22 septembre 2012

Du Capucin au Sancy, le retour

 

P1090753

Aujourd'hui, ce n'est pas au sommet que l'on peut pique-niquer au calme. 

Panorama 11

 

P1090716

Quant à trouver un coin d'ombre, inutile d'y songer !  

P1090754

P1090736
côté Fontaine salée

P1090756
 un criquet  d'altitude (miramelle alpestre ?)

 

Nous descendons par le sentier du val de Courre, très caillouteux au début.

 P1090712

Panorama 12

P1090691 

P1090750

 

P1090764-001

 

P1090767_001
ça chauffe !

P1090770

P1090773

P1090777

 

P1090779_001

 

vache
Seule une vache se protège de la chaleur

P1090783

A la station du Mont-Dore, ce buron incendié garde la mémoire de résistants qui y furent tués. Les murs restés debout nous offrent un tout petit espace ombragé.

 

P1090785

Le reste du parcours, jusqu'à la station d'arrivée du funiculaire, se fait en sous-bois ; de petites cascades dévalent les pentes : enfin un peu de fraîcheur ! 

 

P1090787
l'impatiente ne-me-touchez-pas (balsamine des bois)

Mais il faut traverser l'espace torride du parking où le goudron se liquéfie. A l'ouverture des portières, l'air brûlant de la voiture restée en plein soleil nous saute au visage.

 


 

Captures d'écran10

(cliquer sur l'image pour l'agrandir)


 

Posté par andredo à 10:37 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :


09 septembre 2012

Du Capucin au Sancy, la montée

Panorama1a

La météo annonce une journée de très forte chaleur : 42° à Clermont. Nous ne sommes pas les seuls à chercher un peu de fraîcheur sur les hauteurs du Sancy, mais c'est raté : à 10h 15, au Salon du Capucin, il fait déjà 28°.

Le circuit balisé est d'une durée de quatre heures, mais après le puy de Cliergue, il redescend par le val de Courre sans aller jusqu'au puy de Sancy. Si l'on souhaite monter jusqu'au sommet, qui semble proche mais c'est trompeur, il faut bien prévoir une heure trente pour cet aller-retour.

P1090654
Au-dessus du Capucin

 

P1090656
 Vue sur la vallée du Mont-Dore

P1090657

P1090663

Panorama 2

P1090683

P1090685

 

P1090687
Le roc de Courlande

P1090694

Panorama 5

P1090709
Le val de Courre

 

P1090713
La petite astrance

P1090721

P1090724

P1090728

Panorama 13

P1090745
Dernière montée, avec des escaliers jusqu'au sommet

P1090752

Le balcon entourant la table d'orientation est très fréquenté. Juste une photo vers l'est et le puy de Dôme, et nous redescendons.

 

(A suivre : le retour)


 

Posté par andredo à 21:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

09 août 2012

Saint-Hilaire la Croix

P1090334

Lac Rouge, lac Roy, la croix ... Pauvres pèlerins de Compostelle, nous affrontions autrefois dans ces contrées de graves dangers. Mais notre sang ne colore plus l'eau calme du petit étang, depuis que le prieuré veille sur nous.

P1020058

 

P1090336

P1090338-001

P1090337

 

P1090327
Porte fortifiée du XIIIe, et bâtiment de style bourbonnais de la fin du XVIIe siècle

 

façade nord-002

 

Les moines nous rappellent toutefois que dragons, basilics et goules rôdent toujours, inquiétants ...

P1090301

P1090303

P1090304

P1090302

Mais nous sommes déterminés à combattre le Mal,

P1090298

à extirper celui qui se cache en nous,

P1090290(1)

et même la mort nous fait moins peur, avec les rites dont nous l'entourons.

P1090278

P1090340

P1090306

P1090335

 

Outre la sérénité, nous trouvons ici le vivre et le couvert.

P1090321(2)

Panorama 3

P1090274

Nous nous recueillons devant les symboles de notre religion, avant de reprendre notre marche.

