01 septembre 2008

Métamorphoses, la suite

Le mardi 19 août, nous déplorons déjà une perte dans nos rangs : une pupe de diptère - disons, pour simplifier, une larve de mouche, dans son dernier stade d'évolution - est découverte près de N°5, qui donc avait été parasitée.

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Mercredi 20, N°5 accouche d'un deuxième intrus.

Jeudi 21, l'horreur continue : le jardinier croit revoir Alien, alors que du corps vidé de son amie N°3 - qui lui avait offert quelques jours plus tôt le spectacle de sa nymphose - s'extrait en se contorsionnant un asticot repu.

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Vendredi 22, le jardinier  inspecte le fond de la boîte, et découvre dans les orties séchées encore six larves identiques aux précédentes. Parmi les nymphettes immobiles, il ne fait pas de doute que N°2, petite et noirâtre,  a elle aussi été infestée. De plus en plus habité par les images d'Alien, le jardinier se demande si dans cet équipage miné par un envahisseur sournois, il trouvera son lieutenant Ripley.

Les jours passent, dans l'inquiétude mais sans nouvelle victime apparente... Jeudi 28 août, dans le cockpit près de ses deux collègues momifiées, N°1 a plutôt bonne mine.

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A l'arrière, un mince espoir de survie subsiste pour N°4, qui n'a que partiellement noirci :

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Samedi 30 août, l'émotion est à son comble : dans l'après-midi, N°1 laisse apparaître, en transparence, les yeux caractéristiques de son espèce, qui orneront ses ailes déployées. La naissance est proche.

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Dimanche 31 août, le jardinier s'empresse de nous rendre visite. Il a compris que N°4 ne s'éveillera pas, mais je suis là, moi N°1, prête pour l'éclosion.

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7 h 50

Il va, il vient, il surveille, mais se laisse quand même surprendre, car ma sortie est très rapide. Me voici donc, seul dans cette équipe à atteindre l'état de papillon. On m'appelle

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8 h 20
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Il faut maintenant me laisser le temps de récupérer, de défroisser mes ailes, de m'endurcir.

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8 h 40

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9 h 10

Je ne me détache de mon enveloppe vide qu'au bout de deux bonnes heures.

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10 h 50 - la trace rouge, c'est un déchet que j'ai éliminé après la naissance
(le méconium, chez les papillons comme chez les humains)

Mes tentatives d'envol me conduisent à la porte. Il est temps que le jardinier l'ouvre.

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11 h 20, juste avant l'envol

C'est parti, je vais découvrir le vaste monde ! Après un vol d'une quinzaine de mètres, je fais un premier arrêt, puis je repars, me posant de ci, de là. Je butine un souci, et bientôt je m'éloigne.

Je dispose de beaucoup de temps jusqu'à l'hiver, lorsque le froid m'obligera à chercher un un abri. Je me réveillerai en mars, et je volerai encore jusqu'à la fin du printemps, après m'être accouplé pour que le cycle continue, tant qu'il y aura des orties.

Le jardinier est satisfait d'avoir mené à bien son expérience. Il faut dire qu'encore une fois, André Lequet l'a bien aidé, en décrivant précisément, dans son article consacré à inachis io (c'est mon nom scientifique), toutes les étapes de l'opération.

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Quant aux pupes de diptères, elles sont toujours là, mais le jardinier ne les aime pas. Il leur en veut d'avoir causé la mort de ses protégées, et il ne se sent pas une vocation d'éleveur de mouches. Il va les relâcher dans la nature, et les laisser vivre leur vie.

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Le 20 septembre, je suis de retour, attiré par les zinnias
(ou bien, si ce n'est moi, c'est donc mon frère)



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16 août 2008

Métamorphoses

Nous partîmes cinq cents, et il fallait bien nous pondre en aussi grand nombre, car nous serons sûrement peu nombreuses à arriver au port.

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Est-ce là une ancienne tenue abandonnée après une mue, ou le résultat d'une hécatombe ? Quoi qu'il en soit, nous étions encore nombreuses à dévorer nos provisions : un jardinier adepte du purin d'orties avait laissé se développer cette plante délicieuse qui compose tous nos repas. Nous étions là depuis un mois environ, et nous avions subi diverses évolutions. Mais ce n'est que le 9 août, alors que nous étions bien grasses et avions revêtu notre tenue de gala -une jolie robe noire à pois blancs- que l'homme nous repéra.

