08 février 2010

Orcival

nd_orcival

La basilique d'Orcival est en réfection jusqu'au mois de novembre 2010 : les échafaudages cachent toute la façade est (le choeur et les chapelles rayonnantes). Mais le beau soleil d'hiver met en relief les ornements du côté sud.

P1000360
Cette photo a été prise en février 2006

a

J'ai saisi quelques détails des ferrures du XIIe siècle qui maintiennent les massives portes de bois.

  P1010753

    P1010751  deco_penture

P1010750

a

L'église est parfois nommée Notre-Dame des Fers, car on y priait la Vierge pour aider au retour des prisonniers de guerre. Les boulets et les chaînes auraient été apportés, en remerciement, par des captifs après leur libération.

P1010827

aa

Un homme enchaîné, aux pieds de la Vierge à l'Enfant (XVIe siècle), la supplie de le libérer.

P1010830

P1010831

a

Ne pouvant entrer immédiatement dans l'église (elle est fermée entre 12 h 30 et 14 heures), j'ai suivi le chemin de croix.

P1010760

a

P1010776

a

P1010777

a

J'ai ensuite continué dans la montée, en suivant les panneaux indiquant la direction de la Roche branlante, distante d'environ quatre kilomètres. Mais ayant fait demi-tour avant de l'atteindre, je ne l'ai pas vue dans son décor enneigé.

P1010351
La voici en août 2006

a

En revanche, j'ai profité de la vue étendue, surtout vers l'est sur la chaîne des puys.

a

dd

P1010838

a

P1010835

a

P1010846

a

P1010840

a

De retour à Orcival, j'ai visité l'intérieur de la basilique.

P1010795

a

Habituellement, le choeur est très lumineux, comme sur la photo ci-dessous prise en décembre 2007. Mais du fait des travaux, les vitraux sont en grande partie occultés et l'effet est beaucoup moins sensible.

a

P1080725

a

La Vierge en majesté est vénérée depuis le XIIe siècle. La procession de l'Ascension rassemble encore de nos jours une foule de fidèles, et peut-être autant de curieux (1) .

nd_droite  P1010783_1 

nd_statue
(la barre verticale, c'est l'arête de la cage de verre placée pour protéger la statue)

P1010790

aa

Parmi les chapiteaux ouvragés, on remarque particulièrement le "Fol dives", le fou de richesses : la lourde bourse qui se confond avec son ventre ne lui permet pas d'élever son âme.

P1010798

P1010796a

P1010808 

a

Sous le choeur se trouve la crypte, où les croyants se recueillent, devant la colombe symbolisant le Christ ressuscité.

P1010801

P1080712

a

P1010762


(1) - compte-rendu du journal "La Montagne" du vendredi 14 mai 2010 :

Num_riser0008


Posté par andredo à 07:48 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


01 février 2010

Les forts de la Sauvetat

coix_nord1

Nous sommes encore au Moyen-Âge. Le chemin qui me conduit vers la Méditerranée est peu sûr, car cette guerre interminable - Cent Ans ! - a jeté dans la campagne des bandes incontrôlées de mercenaires. Mais me voici rassuré, car je franchis la limite nord de la sauveté. Elle est marquée par une croix qui me paraît récente, car sur son socle octogonal est inscrite cette date " AN MIL CCCCXXXVI ".

date

Mais oui, c'est bien ça, 1436 !

Il y a donc déjà plus de deux cents ans que cette terre qui fut marécageuse a été assainie par les chevaliers Hospitaliers. C'est un ordre religieux à vocation guerrière mais aussi charitable, qui sera plus tard connu sous le nom d'ordre de Malte.

Capture_plein__cran_25012010_230527_1
(source : http://www.fanfares.chwww.fanfares.ch/ordotempliordotempli/malte.htm)

P1010671

P1010672

A l'ouest, c'est à la croix Saint-Jean que s'arrête la protection de l'Église. Serais-je un criminel en fuite, je pourrais bénéficier du droit d'asile, et m'installer en toute impunité dans l'un des forts ou loges construits à l'intérieur de l'enceinte. Simple pèlerin fatigué, je sais que les moines-soldats dépendant de la commanderie d'Olloix m'accorderont bonne couche et pitance, et s'attacheront à guérir mes maux.