P1090284

P1090292(3)

 

P1090294
La fuite en Egypte, oeuvre contemporaine en bois de René le Foll
(reproduction d'un bas-relief en granit ornant le calvaire de Plourin-lès-Morlaix)

P1090280

Marie-Madeleine, statue en pierre polychrome, début du XVIe siècle

P1090282-001

 

P1090283

 


D'après Symbolisme biblique des chapiteaux, de Jean PASSAT, édité par l'association "Les Amis du Prieuré" :

1- cul-de-lampe de la purge (ou du purgatoire). Le personnage central se purge de ses passions mauvaises, qui l'encadrent et le tiennent dans leurs pattes de centaures : la guerre à gauche, et la concupiscence charnelle à droite. Le petit visage à droite exprime la souffrance du purgatoire ; la fleur à gauche -l'héliotrope- exprime la progression vers la lumière.

2- tympan de la porte sud : le repas chez Simon le pharisien. Le Christ est assis à une table avec deux disciples à droite, et Simon à gauche. Ils désignent du doigt Marie-Madeleine, couchée aux pieds du Christ dans une position d'adoration. A droite est représenté un glouton, à gauche c'est une fleur parfumée. Que l'on soit ivrogne ou pécheresse, le Christ ne rejette personne, n'en déplaise aux partisans (représentés par Simon) d'un respect sourcilleux de la loi juive.

3- cul-de-lampe du retournement. Cet ensemble représente les quatre façons de recevoir la parole de Dieu. Le personnage de gauche tire la langue et n'entend rien, celui de droite n'a qu'une petite tête et a du mal à comprendre. Le personnage central du bas est triste, car il n'a pas su faire fructifier l'enseignement divin. Le dernier personnage est accroupi, la tête retournée pour soutenir de toutes ses forces la colonne de la parole de Dieu (mais ce n'est pas facile, à voir comme il souffre).


 

Posté par andredo à 09:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

26 juillet 2012

Sur les traces de Montlosier

P1090061

 Le comte de Montlosier était ce qu'on appelle un homme de caractère. Il exprimait haut et fort ses opinions, fondées ou non. Il réussit  par son esprit critique à déplaire successivement aux révolutionnaires, à la noblesse émigrée, à l'empire, à la monarchie restaurée, et durablement au clergé, qui en représailles lui refusa des obsèques religieuses.

Localement, il ne se prêtait guère aux mondanités, et n'était donc pas apprécié par la bonne société. Il s'en moquait, préférant arpenter, solitaire, la chaîne des puys. Ses observations lui inspirèrent un essai sur la théorie des volcans d'Auvergne, où il ne manquait pas, bien sûr, de fustiger un lamentable littérateur qui, avant lui, avait publié un écrit "rempli d'inexactitudes".

Ayant hérité de cette maigre terre de "rang d'âne", le comte décida de la mettre en valeur. Le connaissant maintenant un peu, nous nous doutons bien qu'il n'allait pas faire dans la demi-mesure.

vache_lassolas

P1080931 P1080975

P1080943

 P1080954 P1080958


Qui se douterait, voyant cette nature aujourd'hui exubérante, qu'il y a seulement deux siècles, la chaîne des puys  - surnommée " la tête chauve de la France " - n'était couverte que de roches volcaniques, de quelques buissons et d'une rare bruyère ? C'était pourtant le cas, mais il n'y avait là rien qui puisse décourager Montlosier.

chaine_h

Voilà donc la situation du domaine du comte de Montlosier

 

P1090089

 

P1090088

Dans ce pré qui vient d'être fauché, ce n'était que de la pouzzolane. Montlosier l'a recouverte de terre rapportée des alentours. Et si la roche réapparaissait, on rajoutait de la terre, pardi ! Au total, près de 60 000 tombereaux, nous dit-on : Monsieur le Comte ne manquait pas de persévérance.

P1080925

 

P1080923
Face au puy de Vichatel
 

Il a reboisé, en utilisant les essences les mieux adaptées ; il a fait des travaux de drainage et d'irrigation, creusé un étang. Bref, il a complètement remodelé le paysage, et c'est plutôt réussi.

P1080902

P1080904

 

P1080909

P1080907

  


Ce parcours a été créé par le Parc Naturel des Volcans d'auvergne :   http://www.parc-volcans-auvergne.com/uploads/puy_de_science/sentier-montlosier2010.pdf?PHPSESSID=a4af0154bd80220e564525d5a41c0320 

portrait

 


 

Posté par andredo à 08:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

12 juillet 2012

Taille-crayons

65142629 

Le point de départ est fixé à Cotteuge, juste avant le pont qui enjambe la couze Pavin.