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Nous restions plutôt groupées, mais il ne faut pas nous prendre pour de vulgaires chenilles processionnaires. D'ailleurs, nos épines sont sans danger, nullement urticantes. Elles sont néanmoins impressionnantes, et le jardinier mit du temps avant d'oser nous toucher : il gardait ses gants, au prétexte que les orties, elles, ne manqueraient pas de le piquer.

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Sans relâche, nous mangions ces feuilles appétissantes.

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Les plus aventureuses partaient explorer les sommets.

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Après nous être bien gavées, et ayant atteint les quatre centimètres réglementaires, l'appétit nous a manqué. Nous avons commencé à nous disperser, cherchant un endroit tranquille  pour nous transformer en chrysalide. Craignant de nous perdre de vue, le jardinier a retenu sept d'entre nous  dans une boîte, à l'intérieur de sa cabane.

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D'habitude, à l'endroit qui nous convient, nous secrétons un support soyeux auquel nous nous accrochons, la tête en bas.  Mais nous, emprisonnées, ne pouvions aller bien loin. Ainsi nous étions trois, toutes proches, à nous être suspendues au carton qui recouvrait la boîte. Le 14 août au matin, le jardinier eut une surprise : l'une d'entre nous s'était transformée pendant la nuit.

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Il s'absenta durant deux heures, et à son retour nous étions deux à avoir revêtu une nouvelle parure, couleur jaune-vert.

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Il ne voulait maintenant pas rater la nymphose de la troisième, qui, par chance, ne tarda pas. Quelques soubresauts, la peau qui s'ouvre et fait apparaître progressivement la chrysalide : en huit minutes, le changement était accompli.

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10 heures 32, début du processus

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10 h 34, vue de dos          -        10 h 35, vue de face

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10 h 36    -    10 h 37
Il faut maintenant s'agiter pour se débarrasser de l'enveloppe inutile

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10 h 38, encore un effort !        -                   10 h 40, c'est fait !
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Voilà la dépouille, vieux vêtement au rebut

Dans l'après-midi, une autre de nos compagnes s'est transformée, et une dernière le lendemain 15 août. Il restait deux chenilles alanguies, qui semblaient avoir péri.

Nous voici maintenant, cinq fragiles nymphes sous la protection du jardinier. Notre coque va s'assombrir et se durcir, mais il ne devrait rien arriver d'important avant une quinzaine de jours. Sauf accident de parcours, ce sera alors la dernière phase : l'apparition de l'imago.

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Les 4 premières, au matin du 16 août

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Et la dernière, peut-être trop agitée, s'est détachée de son embase soyeuse

A bientôt, si tout va bien !


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08 août 2008

Au fil de la Sioule : Queuille

 

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Dernier regard sur le barrage et le viaduc des Fades :

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Cette photo a été prise durant la randonnée "Vallon de la Viouze" (Guide Chamina   "Combrailles, Cher et Sioule",    n° 62), un circuit de 4 heures au départ de Saint-Georges-de-Mons (face au stade, à Grelières).

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Balcon sur le vallon de la Viouze

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La pente est abrupte par moments


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Bizarre, on n'aperçoit aucune usine hydroélectrique au pied du barrage !
Mais nous nous y intéresserons une autre fois, car aujourd'hui nous admirons

le méandre de Queuille

Au début du XXe siècle, le petit barrage en aval était déjà construit et avait élevé le niveau de l'eau :

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Mais les parcelles cultivées morcelaient le paysage. Aujourd'hui, le boisement uniforme met mieux en valeur la parfaite harmonie des courbes.

 

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Le méandre reste en beauté en toute saison, quelle que soit la lumière.

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Le panorama est visible au bout du village, derrière l'église, au sommet de la motte castrale (on peut y pique-niquer) ou depuis un belvédère construit un peu plus bas.

(complété le 25 mars 2012) 


 

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30 juillet 2008

Au fil de la Sioule : Les Fades

Ayant absorbé la Miouze, puis le Sioulet, nous étions arrivés au pont  du Bouchet (ici). Remontant vers le nord, nous voici maintenant au barrage des Fades, qui ne laisse s'échapper qu'un faible filet d'eau sous le viaduc ferroviaire.

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Les Fades, ce sont les fées, bien sûr, qui de tous temps ont peuplé cette région sauvage. Mais voilà qu'un panneau d'information vient rompre le charme, en nous racontant l'histoire invraisemblable de deux vieilles folles ("fadas"), qui auraient légué tous leurs biens pour faire construire un pont, afin d'éviter aux malheureux voyageurs de se mouiller les pieds en traversant la rivière à gué !