P1010661

P1010645

J'approche de la deuxième enceinte, dont la construction fut ordonnée par le prieur d' Auvergne Odon de Montaigu au début de cette période troublée. Du tombeau du saint homme, dans l'église d'Olloix, il ne restera bientôt que le gisant.

P1060073
Odon de Montaigu est aussi connu sous le nom de Saint Gouérand

Passé le donjon, je vais me présenter à la première enceinte, et marcher dans les ruelles étroites.

P1010647

P1010658

P1010649

P1010651

P1010653

P1010659 P1010655

P1010660

Des langues fielleuses prétendent que la ville est un repaire de brigands, mais ce ne sont que balivernes. Les gens sont libres et propriétaires de leurs forts ; ils cultivent la vigne pour le compte de la Commanderie. Quand la paix sera revenue, ils construiront hors les remparts de typiques maisons de vigneron, avec un escalier extérieur protégé par un auvent. Puis, sur la plaine fertile, ils abandonneront la vigne au profit de la culture des céréales.

P1010644

Un peu en dehors du village, un lavoir est aménagé sur la rivière le Charlet. Il me faudra trouver une bonne dame qui acceptera d'y nettoyer mes vieilles hardes maltraitées par un long voyage.

P1010673

Me voici devant la chapelle, dont la porte est close, ce que je ne puis comprendre en notre temps d'ardente ferveur religieuse. J'avais pourtant grande envie d'admirer la Vierge au regard fascinant, offerte par le Grand prieur Odon en l'an 1319.

Lasauvetatviergea

(source : sites et patrimoines)

Me serais-je trompé d'époque ? Il est vrai que je suis un peu devin : je pressens que dans quelques siècles, on construira une nouvelle église sans grâce, maladroitement accolée à l'édifice roman.

P1010652

P1110007_1

Je devine aussi que les temps modernes apporteront quelques curiosités, appelées à leur tour à se dégrader : une éolienne flanquée de réservoirs, destinée à alimenter en eau potable un immeuble voisin, ou un pigeonnier baroque.

P1010683

P1010682

a

P1010677


Posté par andredo à 09:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

19 janvier 2010

Le garou de Buron

 

 

P1010542

a

chateau

a

 

P1010547

C'était un seigneur violent, vicieux, violeur. Il ne craignait ni Dieu ni Diable, et massacrait avec délice les pauvres gens qui se trouvaient sur son passage. Ivre de sang, il ne rentrait à son château, un sombre fort faisant corps avec l'éperon de basalte dont il était construit, que pour s'y livrer à la débauche. Au pied de la butte, les maisons paysannes s'étaient peureusement resserrées, et personne n'osait évoquer, même à voix basse, le nom de celui qui terrorisait la population. Longtemps après sa disparition, il suffisait de citer son surnom, "le Garou", pour que chacun soit à nouveau envahi par les frissons de la terreur.

P1010546

Ce soir-là, il se restaurait dans son repaire, entouré d'une joyeuse bande de soudards. La journée s'était déroulée de bonne manière : pillage d'un monastère, après l'assassinat de tous les moines. Certains d'entre eux avaient même pleuré et imploré grâce, ce qui, pour être habituel, était d'autant plus plaisant dans un lieu sacré. Pourtant, le Garou ressentait comme un malaise.

P1010548

Et la foudre se déclencha, embrasant le château dans le vacarme effrayant du tonnerre. Le Garou a-t-il vu la colère de Dieu, qui pourtant n'a pas l'habitude de se déranger pour des turpitudes aussi ordinaires, ou bien la joie du Diable impatient d'accueillir cette excellente recrue ? Toujours est-il qu'il s'enfuit, suivi de sa troupe épouvantée, et qu'on ne le revit plus.

