03 mai 2010

Le réveil des marmottes

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Le 27 avril, il ne reste que quelques traces de neige sur les pistes de Super-Besse. C'est le moment d'aller voir si nos marmottes sont sorties de leur sommeil hivernal.

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Mais oui ! l'hôtesse d'accueil est  à son poste, tranquille.

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Les herbes sèches ont été couchées par la neige et la repousse n'a pas encore percé ce tapis. Mais des fleurs apparaissent : crocus, scilles, anémones des bois et jonquilles.

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Quelques crocus gardent l'entrée de la galerie creusée sans doute par un petit rongeur

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Les jonquilles

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La scille à deux feuilles

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Anémones

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Une plante grasse qui résiste bien au froid : la saxifrage aizoon (ou saxifrage paniculée)

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Un grand balcon avec vue imprenable sur le puy de Dôme ...

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mais aussi sur le lac Pavin et le puy de Montchal ...

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et même sur les monts du Cantal !

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De deux choses l'une : ou bien ce sont deux mâles qui se chamaillent,
ou alors c'est un couple qui se fait des mamours (c'est ce que j'ai choisi).

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26 avril 2010

La Malvialle

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En ce début d'avril, la neige est à nouveau tombée sur le massif du Sancy mais s'est arrêtée aux abords des roches Tuilière et Sanadoire.

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La ferme de la Malvialle est située sur le versant ouest le la roche Tuilière. Plusieurs chemins y conduisent, ainsi qu' une route forestière. J'ai pris le sentier qui,  tout en serpentant dans les bois, suit la même direction que cette route.

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Les pétasites à peine sortis dressent déjà leurs petites fleurs blanches,
avant de développer de grandes feuilles

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L'euphorbe des bois prépare sa floraison

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La maison d'habitation, construite près d'une source, est encadrée d'un côté par le four à pain, et de l'autre par une immense grange-étable : 52 mètres de long, 10 mètres de haut (sur deux étages), et 1100 m2 de toiture. Largement de quoi accumuler des provisions pour vivre en autarcie durant de longs mois, hommes et bêtes isolés par  la neige à 1100 mètres d'altitude.

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La toiture était couverte à l'origine de lauzes, remplacées maintenant par un peu d'ardoise, mais surtout par de la tôle et du fibrociment.

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Terminés en 1900, les bâtiments n'ont été utilisés par leurs propriétaires que durant une vingtaine d'années. J'imagine que, la première guerre mondiale faisant rage, les hommes sont partis mourir dans les tranchées boueuses, laissant aux femmes la charge trop lourde de l'exploitation.

Le domaine a été racheté par l' Etat en 1929. Depuis bientôt dix ans, une petite communauté de moines orthodoxes y est installée.

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La grange n'est pas seulement remarquable par ses dimensions : elle possède une magnifique charpente, en coque de bateau renversée, qui est progressivement restaurée.

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Personne à qui demander la permission ... allez, j'entre quand même !

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A l'étage inférieur, l'étable avec son sol pavé

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12 avril 2010

La Combelle et nostalgie

 

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La cité minière conserve avec respect le souvenir des gueules noires  qui ont travaillé ici dans des conditions difficiles.  Laurence   (voir le lien) y a passé une enfance sage et heureuse qu'elle évoque avec émotion.  Moi, dans ma jeunesse, petit morvandiau pensionnaire au lycée de Nevers, je ne connaissais La Combelle que parce que son équipe de foot affrontait celle des cheminots de Vauzelles. Nous allions parfois assister au match, échappant ainsi à la sempiternelle promenade dominicale des bords de Loire, en rangs par trois. J'imaginais une ville lointaine perdue dans les montagnes, alors que son point culminant, marqué par la présence de l'ancien château d'eau, n'est qu'à une altitude de 500 mètres. Mais j'étais sûrement influencé par Riom-ès-Montagnes, autre adversaire habituel de l'équipe locale.

 

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Et toc, vous n'avez pas échappé à la séquence nostalgie !

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Cette ville, créée avec l'exploitation minière, a la  particularité de ne pas être dominée par le clocher d'une église. Le bâtiment le plus imposant, au centre de la photo, c'est l'école, qui doit maintenant être bien trop grande.

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A défaut du son des cloches, c'est la sirène placée au sommet du château d'eau qui rythmait la vie de la population : début ou fin de la journée de travail - la routine -, mais aussi, parfois, l'accident redouté.