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V
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(cliquer pour agrandir) 

Vu d'ici, le viaduc reste ce "superbe colosse aux jarrets de granite et au front d'acier", comme on n'hésitait pas à dire à l'époque de son inauguration, en 1909. Il est longtemps resté le plus haut d'Europe (132 m), et  il a attiré de nombreux visiteurs, comme aujourd'hui le viaduc de Millau, que tout le monde veut photographier.

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Mais oui, moi aussi !

Au début des années soixante, le viaduc des Fades restait  un site touristique fréquenté : je me souviens d'y être allé avec ma grande soeur, qui m'avait un dimanche sorti du lycée où je m'ennuyais. J'avais beaucoup apprécié, surtout le voyage au son de la radio, dans la Deux-Chevaux de son fiancé, et la délicieuse tarte aux oranges et à la pâte d'amandes dont elle a maintenant perdu la recette.

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La 2CV, c'était la même que celle-ci
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Aujourd'hui, il ne reste au bord de la route que quelques bâtiments délabrés, et en montant au niveau de la voie de chemin de fer qui fut pourtant dotée d'une gare, la même impression d'abandon nous saisit.

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Il y avait ici  un hôtel-restaurant qui offre maintenant aux intempéries
ses fenêtres béantes
.

La ligne a été fermée en 2007, par manque de passagers, et pour cause de vétusté du viaduc. Mais auparavant, une toute petite partie du tablier (long de 144 mètres) avait été repeinte, peut-être pour donner un peu d'espoir à la population locale, ou alors pour mieux faire ressortir la rouille qui recouvre tout le reste :

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L'accès aux voies reste interdit, car le train fantôme peut surgir à tout moment et écraser l'imprudent piéton :

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Je suis sûr que quelqu'un est chargé de repeindre régulièrement
le beau bidon rouge vif

Rien n'est perdu, la mobilisation est en marche : l'association "Sioule et Patrimoine" s'active pour organiser la grande fête du centenaire du viaduc, en 2009 ; elle espère recueillir des dons suffisants pour effectuer la réfection du tablier du viaduc. A ce jour, elle ne dispose malheureusement, hormis une subvention de 50 000 €, que de 25 000 € sur les 3 millions qui seraient nécessaires...


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01 juin 2008

Deux petits merles

J'avais repéré dans la haie de thuyas un nid avec deux petits merles  :

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Quatre jours plus tard, ils me jetaient un regard intéressé :

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Le jour suivant, il n'en restait plus qu'un :

 

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L'autre avait sauté à terre. Perché à trente centimètres au-dessus du sol, il ne paraissait guère capable de voler. Il m'observait, attendant sans doute que je lui donne la becquée :

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Il suivait mes déplacements du regard :

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Lorsque j'ai voulu le replacer dans le nid, craignant qu'il soit attaqué par les chats,  il s'est enfui sous la haie.  Mais sa mère, qui apprécie beaucoup mes fraises, n'était pas loin.

Le lendemain matin, le second avait lui aussi disparu.

  

Ne sachant si tout cela était normal, je me suis documenté, et Wikipedia m'a dit :

- la femelle pond de deux à six oeufs,

- les petits quittent le nid très tôt, en moyenne au bout de 13 jours, avant de savoir voler,

- ils se laissent tomber en voletant, et vont se mettre à couvert à proximité,

- ils seront encore nourris par leurs parents pendant trois semaines après le départ du nid et suivront les adultes, mendiant de la nourriture,

- les jeunes finissent par prendre leur indépendance et s'envoler, toujours de leur propre chef : ils ne sont jamais chassés par leurs parents.

Je serais presque rassuré, mais on m'indique aussi :

"leur principal prédateur est le chat domestique"

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A François, aussi démuni que l'oisillon tombé du nid


 

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13 mai 2008

La banne d'Ordanche

Guide Chamina  "Massif du Sancy et Artense", n° 10

C'est une balade de trois heures, partant du parking près du foyer de ski de fond situé au-dessus de Murat-le-Quaire.  Juste avant, vous trouverez un joli plan d'eau avec beaucoup d'espace pour faire un pique-nique. C'est sur la route de ... la banne d'Ordanche ! Car on peut faire en voiture la plus grande partie du chemin, mais c'est bien plus intéressant de suivre le sentier balisé. Le dénivelé est néanmoins assez important : de 1070 m à 1512 m.

Nous descendons le long des chalets du village de vacances. Le large sentier, presque plat jusqu'au hameau de La Gacherie, domine la vallée de la Dordogne.

 

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A La Gacherie, vue sur La Bourboule ...

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...et, au même endroit, en tournant la tête vers la gauche, vue sur le Sancy

 

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Puis nous apercevons, en face, le puy Gros : tout-à-l'heure, nous nous contenterons de le contourner par la gauche. Pour l'instant, nous marchons dans la hêtraie, bien implantée sur ces versants exposés au sud. 