P1010549

Le château abandonné ne menace aujourd'hui que les rares visiteurs qui osent affronter les ronces dont il se pare.

P1010624_1

 

ruines

 

P1010584

 

P1010588_1

 

P1010579

 

P1010581_1

buron_village2

P1010583

P1010598

 

 

 

pano_sancy_pdd_2

Vue du massif du Sancy jusqu'au puy de Dôme, avec au centre le donjon de Montpeyroux
(cliquer pour agrandir)

P1010601

 

P1010553

Un pèlerinage dédié à N-D de Buron a lieu tous les ans, le troisième dimanche de septembre.
La petite église est surmontée d'une cloche du XIVe siècle, dite "la Montauronne"
(classée monument historique) qui provient de l'abbaye du Bouchet.

P1010609

 

P1010617

 

P1010619

 

 


Les illustrations de la légende du sanguinaire sire Robert sont la reproduction de peintures du plafond de l'église de Buron. Sur les murs sont également peints des portraits dont j'ai fait ici une frise.

P1010612P1010551P1010614P1010613P1010610P1010550P1010552

 


 

 

 

 

Posté par andredo à 22:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

04 janvier 2010

La cascade des Saliens

  Guide  Chamina "Chaîne des Puys",  page 61 

Depuis le grand rond-point des Quatre-Routes de Nébouzat, il faut prendre la direction de Nébouzat. Le panneau indiquant "Les Saliens" se trouve une centaine de mètres plus loin, près du pont.

P1010480

Après s'être garé sur le terre-plein situé à l'entrée du hameau, on constate que la "micro-balade" présentée dans le guide Chamina porte bien son nom : une fois franchie la mignonne passerelle sur la Gigeole, il suffit de parcourir une vingtaine de mètres pour atteindre le point de vue muni d'un garde-fou, en surplomb de la cascade.

P1010456

a

P1010457

l

Mais il n'est pas satisfaisant de s'arrêter là, où on ne dispose que d'une vue partielle sur la chute. Il faut marcher plus avant sur la sentier, jusqu'à trouver, entre les à-pics, une vague trace qui mène vaille que vaille, sur des éboulis recouverts d'un tapis de feuilles, jusqu'à la rivière. C'est seulement là que la visite devient intéressante.

Il y a quarante mille ans, avant de se rejoindre, La Gigeole, la Gorce et la Sioule descendaient de manière plus ou moins rectiligne en direction du nord. Puis les volcans de la chaîne des Puys se sont formés, et une importante coulée de lave, que l'on a appelée la coulée d'Olby, leur a barré le passage. La Gigeole a ainsi été brusquement déviée à angle droit, vers l'ouest.

cascade_de_saliens

Mais la petite rivière a pu se venger : seulement cinq cents mètres après son brutal changement de direction, elle a profité d'une faiblesse de la coulée, pour la transpercer et forcer à son tour le passage. Nous pouvons admirer son travail : le cirque qu'elle a formé en grignotant largement la roche avant de ne conserver qu'une petite marmite au pied de la chute, et le basalte déchiqueté érigé en falaises qui restent menaçantes.

l

P1010467

a

P1010465_1

a

P1010466

a

P1010469

i

Petit problème : le sentier est bloqué par ces falaises qui ont gardé les pieds dans l'eau. En période de hautes eaux, à défaut d'être équipé de cuissardes, le seul moyen de remonter vers la cascade consiste à rejoindre la rive gauche en jouant à l'équilibriste sur les troncs morts tombés en travers de la rivière. Et plus haut il faudra retraverser dans les mêmes conditions pour enfin voir cette cascade.

P1010479

P1010470

e

Enfin le résultat est là :

e

cascade_a

i

P1010474

Au retour, je suis resté sur la rive gauche : le sentier remonte vers les premières maisons du hameau.


