15 juin 2012

Greschny me poursuit !

Sans doute Nicolas Greschny a-t-il trouvé que je n'avais pas fait preuve d'assez d'enthousiasme devant ses fresques à Châtel-Guyon. Sinon, je n'avais aucune raison, pour ce week-end prolongé de Pentecôte, de choisir d'aller au pays du roquefort. Ni de m'intéresser aux raspes du Tarn, ces pentes sauvages qui, après Millau, succèdent aux gorges, et, après avoir visité Saint-Rome du Tarn, d'arriver à Saint-Victor et Melvieu, précisément devant la petite église de Saint-Victor.  

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Pardonnez-moi, Nicolas, je ne voulais pas vous froisser. Je n'ai pas une grande culture artistique, encore moins religieuse ; je ne m'étais certes pas extasié, mais j'avais bien aimé vos jolies images, surtout les scènes d'action très expressives. Et j'ai admiré la technique, car je sais que vous dessiniez d'un seul trait, sans retouche possible. Alors, était-ce vraiment utile de m'envoyer voir - excusez du peu - la "Chapelle Sixtine rouergate" , que vous avez peinte trois ans avant d'exercer votre art en pays brayaud ?

 

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Si maintenant je tente le moindre commentaire, je risque de réveiller la colère du Maître, qui serait capable de m'expédier Dieu sait où, afin que je me repente devant l'une ou l'autre de ses oeuvres (une centaine), dispersées surtout dans le sud de la France. Ou bien de m'obliger à suivre un stage chez son fils Michaël, qui continue la tradition.

Tout de même, Nicolas, vous comparer à Michel-Ange, n'est-ce pas un peu présomptueux ?

Aïe ! j'ai dû gaffer, les Cieux sont mécontents, et voici que l'orage gronde au-dessus de Roquefort.

 

falaise roquefort bis

 


 

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01 juin 2012

Le fond de la vallée de Chaudefour

 

La vallée glaciaire de Chaudefour est classée en réserve naturelle depuis 1991. A l'entrée du site, la Maison de la Réserve présente des maquettes et images d'animaux et de plantes, et retrace l'histoire de l'exploitation de la source Sainte-Anne.

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Après dix minutes de marche sur un large chemin, on arrive près de la cascade de Pérouse. 

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Si l'on grimpe au sommet de la cascade (mais les rochers abrupts sont glissants), on en trouve une deuxième, plus petite. 

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euphorbe

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Un peu plus loin, au pont Sainte-Anne, on aperçoit déjà la crête de coq.

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La source Sainte-Anne, qui fut exploitée de 1890 à 1914, se trouve à gauche du pont. Visiblement, son eau gazeuse contient du fer, mais aussi (d'après les analyses faites en 1894) de l'aluminium, du bicarbonate de soude, de calcium, de magnésium ... Elle était préconisée pour les maladies de l'estomac, l'anémie, et pour revigorer les convalescents.

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Panorama 5

 

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La dent de la Rancune 

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Du centre du cirque, on distingue la cascade de la Biche. Un sentier en sous-bois y conduit.

biche

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En rejoignant le fond de vallée, on retrouve la prairie traversée par plusieurs ruisseaux, et le panorama sur  les crêtes du Sancy.

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Panorama 7

 

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Le sentier de plus en plus raide longe le torrent et conduit jusqu'à une coulée de neige surmontée par les Cornes du Diable.  

neige

 

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***

Voir aussi : Le tour de la vallée de Chaudefour


 

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15 mai 2012

La vallée des usines

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La Durolle, avec son cours torrentueux, a offert une force hydraulique utilisée à Thiers dès le Moyen-Âge, pour alimenter les moulins à farine, les foulons des tanneurs, les maillets des papetiers, et avec le développement de la coutellerie, les martinets des fondeurs et les meules des émouleurs.