 

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De petits ruisseaux dévalent la pente

 

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On taquine au passage une petite grenouille

 

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Maintenant, ça grimpe, et c'est caillouteux

En sortant de la forêt, nous retrouvons le puy Gros, et plus loin le Sancy avec les dernières traces de neige.

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Au sommet du Ténon (1416 m), la banne d'Ordanche nous apparaît :

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A droite, notre sentier suit la clôture de la prairie

Au sud-ouest, la vue plonge à nouveau vers La Bourboule :

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Le sol est tapissé de jonquilles

Et en regardant vers l'est, ce sont les steppes de l'Asie centrale :

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A la banne d'Ordanche, le vent froid souffle très fort, nous ne nous attardons pas et cette fois-ci ne grimpons pas jusqu'à la table d'orientation.

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Plus bas, les adeptes de l'aéromodélisme font voler leurs engins.

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N'ayez pas d'inquiétude, c'est une activité paisible qui n'engendre aucune pollution : ce sont des planeurs, et le club s'appelle "Les Ailes Silencieuses " !

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Avant la descente rapide à travers le bois de sapin qui nous ramènera au point de départ, nous nous retournons pour reconnaître la presque totalité du parcours :

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C'est quand même très beau, non ?

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***
Voir aussi : Banne d'Ordanche 1930

 


 

 

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25 avril 2008

Le temple bouddhiste du Bost

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C'est certain, il n'y a pas besoin de partir très loin pour découvrir des choses étonnantes. Essayons par exemple de nous transporter au Tibet, pour rencontrer des lamas : c'est possible, à 3/4 d'heure de route de Clermont-Ferrand.

Le bouddhisme tibétain a créé des communautés en Europe, et la plus importante d'entre elles se trouve au Bost, sur la commune de Biollet, à une dizaine de kilomètres du barrage et du viaduc des Fades. D'abord installée dans une ancienne ferme, elle s'est agrandie et a construit un temple.

J'ai voulu voir l'effet que pouvait produire une telle construction dans le paysage des Combrailles, avec la chaîne des puys en toile de fond.

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Pas de chance, la chaîne des puys était noyée dans la brume

C'est un endroit dont l'accès est parfaitement libre, à l'exception de l'ermitage des moines, et des bâtiments accueillant les laïcs qui y font retraite.  Je n'ai rencontré aucun lama, seulement des ouvriers qui embellissent l'intérieur du temple, et qui m'ont aimablement laissé visiter les lieux, malgré les échafaudages.

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Voici le grand Bouddha doré, de cinq mètres de haut

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Le disciple représenté au centre est à taille humaine ;
chacune des mille petites niches abrite un bouddha
 

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Un mandala, au plafond

 

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Le sentier qui serpente dans le parc conduit à une bambouseraie, près d'un étang. Je m'y suis promené, j'étais en Asie, ou presque.

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Le centre bouddhiste Koundreul Ling du Bost, créé en 1984, est le plus important d'Europe. Il appartient à la lignée Kagyupa, l'une des quatre écoles majeures du bouddhisme tibétain, placée sous l'autorité du Karmapa. Ce dernier est proche du Dalaï Lama dans la hiérarchie religieuse du Tibet.

 

Des ermitages monastiques et des centres de retraite ont été aménagés dans les bâtiments d'une ancienne ferme. Plus récemment, un temple a été construit ; il est entouré d'un parc arboré d'inspiration orientale, complété par un étang qui accueille canards, poissons et batraciens.

 

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La Montagne du mardi 19 août 2008 :

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La Montagne du dimanche 11 décembre 2011 :

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Dans "La Montagne" du dimanche 29 janvier 2012, une double page est consacrée principalement au peintre Norbu :

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17 mars 2008

Au fil de la Sioule : début

Venant du sud, près du lac de Servières, c'est la Sioule (voir : la source). A l'ouest, prenant naissance près de Giat, c'est le Sioulet. Les deux se rejoignent au pont du Bouchet. A quelques kilomètres en aval, c'est le barrage et le viaduc des Fades, puis une série de méandres, parmi lesquels le très photogénique méandre de Queuille. Les ruines de Château Rocher apparaissent, et à partir du pont de Menat, ce sont les gorges de Chouvigny. Ensuite, on serpente paresseusement jusqu'au-delà de Saint-Pourçain, pour aller alimenter l'Allier, mais nous resterons dans le Puy-de-Dôme : il nous faudra plusieurs étapes pour le traverser.