   

   

Posté par andredo à 11:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

04 décembre 2009

Coudes

Au fil de l’ Allier

P1010365

C'est un village malchanceux, dominé d'un côté par le donjon de Montpeyroux, et déchiré de l'autre par l'autoroute. On comprend mal aujourd'hui comment les autorités ont pu oser choisir un tel trajet, qui comporte un toboggan géant construit délibérément au-dessus des maisons. Et ça uniquement pour permettre à la route de serpenter dangereusement jusqu'à Issoire, à l'étroit entre un cours d'eau capricieux capable de l'inonder, et une falaise qui, ébréchée pour les besoins de la cause, est sujette aux éboulements.

Malgré tout, le centre ancien de Coudes, blotti au confluent de la couze Chambon et de l'Allier, échappe au bruit de fond des automobiles. Il conserve son harmonieuse architecture de village vigneron, et la promenade au bord de l'eau est plaisante.

 

P1010380
Le pont gothique (XIVe siècle) sur la couze Chambon...

P1030862
...doté d'un panneau Michelin (plus récent) qui ravit les amateurs

P1010376
Ici, la couze Chambon rejoint l'Allier

P1010377_1
Au carrefour, il faut respecter les règles de priorité

P1010382

i

pont_suspendu

 

Le pont suspendu, construit en 1846, détruit par les Allemands en 1944 et reconstruit après la guerre, n'est plus autorisé aux voitures.

cartes_postales_photos_Passerelle_du_Pont_Suspendu_COUDES_63114_63_63121001_maxi
source :
Notrefamille.com

Supplanté par un ouvrage moderne inauguré en 1976, il a perdu maintenant une grande partie de son utilité. Mais il est bien entretenu et reste beau.

 

P1010340

t

 

P1010345

Points d'attache

P1010386

 

 

P1010341
Points de suspension

L'eau de la source ferrugineuse est gracieusement mise à notre disposition :

coudes source


Un petit canal (que l'on appelle ici béal), longe la couze Chambon jusqu'au coeur du village et alimente les jardins alentour.

P1010348

h

P1010357

h

P1010356_1

h

P1010352
Quelqu'un a dû déranger les pigeons

Le sentier, après être passé sous l'autoroute, continue à longer le béal jusqu'à la dérivation.

P1010360

h

P1010359
J'ai appris que le mécanisme de réglage des vannes avait pour nom une martelière

P1010361

k

Au sud, des habitations se construisent sur le coteau, pourtant exposé au bruit obsédant dont j'ai déjà parlé.

P1010368

fP1010367

Encore quelques pas, et Coudes ne sera plus visible. A l'est, c'est Buron qui apparaît, au pied de sa forteresse moyenâgeuse détruite par un incendie au XVIIIe siècle.

P1010364

h

P1010369

cultures_1

 

 


 

 

 

Posté par andredo à 14:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


01 décembre 2009

Matin d'été à Pont-du-Château

Au fil de l’ Allier

P1160797

Je vais maintenant explorer les rives de l'Allier, qui coupe tout le Puy-de-Dôme en  descendant plein nord (avec divers méandres) jusqu'aux environs de Nevers, au bec d'Allier, pour rejoindre la Loire. Chamina a bien balisé le chemin, avec son guide justement intitulé " Au fil de l'Allier ", qui nous conduit de Vieille-Brioude, dans la Haute-Loire, à Billy, dans le département de l'Allier.

A peu près à mi-distance, voici Pont-du-Château, qui fut un port important, quand les sapinières convoyaient vers Paris du bois, du papier, du vin, des fruits, du chanvre, de la pierre de Volvic, et surtout le charbon de Brassac-les-Mines. La ville a créé le musée de la batellerie, qui évoque cette époque.

P1160756_1
Une rampe couverte de galets conduit au port d'amont

P1160769
Les quais du port d'amont, et le château construit au XVIIe siècle

P1160782_1
Maintenant, le château est devenu mairie

La rivière peut être violente : les crues ont emporté tous les ponts, jusqu'à ce que l'architecte Régemortes édifie, entre 1765 et 1773, l'actuel pont de pierre.