Dans les débuts de l'ère industrielle, à partir de 1850, seule la coutellerie est parvenue à se maintenir. Elle était encore éparpillée dans de très petits établissements, mais des fabriques utilisant des machines-outils sont apparues.

Puis l'utilisation de l'électricité a libéré les usines des caprices de la Durolle. Au XXe siècle, elles ont été progressivement abandonnées, nous laissant leurs ruines à contempler.

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îlot Navaron

Nous  avons cassé les reins à une montagne,
 forcé  une rivière folle à travailler pour nous
 
mieux que ne le feraient trente mille chevaux

 

rouet Delaire


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 J’aime  la  rude musique du travail, et si par hasard
  j’ai une idée  triste,  en frappant  mon enclume, je
   n’ai  qu’à  sortir  un peu, à  venir ici, et à regarder
rire  l’eau  et le soleil pour me sentir fier et content !

 

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Creux de l'Enfer

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  Le Trou d'Enfer !  je suis de la plaine, moi, et je ne connaissais 
guère les précipices. Et puis un trou d'enfer au milieu d'une ville, 
  ça ne me paraissait pas possible.   Et cependant  j'entendais le 
  grondement de la chute d'eau ...                                         

 

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usine du May

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Photo à la une du journal La Montagne du mercredi 23 mai 2012 :
" La région thiernoise sous les eaux " 


 

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chez Ferrier

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     Bah !  n
otre  enfer  n'est  pas si laid qu'on veut bien le dire !             
mes yeux s'y sont accoutumés, et tous ces toits de bois noircis             
par la fumée, ces passerelles tremblantes sur les cascades ...               
oui, tout cela  me danse devant les yeux et me chante dans les oreilles !  


        
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Tous les textes surlignés sont tirés de La Ville Noire, de George Sand.


 Complété le 23 mai 2012

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01 mai 2012

Thiers - Le Moutier

 

Le pont du Navire relie depuis le XIIIe siècle la ville ecclésiastique, au bord de la Durolle, à la ville seigneuriale installée en position dominante.

 

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Oeuvres de Patrick Raynaud, 1986 

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Un moutier (monastère) était déjà installé à cet endroit au VIe siècle. L'abbaye fut rattachée au XIe siècle à Cluny ; elle a conservé des moines bénédictins jusqu'à la Révolution. Les vestiges qui subsistent à notre époque sont le logis abbatial (remanié), ses jardins (qui se visitent en été), et l'église Saint-Symphorien.

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 Restaurée à la fin du XIXe siècle, l'église a été amputée de ses parties les plus anciennes, qui ont toutefois échappé à la destruction. 

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Des travaux effectués en 1953 ont fait apparaître, sous le porche, des peintures anciennes. 

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L'intérieur, repeint, comporte des chapiteaux décorés, datant du XVe s.  
 

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En face de l'église, dans un agréable jardin public, se trouve  l'orangerie (ouverte seulement le mercredi).

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(à suivre : la vallée des usines) 



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15 avril 2012

Retour à Thiers

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Drôle de ville, avec son quartier historique perché autrefois riche, sa ville basse, ses usines aban-
données au  bord  de la Durolle. Et, plus récente, sa longue et plate ligne droite, bordée de constructions hétéroclytes, et terminée par un large rond-point où trônait l'imposante guillotine de Dennis Oppenheim(1). Celle-ci, qui était rituellement démontée à chaque manifestation d'agriculteurs, a fini par renoncer ; où ses débris se cachent-ils aujourd'hui ?  



Le dynamisme affiché à la sortie de l'autoroute ne reflète pas forcément la réalité économique


Pourtant, même surmontée d'une rampe d'autoroute, et longtemps défigurée par par une barre d'HLM, la ville haute a conservé sa fière allure.

 

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tableau     

Là-haut, une ville riche s'est élevée,une ville bariolée
de  couleurs  tendres  et rieuses que les voyageurs   
comparent  à une  ville d'Italie,  une ville quasi neuve
avec  des  fontaines,  des  édifices, des routes !   (3)

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Mais, hormis l'emblématique maison du Pirou, les immeubles de prestige semblent manquer d'entretien, et certains perdent leur activité, à l'exemple du Tribunal ou de la Banque de France. 