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Les maisons proprettes se pressent près du puits. Les habitants, réunis en association de sauvegarde, ont tenu à conserver le chevalement des Graves.

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Texte de la pancarte  : "Hommage au travail des Gueules Noires -
Cinq siècles d'exploitation du charbon dans le bassin ont permis le développement économique
pour la relance et l'emploi - Le puits des Graves a fonctionné de 1925 à 1978 ",
et de la stèle : 
" En hommage aux victimes des accidentes (sic) de la vie du travail et des maladies "
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La "Chambre Chaude", c'est le bâtiment des douches. Celles-ci, jusqu'en 1966, ont été ouvertes une fois par semaine aux enfants des écoles. A la même époque,mon internat n'était pas mieux équipé en sanitaires que les maisons ouvrières de la Combelle : j'allais moi aussi chaque jeudi à l'établissement de douches.

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Le puits de la Verrerie a conservé sa cheminée d'aération.

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Le transformateur

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Privée d'église, La Combelle n'en a pas moins a sa chapelle immaculée, souvent fermée désormais. Le banc qui lui fait face a perdu ses lattes de bois : à quoi bon les remplacer, puisque personne ne songerait à venir s'y asseoir. Aucun passant ne s'attarde plus ici ; nul enfant ne joue dans le grand espace vert.

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La Combelle a perdu son activité, mais la retraitée sans vigueur s'attache à faire bonne figure. Elle reste pimpante.

 


 

 

 

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24 mars 2010

Brassac sans les mines

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L'exploitation des mines s'est arrêtée définitivement à l'été 1978.  Sur la vingtaine de chevalements du bassin houiller de Brassac-La Combelle, celui de Bayard fut  le dernier à rester en service. Il  s'élève à une hauteur de 34 mètres, et permettait d'atteindre des galeries à 530 mètres sous terre. Conservé et restauré, il ne fait maintenant que signaler  la présence du musée de la mine, créé dans le bâtiment voisin qui abritait la machinerie.

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Ici les ouvriers prenaient l'ascenseur, après s'être équipés à la lampisterie
(c'est le bâtiment que l'on aperçoit au fond)

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La cage d'ascenseur, à deux étages, pouvait transporter trois de ces wagonnets (appelés berlines)

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En cette saison, le musée est fermé. Mais lors de mon passage, les employés municipaux qui y travaillaient m'ont autorisé à jeter un rapide coup d'oeil à l'intérieur.

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Evocation de la "salle des pendus"

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En ville, en rejoignant les bords de l'Allier, je remarque cette fontaine à l'impressionnante sculpture créée par les élèves de l'école d'architecture de Volvic.

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Un peu plus loin, des arbres abattus ont été remplacés par des animaux taillés dans le bois.

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A côté, un parc clos accueille des chèvres naines, et un émeu ébouriffé qui s'intéresse beaucoup à moi, à moins qu'il veuille seulement manger mon appareil photo.

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Une promenade longe l'Allier et conduit au quai où, sur les sapinières, on embarquait le charbon. Il voguait ensuite - sauf accident de parcours -  pendant près de trois semaines pour atteindre Paris.

Après déchargement de la marchandise, le bateau était démoli et vendu comme bois de chauffage.

Tandis que la plupart des mariniers rentraient à pied au pays, quelques-uns s'installaient sur place pour vendre au détail sous la fameuse enseigne "Vins Bois Charbons", rejoignant ainsi la communauté des bougnats originaires de l'Aveyron.

La navigation se poursuivit durant deux siècles, depuis l'ouverture du canal de Briare en 1642 jusqu'à la concurrence fatale du chemin de fer, qui circula à partir de 1855.

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En 1841, 55000 tonnes de charbon transitaient par ce quai
(soit le chargement de plus de 2000 bateaux)

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Aucun risque de crue dans l'immédiat (la jauge est graduée jusqu'à 4 mètres),
mais impossible de faire naviguer une sapinière, malgré un tirant d'eau à pleine charge de seulement 70 cm

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Les rues de la partie basse de la ville (Brassaget) portent des noms qui rappellent l'activité marinière. Dans cette niche, c'est Saint Nicolas, patron des marins, qui est représenté.

