gauche),
tous les deux soldats romains, ce qui explique leur tenue.

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Fontaine-lavoir sur la place centrale

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La rue sous les forts

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La poterne du fort villageois

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La maison des arcades

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Le "château" rénové

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Le vallon

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Le vallon est constitué de pelouses sèches dont la faune et la flore sont protégées. Près de la route en contrebas, on trouve la trace d'anciennes carrières, de bâtiments et de fours à chaux exploités jusqu'en 1945.

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Mirefleurs

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A Mirefleurs, on traverse d'abord des lotissements récents, avant de suivre un parcours labyrinthique dans le village ancien pour voir maisons vigneronnes, château et remparts. On traverse ensuite la zone artisanale, puis on longe l'aire d'atterrissage des deltaplanes qui s'élancent du puy Saint-Romain. Là, un petit détour permet d'atteindre la source salée du Sail, qui alimente un pré où poussent des plantes habituellement rencontrées en  bord de mer, dites halophiles.

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En bordure du parc (non ouvert au public) du château

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Place Jean Domat

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Ruines du château des comtes d'Auvergne (XIIIe siècle)

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La place de la Molle

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Le clocher

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La croix de la Prade

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Source du Sail et pré salé

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Le pré salé est sous la protection du CEPA
(Conservatoire des Espaces et Paysages d'Auvergne)

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Je n'ai reconnu que le plantain maritime  : facile, il abonde !

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Les berges de l'Allier

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Et l'on rejoint Sainte-Marguerite ... la prochaine fois, seulement !

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12 avril 2010

La Combelle et nostalgie

 

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La cité minière conserve avec respect le souvenir des gueules noires  qui ont travaillé ici dans des conditions difficiles.  Laurence   (voir le lien) y a passé une enfance sage et heureuse qu'elle évoque avec émotion.  Moi, dans ma jeunesse, petit morvandiau pensionnaire au lycée de Nevers, je ne connaissais La Combelle que parce que son équipe de foot affrontait celle des cheminots de Vauzelles. Nous allions parfois assister au match, échappant ainsi à la sempiternelle promenade dominicale des bords de Loire, en rangs par trois. J'imaginais une ville lointaine perdue dans les montagnes, alors que son point culminant, marqué par la présence de l'ancien château d'eau, n'est qu'à une altitude de 500 mètres. Mais j'étais sûrement influencé par Riom-ès-Montagnes, autre adversaire habituel de l'équipe locale.

 

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Et toc, vous n'avez pas échappé à la séquence nostalgie !

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Cette ville, créée avec l'exploitation minière, a la  particularité de ne pas être dominée par le clocher d'une église. Le bâtiment le plus imposant, au centre de la photo, c'est l'école, qui doit maintenant être bien trop grande.

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A défaut du son des cloches, c'est la sirène placée au sommet du château d'eau qui rythmait la vie de la population : début ou fin de la journée de travail - la routine -, mais aussi, parfois, l'accident redouté.

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Les maisons proprettes se pressent près du puits. Les habitants, réunis en association de sauvegarde, ont tenu à conserver le chevalement des Graves.

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Texte de la pancarte  : "Hommage au travail des Gueules Noires -
Cinq siècles d'exploitation du charbon dans le bassin ont permis le développement économique
pour la relance et l'emploi - Le puits des Graves a fonctionné de 1925 à 1978 ",
et de la stèle : 
" En hommage aux victimes des accidentes (sic) de la vie du travail et des maladies "
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La "Chambre Chaude", c'est le bâtiment des douches. Celles-ci, jusqu'en 1966, ont été ouvertes une fois par semaine aux enfants des écoles. A la même époque,mon internat n'était pas mieux équipé en sanitaires que les maisons ouvrières de la Combelle : j'allais moi aussi chaque jeudi à l'établissement de douches.

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Le puits de la Verrerie a conservé sa cheminée d'aération.

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Le transformateur

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Privée d'église, La Combelle n'en a pas moins a sa chapelle immaculée, souvent fermée désormais. Le banc qui lui fait face a perdu ses lattes de bois : à quoi bon les remplacer, puisque personne ne songerait à venir s'y asseoir. Aucun passant ne s'attarde plus ici ; nul enfant ne joue dans le grand espace vert.

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La Combelle a perdu son activité, mais la retraitée sans vigueur s'attache à faire bonne figure. Elle reste pimpante.

 


 

 

 

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24 mars 2010

Brassac sans les mines

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L'exploitation des mines s'est arrêtée définitivement à l'été 1978.  Sur la vingtaine de chevalements du bassin houiller de Brassac-La Combelle, celui de Bayard fut  le dernier à rester en service. Il  s'élève à une hauteur de 34 mètres, et permettait d'atteindre des galeries à 530 mètres sous terre. Conservé et restauré, il ne fait maintenant que signaler  la présence du musée de la mine, créé dans le bâtiment voisin qui abritait la machinerie.