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Dans les raides petites rues dévalées par les enfants que François Truffaut avait pris plaisir à filmer(4), ce ne sont, à l'exception des magasins de coutellerie, que vitrines mortes et façades décrépites, qui régulièrement s'effondrent. Seules les familles d'origine turque, immigrées lorsque la coutellerie était florissante, acceptent encore de vivre dans ces immeubles vétustes. Malgré les efforts de la municipalité, la situation s'aggrave : depuis plusieurs mois, la rue de la Coutellerie est en partie évacuée et fermée par des palissades, sans qu'une date de réouverture puisse être fixée.

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Depuis la terrasse des remparts, le panorama sur le lointain massif du Sancy reste somptueux, mais on ne peut manquer de remarquer, en se retournant, la longue devanture noirâtre qui fut celle (on le devine sous la crasse) de Défimode. Les ruelles gardent leur charme, avec leurs maisons à pans de bois et les peddes qui les traversent.

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Le coin des hasards
 

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rue Conchette
 

Dès le Moyen-Âge, un château s'élevait à Thiers. Il en reste des murailles (sur lesquelles se sont appuyées les maisons branlantes), et un porte près de l'église Saint-Jean. Au-delà, les escaliers et les sentiers creusés à flanc de rocher (les pâtières) descendent vers la rivière.

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vigne dans les jardins de l'hôpital
 

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bain de soleil face aux usines


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(à suivre : Le Moutier, la vallée des usines)
  

1- L'oeuvre, créée lors du symposium de sculpture monumentale métallique organisé en 1985, a été démantelée à l'approche de l'an 2000.

2- Tableau de Théodore  P.E. Rousseau, 1830.

3- Extrait de La Ville noire, de George Sand, 1861.

4- Dans L'Argent de poche, sorti en 1976. 


 

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01 avril 2012

Les fresques de Châtel-Guyon

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A Châtel-Guyon, la sainte Anne qui veille sur l'église est de facture rustique. Modeste jusque dans sa tenue de paysanne en sabots du pays brayaud, on dirait une cousine de Bécassine dorlotant un ouistiti. Ce n'est pas une moquerie : la ressemblance  me semble évidente.

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A l'intérieur, en revanche, Nicolas Greschny s'est montré beaucoup plus démonstratif. En deux mois, durant le terrible hiver 1956, il a recouvert d'images pieuses les 900 m2 d'espace disponible. On admire le bel ouvrage, même si ces jolies illustrations n'ont pas toutes une puissance évocatrice très forte. 

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 Les quatre cavaliers de l'Apocalypse


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Adam et Eve  

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L'archange Saint Michel terrassant le dragon à sept têtes 
 

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Moïse présentant la manne céleste aux Hébreux

 

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Le baptême de Jésus, et la Jérusalem céleste d'où sortent les quatre fleuves
 

 

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Les verrières sont en cristal de Baccarat incrusté dans du ciment armé 

 

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Sur la butte dominant l'église s'élevait autrefois le château du comte Guy II ("Castel Guidonis", qui a donné son nom à la ville), croqué ici par Guillaume Revel. 

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Slobo lui a redonné un semblant de vie, sur un pignon. 

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Mais au sommet  il ne reste aucune trace du château : seulement le calvaire, et une table d'orientation. 

 


 PS- Mais oui (voir le commentaire de Cécile), c'est bien le chanoine Jean Puyau qui a commandé les fresques :

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25 mars 2012

En rouge et noir

Dans le rouge, au coeur de la projection, les matériaux ont fondu et le fer a rouillé.

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Dans la bouillie épaisse, de lourds grumeaux se sont formés. 

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Dans le noir, tout autour, la cheminée fumante a répandu ses cendres. 