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Cette jolie publicité, je l'ai trouvée sur le site de
l'association de sauvegarde des chevalements Les Graves- Bayard,
qui comporte, comme il se doit, une mine de renseignements


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02 mars 2010

Safari-photo dans Billom

Les  fontaines
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La fontaine miraculeuse : elle attire irrésistiblement
tout photographe amateur, et lui permet de réaliser des photos surprenantes !
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La fontaine qui dévoile toutes ses pensées

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La fontaine au lion mécontent

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Pont sur l' Angaud

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Le ruisseau sépare les deux bourgs autrefois rivaux
de Saint-Cerneuf et Saint-Loup

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Le  beffroi

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L'église Saint-Loup
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Des têtes couronnées énigmatiques

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Le quartier médiéval

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La rue des Boucheries

 

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Pendre l'ennemi à un croc de boucher ? A bien y regarder, ce serait trop barbare !

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La maison du bailly

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Poutres élastiques

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08 février 2010

Orcival

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La basilique d'Orcival est en réfection jusqu'au mois de novembre 2010 : les échafaudages cachent toute la façade est (le choeur et les chapelles rayonnantes). Mais le beau soleil d'hiver met en relief les ornements du côté sud.

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Cette photo a été prise en février 2006

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J'ai saisi quelques détails des ferrures du XIIe siècle qui maintiennent les massives portes de bois.

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L'église est parfois nommée Notre-Dame des Fers, car on y priait la Vierge pour aider au retour des prisonniers de guerre. Les boulets et les chaînes auraient été apportés, en remerciement, par des captifs après leur libération.

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Un homme enchaîné, aux pieds de la Vierge à l'Enfant (XVIe siècle), la supplie de le libérer.

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Ne pouvant entrer immédiatement dans l'église (elle est fermée entre 12 h 30 et 14 heures), j'ai suivi le chemin de croix.

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J'ai ensuite continué dans la montée, en suivant les panneaux indiquant la direction de la Roche branlante, distante d'environ quatre kilomètres. Mais ayant fait demi-tour avant de l'atteindre, je ne l'ai pas vue dans son décor enneigé.

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La voici en août 2006

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En revanche, j'ai profité de la vue étendue, surtout vers l'est sur la chaîne des puys.

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De retour à Orcival, j'ai visité l'intérieur de la basilique.

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Habituellement, le choeur est très lumineux, comme sur la photo ci-dessous prise en décembre 2007. Mais du fait des travaux, les vitraux sont en grande partie occultés et l'effet est beaucoup moins sensible.

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La Vierge en majesté est vénérée depuis le XIIe siècle. La procession de l'Ascension rassemble encore de nos jours une foule de fidèles, et peut-être autant de curieux (1) .

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(la barre verticale, c'est l'arête de la cage de verre placée pour protéger la statue)

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Parmi les chapiteaux ouvragés, on remarque particulièrement le "Fol dives", le fou de richesses : la lourde bourse qui se confond avec son ventre ne lui permet pas d'élever son âme.

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Sous le choeur se trouve la crypte, où les croyants se recueillent, devant la colombe symbolisant le Christ ressuscité.

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(1) - compte-rendu du journal "La Montagne" du vendredi 14 mai 2010 :

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01 février 2010

Les forts de la Sauvetat

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Nous sommes encore au Moyen-Âge. Le chemin qui me conduit vers la Méditerranée est peu sûr, car cette guerre interminable - Cent Ans ! - a jeté dans la campagne des bandes incontrôlées de mercenaires. Mais me voici rassuré, car je franchis la limite nord de la sauveté. Elle est marquée par une croix qui me paraît récente, car sur son socle octogonal est inscrite cette date " AN MIL CCCCXXXVI ".

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Mais oui, c'est bien ça, 1436 !

Il y a donc déjà plus de deux cents ans que cette terre qui fut marécageuse a été assainie par les chevaliers Hospitaliers. C'est un ordre religieux à vocation guerrière mais aussi charitable, qui sera plus tard connu sous le nom d'ordre de Malte.

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(source : http://www.fanfares.chwww.fanfares.ch/ordotempliordotempli/malte.htm)

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A l'ouest, c'est à la croix Saint-Jean que s'arrête la protection de l'Église. Serais-je un criminel en fuite, je pourrais bénéficier du droit d'asile, et m'installer en toute impunité dans l'un des forts ou loges construits à l'intérieur de l'enceinte. Simple pèlerin fatigué, je sais que les moines-soldats dépendant de la commanderie d'Olloix m'accorderont bonne couche et pitance, et s'attacheront à guérir mes maux.