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Ici les ouvriers prenaient l'ascenseur, après s'être équipés à la lampisterie
(c'est le bâtiment que l'on aperçoit au fond)

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La cage d'ascenseur, à deux étages, pouvait transporter trois de ces wagonnets (appelés berlines)

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En cette saison, le musée est fermé. Mais lors de mon passage, les employés municipaux qui y travaillaient m'ont autorisé à jeter un rapide coup d'oeil à l'intérieur.

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Evocation de la "salle des pendus"

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En ville, en rejoignant les bords de l'Allier, je remarque cette fontaine à l'impressionnante sculpture créée par les élèves de l'école d'architecture de Volvic.

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Un peu plus loin, des arbres abattus ont été remplacés par des animaux taillés dans le bois.

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A côté, un parc clos accueille des chèvres naines, et un émeu ébouriffé qui s'intéresse beaucoup à moi, à moins qu'il veuille seulement manger mon appareil photo.

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Une promenade longe l'Allier et conduit au quai où, sur les sapinières, on embarquait le charbon. Il voguait ensuite - sauf accident de parcours -  pendant près de trois semaines pour atteindre Paris.

Après déchargement de la marchandise, le bateau était démoli et vendu comme bois de chauffage.

Tandis que la plupart des mariniers rentraient à pied au pays, quelques-uns s'installaient sur place pour vendre au détail sous la fameuse enseigne "Vins Bois Charbons", rejoignant ainsi la communauté des bougnats originaires de l'Aveyron.

La navigation se poursuivit durant deux siècles, depuis l'ouverture du canal de Briare en 1642 jusqu'à la concurrence fatale du chemin de fer, qui circula à partir de 1855.

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En 1841, 55000 tonnes de charbon transitaient par ce quai
(soit le chargement de plus de 2000 bateaux)

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Aucun risque de crue dans l'immédiat (la jauge est graduée jusqu'à 4 mètres),
mais impossible de faire naviguer une sapinière, malgré un tirant d'eau à pleine charge de seulement 70 cm

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Les rues de la partie basse de la ville (Brassaget) portent des noms qui rappellent l'activité marinière. Dans cette niche, c'est Saint Nicolas, patron des marins, qui est représenté.

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Cette jolie publicité, je l'ai trouvée sur le site de
l'association de sauvegarde des chevalements Les Graves- Bayard,
qui comporte, comme il se doit, une mine de renseignements


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19 janvier 2010

Le garou de Buron

 

 

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C'était un seigneur violent, vicieux, violeur. Il ne craignait ni Dieu ni Diable, et massacrait avec délice les pauvres gens qui se trouvaient sur son passage. Ivre de sang, il ne rentrait à son château, un sombre fort faisant corps avec l'éperon de basalte dont il était construit, que pour s'y livrer à la débauche. Au pied de la butte, les maisons paysannes s'étaient peureusement resserrées, et personne n'osait évoquer, même à voix basse, le nom de celui qui terrorisait la population. Longtemps après sa disparition, il suffisait de citer son surnom, "le Garou", pour que chacun soit à nouveau envahi par les frissons de la terreur.

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Ce soir-là, il se restaurait dans son repaire, entouré d'une joyeuse bande de soudards. La journée s'était déroulée de bonne manière : pillage d'un monastère, après l'assassinat de tous les moines. Certains d'entre eux avaient même pleuré et imploré grâce, ce qui, pour être habituel, était d'autant plus plaisant dans un lieu sacré. Pourtant, le Garou ressentait comme un malaise.

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Et la foudre se déclencha, embrasant le château dans le vacarme effrayant du tonnerre. Le Garou a-t-il vu la colère de Dieu, qui pourtant n'a pas l'habitude de se déranger pour des turpitudes aussi ordinaires, ou bien la joie du Diable impatient d'accueillir cette excellente recrue ? Toujours est-il qu'il s'enfuit, suivi de sa troupe épouvantée, et qu'on ne le revit plus.

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Le château abandonné ne menace aujourd'hui que les rares visiteurs qui osent affronter les ronces dont il se pare.

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Vue du massif du Sancy jusqu'au puy de Dôme, avec au centre le donjon de Montpeyroux
(cliquer pour agrandir)

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Un pèlerinage dédié à N-D de Buron a lieu tous les ans, le troisième dimanche de septembre.
La petite église est surmontée d'une cloche du XIVe siècle, dite "la Montauronne"
(classée monument historique) qui provient de l'abbaye du Bouchet.

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Les illustrations de la légende du sanguinaire sire Robert sont la reproduction de peintures du plafond de l'église de Buron. Sur les murs sont également peints des portraits dont j'ai fait ici une frise.

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