P1160761

Mais en ce matin du 19 août, l'Allier coule sereinement. En amont du pont, on se promène sous le soleil déjà chaud, on pêche ou fait trempette, au long des berges joliment aménagées.

pont_1

P1160777

Les ablettes ne sont pas sauvages

enfant

;

P1160791_1
Même la rive gauche offre une belle vue sur l'église Sainte-Martine, grâce au coude que forme la rivière

_glise_sainte_martine

L'église a été construite à partir du XIIe siècle. Surmontant un ensemble en arkose, son clocher foncé surprend : c'est qu'après avoir été détruit en 1793 sur ordre de "l'infâme Couthon", il a été reconstruit à l'identique, mais en pierre de Volvic.

ste_martine_2

.

P1160748
Les deux sarcophages adossés à la façade sud proviennent
d'un site religieux plus ancien, sur lequel l'église a été bâtie

Outre le pont, une passerelle permet aux piétons et deux-roues de traverser.

passerelle

En aval, la rivière ne tarde pas à reprendre son aspect naturel.

P1160763

P1160767
La salicaire

bord_d_allier

La jussie à fleurs jaunes, jolie mais envahissante


Posté par andredo à 09:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

12 octobre 2009

La tourbière de Gayme

P1160285

Encouragé par la découverte fortuite d'une plante carnivore, la grassette, dans une tourbière de pente du Sancy, j'espérais, en me rendant à cette tourbière près de Picherande, admirer la drosera autrement qu'en captivité dans une jardinerie.

Celle qui pousse en Auvergne, c'est la drosera à feuilles rondes :

800px_Drosera_rotundifolia_130405
(source : Wikimedia Commons)

P1160425

Mais ne rêvons pas, pour que pousse la drosera, il faut de la tourbe. Or celle-ci, exploitée industriellement jusque vers l'an 2000, a pratiquement disparu. Il a suffi de 27 ans pour pour détruire, sans réel besoin, cette tourbière qui avait mis plusieurs milliers d'années à se constituer.  Les panneaux qui jalonnent la petite promenade aménagée sur 3 km  ne nous font d'ailleurs pas miroiter l'impossible : les collectivités tentent de réhabiliter le site, mais sans bien savoir ce qui va en résulter. Une remise en eau a été effectuée, mais elle crée un écosystème différent du milieu d'origine. Dans le meilleur des cas, avec un rythme de croissance d'un millimètre par an, nous ne verrons une tourbière digne de ce nom que dans un bon millier d'années.

P1160417_2

C'est actuellement une grande zone herbeuse, très sèche en surface, longeant le petit étang qui masque les déchirures des pelleteuses.

P1160431_1

P1160433_2

P1160437

P1160457

L'oeuvre d'art placée là cet été (1) me paraît du coup tout-à-fait à sa place : voici un pont qui ne mène nulle part si ce n'est, brutalement, à son point de départ. Ou bien un serpent qui se mord la queue ...

P1160460

P1160440

P1160446

 

pont_1

Pour de patients observateurs, comme Christian, capable de passer une journée entière à suivre la naissance d'une libellule, la découverte de la drosera reste possible : il en donne la preuve. Simple promeneur, je me contenterai aujourd'hui de la vue sur le Sancy.

P1160459

pano_tourbi_re

P1160428_3


(1) - " Back Flip Bridge" par Tanya Preminger, artiste plasticienne israélienne.


Posté par andredo à 10:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

03 septembre 2009

Le tour de la vallée de Chaudefour

Guide  Chamina  "Massif du Sancy et Artense", n° 13

chaudefour

Le point de départ est à Chambon-des-Neiges, tout au bout de la station, "aux cinq cents diables", comme dirait le patron de l'auberge située à cet endroit et ainsi nommée.

En face, les orgues basaltiques sont, dans le pré en contrebas, ornées actuellement d'un napperon de dentelle (1).