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J'approche de la deuxième enceinte, dont la construction fut ordonnée par le prieur d' Auvergne Odon de Montaigu au début de cette période troublée. Du tombeau du saint homme, dans l'église d'Olloix, il ne restera bientôt que le gisant.

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Odon de Montaigu est aussi connu sous le nom de Saint Gouérand

Passé le donjon, je vais me présenter à la première enceinte, et marcher dans les ruelles étroites.

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Des langues fielleuses prétendent que la ville est un repaire de brigands, mais ce ne sont que balivernes. Les gens sont libres et propriétaires de leurs forts ; ils cultivent la vigne pour le compte de la Commanderie. Quand la paix sera revenue, ils construiront hors les remparts de typiques maisons de vigneron, avec un escalier extérieur protégé par un auvent. Puis, sur la plaine fertile, ils abandonneront la vigne au profit de la culture des céréales.

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Un peu en dehors du village, un lavoir est aménagé sur la rivière le Charlet. Il me faudra trouver une bonne dame qui acceptera d'y nettoyer mes vieilles hardes maltraitées par un long voyage.

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Me voici devant la chapelle, dont la porte est close, ce que je ne puis comprendre en notre temps d'ardente ferveur religieuse. J'avais pourtant grande envie d'admirer la Vierge au regard fascinant, offerte par le Grand prieur Odon en l'an 1319.

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(source : sites et patrimoines)

Me serais-je trompé d'époque ? Il est vrai que je suis un peu devin : je pressens que dans quelques siècles, on construira une nouvelle église sans grâce, maladroitement accolée à l'édifice roman.

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Je devine aussi que les temps modernes apporteront quelques curiosités, appelées à leur tour à se dégrader : une éolienne flanquée de réservoirs, destinée à alimenter en eau potable un immeuble voisin, ou un pigeonnier baroque.

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19 janvier 2010

Le garou de Buron

 

 

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C'était un seigneur violent, vicieux, violeur. Il ne craignait ni Dieu ni Diable, et massacrait avec délice les pauvres gens qui se trouvaient sur son passage. Ivre de sang, il ne rentrait à son château, un sombre fort faisant corps avec l'éperon de basalte dont il était construit, que pour s'y livrer à la débauche. Au pied de la butte, les maisons paysannes s'étaient peureusement resserrées, et personne n'osait évoquer, même à voix basse, le nom de celui qui terrorisait la population. Longtemps après sa disparition, il suffisait de citer son surnom, "le Garou", pour que chacun soit à nouveau envahi par les frissons de la terreur.

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Ce soir-là, il se restaurait dans son repaire, entouré d'une joyeuse bande de soudards. La journée s'était déroulée de bonne manière : pillage d'un monastère, après l'assassinat de tous les moines. Certains d'entre eux avaient même pleuré et imploré grâce, ce qui, pour être habituel, était d'autant plus plaisant dans un lieu sacré. Pourtant, le Garou ressentait comme un malaise.

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Et la foudre se déclencha, embrasant le château dans le vacarme effrayant du tonnerre. Le Garou a-t-il vu la colère de Dieu, qui pourtant n'a pas l'habitude de se déranger pour des turpitudes aussi ordinaires, ou bien la joie du Diable impatient d'accueillir cette excellente recrue ? Toujours est-il qu'il s'enfuit, suivi de sa troupe épouvantée, et qu'on ne le revit plus.

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Le château abandonné ne menace aujourd'hui que les rares visiteurs qui osent affronter les ronces dont il se pare.

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Vue du massif du Sancy jusqu'au puy de Dôme, avec au centre le donjon de Montpeyroux
(cliquer pour agrandir)

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Un pèlerinage dédié à N-D de Buron a lieu tous les ans, le troisième dimanche de septembre.
La petite église est surmontée d'une cloche du XIVe siècle, dite "la Montauronne"
(classée monument historique) qui provient de l'abbaye du Bouchet.

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Les illustrations de la légende du sanguinaire sire Robert sont la reproduction de peintures du plafond de l'église de Buron. Sur les murs sont également peints des portraits dont j'ai fait ici une frise.

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04 janvier 2010

La cascade des Saliens

  Guide  Chamina "Chaîne des Puys",  page 61 

Depuis le grand rond-point des Quatre-Routes de Nébouzat, il faut prendre la direction de Nébouzat. Le panneau indiquant "Les Saliens" se trouve une centaine de mètres plus loin, près du pont.