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De la source au pont du Bouchet

Avant d'absorber la Miouze - à La Miouze bien sûr - la Sioule est bien mince, et c'est la surtout la dénomination des lieux qui fait remarquer qu'ici passe un cours d'eau, comme à Pont-des-Eaux ou à Pont d'Olby. C'est la Haute Sioule, fréquentée surtout par les pêcheurs, qui ne dérangent pas la loutre, dans le seul habitat qu'elle a pu conserver dans le Puy-de-Dôme.

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 à Saint-Bonnet d'Orcival

A Pont-des-Eaux, la rivière a buté sur la coulée de lave d'Olby, et a été contrainte d'en suivre le bord jusqu'à Monteribeyre.

 

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Un petit pont oublié

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Le premier château planté sur les hauteurs environnantes est celui de Bonnabaud, costaud mais  discret :

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La rivière arrive sans se presser à Saint-Pierre-le-Chastel, où un belvédère permet d'apprécier ses contorsions :

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L'église entourée par le cimetière est au sommet de la butte

Elle arrive à Pontgibaud, où une promenade a été aménagée :

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La cheminée est un vestige de l'exploitation du plomb argentifère effectuée jusqu'à la fin du XIXe siècle.
Un musée de la mine est installé dans les dépendances du château Dauphin.

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Une maison à échauguette du XVe siècle

 

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Château Dauphin

Peu après c'est un pont autoroutier qui enjambe la vallée.

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Le viaduc est haut de 135 mètres, sa longueur est de 990 mètres ; il a été ouvert à la circulation en janvier 2006. On le remarque de loin, notamment du sommet de la banne d'Ordanche, à 26 km à vol d'oiseau

Puis la Sioule arrive à Montfermy ; j'ai déjà décrit cette partie du parcours : ici.

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La Sioule vue depuis le belvédère des Ancizes

Peu avant le pont du Bouchet, elle rejoint le Sioulet qui forme déjà, grâce au barrage des Fades, un vaste plan d'eau propice à la baignade.

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Au pont du Bouchet

 

Le Sioulet en aval de Pontaumur

Une randonnée de deux heures part de Pontaumur, sur la place du monument aux morts ; elle longe la rivière, rive droite, la traverse par le pont de Pellefort, et revient au point de départ en offrant de belles vue sur les gorges, puis sur le village dominé par son église.

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En février, le sentier est tapissé de perce-neige

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Le pont de Pellefort

Plus bas, au départ de Miremont, une  rando de trois heures est conçue de la même façon (elle a un parcours  commun avec la première, pour le passage sur la rive gauche).

Aux alentours du pont du Bouchet

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(cliquer pour agrandir)

Encore deux parcours à ce niveau : l'un qui part du pont du Bouchet sur la rive gauche du Sioulet, et l'autre qui part de l'église de Comps, redescend près du pont, et remonte - c'est raide - à travers bois.

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L'église romane de Comps.

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Dans l'entrée, on trouve une cloche délogée du clocher en 1969, car elle était fêlée

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Vierge en majesté du XIIIe siècle

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Fin de la première étape ......................................................... A suivre


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03 février 2008

Crèches du monde à Landogne

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02 février 2008

Balades en vrac

Durant deux mois, j'ai délaissé mon blog, pour m'amuser à placer mes photos sur Trivago, mais j'ai continué à me promener, et vous avez pu regarder mes dernières contributions sur ce site. Elles ne sont plus accessibles, Trivago étant devenu un simple site de réservation d'hôtels (mise à jour 3 octobre 2014).

- la cité ancienne de Charroux (dans le département de l'Allier),

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- de nouvelles photos de l'église d'Issoire,

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(pas gai, le jugement dernier !)

et de la vallée des Saints

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(rien à voir, si ce n'est la similitude des formes)

- les dolmens et menhirs de Saint-Nectaire

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Richard a vu sur cette photo une tortue, et maintenant je ne vois plus qu'elle :
elle tend son cou, bien calée sur ses deux pattes de devant !

- les puys de la Vache et de Lassolas, avec de la neige,

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- le vieux Montferrand : voir l'article du 3/10/2014 sur ce blog.

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(La Montagne du 2 février 2008)

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-toujours à Montferrand,une présentation du musée d'art Roger Quilliot, que la municipalité appelle maintenant le MARQ.

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Est-ce que ma dentiste a un air aussi sadique ?

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Dans la lutte pour la vie, les femmes ne sont pas à la fête !

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J'ai aussi des photos de l'exposition des crèches du monde à Landogne, qui font l'objet d'un supplément.

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A bientôt !


 

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