P1160880

 

dentelle

Le parcours, prévu en cinq heures, est balisé en vert. Il faut environ une heure à travers bois pour rejoindre la vallée de Chaudefour, et admirer la Dent de la Rancune et la Crête de Coq.

vall_e_de_chaudefour1

 

P1160891

vall_e_de_chaudefour2

 

P1160892

Tournant le dos à ces rochers, nous  traversons le ruisseau ; ensuite le sentier monte en lacets, en partie à travers des éboulis, sur le versant sud. Il offre alternativement des points de vue vers l'est jusqu'au puy de Dôme, et à l'ouest sur les crêtes du Sancy.

P1160911

mont_e_1

Encore une heure de marche depuis le fond de la vallée, et nous atteignons les pâturages d'altitude. Le puy de la Perdrix et le puy Ferrand sont en vue.

fin_des__boulis

 

vall_e_de_chaudefour4

 

P1160924
Super-Besse et le lac des Hermines

 

P1160921
Le téléphérique du puy de la Perdrix a été récemment rénové

 

P1040041

Entre le puy de la Perdrix et le puy de Sancy, la vue porte tant sur la Fontaine Salée, à l'ouest, que sur la vallée de Chaudefour, à l'est, à condition de ne pas être dans les nuages.

vall_e_de_chaudefour3

P1160944_1
Ce sentier en contrebas, c'est le GR 4

P1160932_1
Les moutons sont en bas, à gauche

P1160935
Les voici, agrandis

 

Nous abordons le puy de Sancy par la face sud ; cet endroit est souvent venté.

sancy_1

Cette partie du sentier, très élargie et enfoncée par endroits, suite au passage de nombreux randonneurs,
fait l'objet de travaux depuis le début septembre 2009  (2) 

Le 10 septembre 2011, l'amélioration est à peine visible 

 

La grimpette pour atteindre le sommet n'étant pas prévue au programme, nous virons à droite pour rejoindre les crêtes qui dominent d'un côté le Mont-Dore, et de l'autre la vallée de Chaudefour.

P1160949

 

P1160946

P1160965_1

 

P1160950

C'est un petit jeu de montagnes russes : il faut enchaîner trois puys, avant d'entamer la longue descente (raide au début) qui ramène au point de départ.

P1160953
Voilà le dernier, je crois

 

P1160966
et voici la descente

Il est possible, avec un peu de chance car il est rare, de repérer le lis martagon ; sa cueillette est interdite. D'ailleurs, ici toute cueillette est interdite, de même que sont interdits les chiens ou les VTT, car c'est une réserve naturelle (3) .

P1110703

 ***
Voir aussi : Le fond de la vallée de Chaudefour 


 

  P1160972               Num_riser0001              P1160964

(1) Horizons 2009        (2) "La Montagne" du 2 septembre 2009       (3) Panneau du Conseil Général

 


 

 

Posté par andredo à 22:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

25 août 2009

La source de la Poix, pouah ?

P1170003_1

Un bitume qui ne provient pas de l'exploitation industrielle du pétrole, mais qui par des failles vient s'écouler naturellement à la surface de la terre, voilà une ressource qui, depuis la haute Antiquité, est utilisée pour étanchéifier navires et constructions. L'arche de Noë aurait été enduite du bitume de Judée ; les Egyptiens l'utilisaient pour la conservation des momies. Et les Olmèques, me direz-vous ? Et bien, lisez-donc l'article paru dans la revue qui fait autorité : "Bitume.Info" :

olm_ques
(cliquer pour agrandir)

Pourquoi ce ton un tantinet professoral ? Mais tout simplement pour rappeler que, aux portes de Clermont, au flanc d'une légère éminence, une source unique en Europe continue de suinter, produisant vaillamment chaque jour depuis des millions d'années - bien longtemps avant l'apparition des volcans de la chaîne des Puys - son petit litre d' hydrocarbure.