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Après s'être garé sur le terre-plein situé à l'entrée du hameau, on constate que la "micro-balade" présentée dans le guide Chamina porte bien son nom : une fois franchie la mignonne passerelle sur la Gigeole, il suffit de parcourir une vingtaine de mètres pour atteindre le point de vue muni d'un garde-fou, en surplomb de la cascade.

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Mais il n'est pas satisfaisant de s'arrêter là, où on ne dispose que d'une vue partielle sur la chute. Il faut marcher plus avant sur la sentier, jusqu'à trouver, entre les à-pics, une vague trace qui mène vaille que vaille, sur des éboulis recouverts d'un tapis de feuilles, jusqu'à la rivière. C'est seulement là que la visite devient intéressante.

Il y a quarante mille ans, avant de se rejoindre, La Gigeole, la Gorce et la Sioule descendaient de manière plus ou moins rectiligne en direction du nord. Puis les volcans de la chaîne des Puys se sont formés, et une importante coulée de lave, que l'on a appelée la coulée d'Olby, leur a barré le passage. La Gigeole a ainsi été brusquement déviée à angle droit, vers l'ouest.

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Mais la petite rivière a pu se venger : seulement cinq cents mètres après son brutal changement de direction, elle a profité d'une faiblesse de la coulée, pour la transpercer et forcer à son tour le passage. Nous pouvons admirer son travail : le cirque qu'elle a formé en grignotant largement la roche avant de ne conserver qu'une petite marmite au pied de la chute, et le basalte déchiqueté érigé en falaises qui restent menaçantes.

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Petit problème : le sentier est bloqué par ces falaises qui ont gardé les pieds dans l'eau. En période de hautes eaux, à défaut d'être équipé de cuissardes, le seul moyen de remonter vers la cascade consiste à rejoindre la rive gauche en jouant à l'équilibriste sur les troncs morts tombés en travers de la rivière. Et plus haut il faudra retraverser dans les mêmes conditions pour enfin voir cette cascade.

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Enfin le résultat est là :

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Au retour, je suis resté sur la rive gauche : le sentier remonte vers les premières maisons du hameau.


   

   

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04 décembre 2009

Coudes

Au fil de l’ Allier

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C'est un village malchanceux, dominé d'un côté par le donjon de Montpeyroux, et déchiré de l'autre par l'autoroute. On comprend mal aujourd'hui comment les autorités ont pu oser choisir un tel trajet, qui comporte un toboggan géant construit délibérément au-dessus des maisons. Et ça uniquement pour permettre à la route de serpenter dangereusement jusqu'à Issoire, à l'étroit entre un cours d'eau capricieux capable de l'inonder, et une falaise qui, ébréchée pour les besoins de la cause, est sujette aux éboulements.

Malgré tout, le centre ancien de Coudes, blotti au confluent de la couze Chambon et de l'Allier, échappe au bruit de fond des automobiles. Il conserve son harmonieuse architecture de village vigneron, et la promenade au bord de l'eau est plaisante.

 

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Le pont gothique (XIVe siècle) sur la couze Chambon...

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...doté d'un panneau Michelin (plus récent) qui ravit les amateurs

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Ici, la couze Chambon rejoint l'Allier

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Au carrefour, il faut respecter les règles de priorité

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Le pont suspendu, construit en 1846, détruit par les Allemands en 1944 et reconstruit après la guerre, n'est plus autorisé aux voitures.

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source :
Notrefamille.com

Supplanté par un ouvrage moderne inauguré en 1976, il a perdu maintenant une grande partie de son utilité. Mais il est bien entretenu et reste beau.

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Points d'attache

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Points de suspension

L'eau de la source ferrugineuse est gracieusement mise à notre disposition :

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Un petit canal (que l'on appelle ici béal), longe la couze Chambon jusqu'au coeur du village et alimente les jardins alentour.

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Quelqu'un a dû déranger les pigeons

Le sentier, après être passé sous l'autoroute, continue à longer le béal jusqu'à la dérivation.

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J'ai appris que le mécanisme de réglage des vannes avait pour nom une martelière

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Au sud, des habitations se construisent sur le coteau, pourtant exposé au bruit obsédant dont j'ai déjà parlé.

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Encore quelques pas, et Coudes ne sera plus visible. A l'est, c'est Buron qui apparaît, au pied de sa forteresse moyenâgeuse détruite par un incendie au XVIIIe siècle.

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Posté par andredo à 14:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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