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 Photos prises à l'ancienne carrière située au pied du puy de la Vache :

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(cliquer sur l'image pour agrandir)

 


 

 

 

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12 mars 2012

La roche de Sauterre

 

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C'est une très ancienne coulée de basalte qui, grignotée à son extrémité par  l'exploitation d'une carrière dans la première moitié du 20e siècle, forme maintenant une falaise.

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Le site avant la carrière

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Le concasseur électrique ...

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... et ce qu'il en reste.

 

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Au pied de la falaise, une aire de pique-nique est aménagée ; le long du sentier conduisant au sommet, des panneaux identifient les arbres rencontrés (bouleaux, hêtres, merisiers...). Plus loin, on traverse un bois de sapins.

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Le sommet, situé à une altitude de 977 m, est doté d'une table d'orientation. Il offre une belle vue, au sud, sur la chaîne des puys.

orientation

 

 

plan

Le circuit peut se faire en partant de l'église du village. Ne cherchez pas le clocher, il est très
discret ! 

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23 février 2012

Grande Cascade et Fantastique


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Au-dessus des Thermes du Mont-Dore, 

et du kiosque à musique,

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des escaliers rejoignent le sentier plat dominant la vallée ; ils sont verglacés.

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Du Capucin au Sancy, les crêtes sont enneigées. Nul besoin, pourtant, de se vêtir de peaux de
bêtes ! 

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A partir du carrefour avec la route du col de la croix Saint-Robert, le chemin de la grande cascade, en hiver, est interdit par un arrêté municipal et une barrière amovible.

 

En cette saison, la cascade gelée dévoile ses grandes orgues. 

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(3)

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(1)- Ce tableau dont je n'ai noté ni le nom ni l'auteur, est exposé jusqu'au 10 mars 2012 aux Thermes du Mont-Dore, dans le cadre du SAFE (salon de l'art fantastique européen). 

(2)- Tableau de Alain Bazard, " Fin de périple au Laddakh ", également au SAFE.

(3)-" Toccata ", de Michel Barthélémy, toujours au SAFE.

J'y ai aussi apprécié  "Futur archaïque" de Jean-Jacques Chabeaudie, 

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la Clepsydre d'Aton de Tony Quimbel,

tony_quimbel

et, du même peintre, le Tombeau de Merlin,

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les Rouages du Temps de François Joly,

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la Dame au Faucon de Christophe Lorain, 

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et bien d'autres ...


 

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14 février 2012

Bientôt le Panoramique

 

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Hormis les gares, encore en travaux mais en sommeil à cause du gel, tout semble en place pour hisser les touristes au sommet du puy de Dôme.  

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De multiples panneaux, multilingues, sont installés un peu partout, et presque à chaque virage du sentier des muletiers.

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Au sommet, le cheminement bien étudié, goudronné, permettra d'accueillir des groupes, derrière lesquels il faudra piétiner jusqu'à l'arrêt-pipi (également prévu), sauf à empiéter sur la pelouse reconstituée. 

 

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Pour l'instant, je suis seul sur ce chemin de ronde à affronter le vent glacial. Pas question de contempler longuement le puy de Côme, il vaut mieux accélérer le pas pour rejoindre l'antenne.

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Une brume épaisse recouvre la ville. La pollution, aggravée par le temps sec et l'utilisation intensive du chauffage, a atteint le seuil d'alerte. 

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Les soubassements bien dégagés du temple de Mercure permettent d'apprécier l'importance de l'édifice. 

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Eugène Renaux (1) a l'air frigorifié. Le temps était plus doux lorsqu'il a atterri ici, il y a tout juste
101 ans.  

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(1)- Eugène Renaux a remporté le prix offert par André et Edouard Michelin à l'équipage qui relierait Paris au puy de Dôme en moins de 6 heures. L'exploit a été réalisé le 7 mars 1911, en 5 h 10', avec une escale technique de 20 minutes à Nevers.

(2)- Source : Wikipedia.


 

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