P1170007_1

 

Autrefois, elle était célèbre ; puissants et savants voulaient la voir, et sentir, selon Henri Lecoq, son "horrible puanteur" (en réalité une odeur d'hydrogène sulfuré assez désagréable, mais tout-à-fait supportable de nos jours, pour quiconque a voyagé dans le couloir de la chimie au sud de Lyon). Elle est maintenant négligée,  entre autoroutes et aéroport : ces gloires du Roi Pétrole ne daigneraient pas jeter un regard sur une mauviette incapable de les alimenter en carburant. La source bénéficie néanmoins de la protection - pas très rapprochée pour ce que j'en ai vu - du CEPA (Conservatoire des Espaces et Paysages d'Auvergne).

a_roport_bx

 

P1170021

Côté ouest, c'est un domaine agricole.

domaine_1

 

plan_2

Des infiltrations de bitume remontant des profondeurs apparaissent également dans les roches du puy de Crouël et de la carrière de Gandaillat tout proches, et à Dallet, à quelques kilomètres, où une mine a été exploitée jusqu'en 1984.

Notre source occcupe une surface arrondie d'environ 1,50 m de diamètre, sur une quarantaine de centimètres de profondeur ; le bitume est épais et collant. J'y ai enfoncé un bâton.

P1170005
En bas, à gauche, un hérisson s'est trouvé piégé par la matière gluante

P1170008

P1170006

 

P1170022

Un ruisseau s'est formé sur une dizaine de mètres, sans que l'on perçoive un écoulement, tant le débit est faible et le produit visqueux ; la course lente se termine au bord du chemin, de façon peu glorieuse :

P1170001_1
La personne qui aurait perdu des vêtements dans un transport des Maîtres Déménageurs Auvergnats
peut venir les récupérer ici

A quelques mètres, un peu plus haut sur la butte, se trouve un menhir couché :

P1170009_1

 

Dernier usage : le bosquet sert discrètement de lieux d'aisance. Attention où vous mettez les pieds !


 

Mars 2010 - Mes observations sur l'état des lieux ne sont plus d'actualité : heureusement, le site a été nettoyé (voir les commentaires).

P1080364-001

C'est sûr, maintenant c'est beaucoup mieux ! (22 juin 2012)


 

Sources documentaires :

- CEPA :              la source bitumeuse de la Poix

- Planet-Terre :    ruisseau de bitume du puy de la Poix,    mine des Rois de Dallet

- TV8 Clermont :   reportage du 30 mars 2007

 


 

Posté par andredo à 14:35 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :

18 août 2009

Le roc de Courlande

pano_courlande_avec_croix

Proche de la petite station de ski de Chastreix-Sancy, le roc de Courlande se dresse, haut de près de 1 500 mètres. Un parking est aménagé à droite de la route, et, dispersées dans l'herbe, trois tables avec bancs forment une aire de pique-nique en plein soleil, permettant de profiter de la vue panoramique.

P1160529

croix_courlande

Les différents symboles religieux sont dus au curé de Chastreix qui, ayant visité dans l'Isère Notre-Dame de la Salette où la Vierge apparut à deux jeunes bergers, s'empressa de transposer le site dans sa région. On remarque donc, sur le parcours menant au sommet orné d'une croix, la reproduction de trois statues qui, à La Salette, commémorent l'apparition.

P1160486

P1160493

P1160498
On penserait plutôt à un empereur romain, mais c'est bien la Vierge

La station de Chastreix-Sancy est au pied du pic ; les monts du Sancy sont tout proches.

P1160512

sancy_courlande

P1160527

P1160507

P1160519

Le lieu est connu des géologues pour son gisement de belles pierres :

Capture_plein__cran_17082009_111424
( Micromineral Market)

Actuellement on y trouve aussi ... un terrain de rugby !

P1160540

P1160530

Il a fallu le protéger des vaches, qui mangeaient ses bandes blanches en toile.

P1160536
Allez, dépêche-toi,  au stade on va se régaler !


Posté par andredo à 13:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,