P1080179

 

couze 

Le chemin est bordé de murets composés de roches vocaniques recouvertes de mousses, fougères et orpins.

P1080133

 

P1080134

Parfois, une plante haute les accompagne : vipérine au sec, ou valériane au frais. 

P1080135

 

P1080128

 

P1080127

 

P1080138

 

P1080132

Nous arrivons au pont de la Chèvre, que nous connaissons déjà (voir : sources salées de Saurier). 

P1080162

 La source ferrugineuse est toute proche, mais ce qui nous intéresse aujourd'hui, c'est le travail de David Marin, qui a taillé beaucoup de crayons, et utilisé les copeaux pour reconstituer un arbre (1).

source

 Voici des branches mortes au-dessus de la couze. 

P1080164

P1080165 

Et là, au bord du chemin, cet arbre a sans doute été abattu par une tempête.

P1080145

 

 

P1080156 

Son écorce est bien curieuse, allons donc identifier cette essence. 

P1080157 

 

 

Mais bien sûr, c'est l'oeuvre que nous cherchions !

P1080147

 

P1080146


1- Second Life, de David MARIN, oeuvre créée dans le cadre des "Rencontres Art-Nature Horizons 2012" :

P1080144
(cliquer sur l'image pour agrandir) 


 

Posté par andredo à 20:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


15 juin 2012

Greschny me poursuit !

Sans doute Nicolas Greschny a-t-il trouvé que je n'avais pas fait preuve d'assez d'enthousiasme devant ses fresques à Châtel-Guyon. Sinon, je n'avais aucune raison, pour ce week-end prolongé de Pentecôte, de choisir d'aller au pays du roquefort. Ni de m'intéresser aux raspes du Tarn, ces pentes sauvages qui, après Millau, succèdent aux gorges, et, après avoir visité Saint-Rome du Tarn, d'arriver à Saint-Victor et Melvieu, précisément devant la petite église de Saint-Victor.  

auriac-001

 

st_rome_de_tarn_001

Pardonnez-moi, Nicolas, je ne voulais pas vous froisser. Je n'ai pas une grande culture artistique, encore moins religieuse ; je ne m'étais certes pas extasié, mais j'avais bien aimé vos jolies images, surtout les scènes d'action très expressives. Et j'ai admiré la technique, car je sais que vous dessiniez d'un seul trait, sans retouche possible. Alors, était-ce vraiment utile de m'envoyer voir - excusez du peu - la "Chapelle Sixtine rouergate" , que vous avez peinte trois ans avant d'exercer votre art en pays brayaud ?

 

P1070664 

P1070665 

P1070671

 

P1070666

 

P1070668

 

P1070667

 

P1070673

 

P1070679-001

 

P1070670

 

P1070674

P1070680

 

P1070678

 

P1070676

 

P1070682

 

Si maintenant je tente le moindre commentaire, je risque de réveiller la colère du Maître, qui serait capable de m'expédier Dieu sait où, afin que je me repente devant l'une ou l'autre de ses oeuvres (une centaine), dispersées surtout dans le sud de la France. Ou bien de m'obliger à suivre un stage chez son fils Michaël, qui continue la tradition.

Tout de même, Nicolas, vous comparer à Michel-Ange, n'est-ce pas un peu présomptueux ?

Aïe ! j'ai dû gaffer, les Cieux sont mécontents, et voici que l'orage gronde au-dessus de Roquefort.

 

falaise roquefort bis

 


 

Posté par andredo à 11:31 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

01 juin 2012

Le fond de la vallée de Chaudefour

 

La vallée glaciaire de Chaudefour est classée en réserve naturelle depuis 1991. A l'entrée du site, la Maison de la Réserve présente des maquettes et images d'animaux et de plantes, et retrace l'histoire de l'exploitation de la source Sainte-Anne.

P1070522  P1070523

P1070527-001

 

P1070565 

P1070319luzule des bois 

P1070339pétasite
 

Après dix minutes de marche sur un large chemin, on arrive près de la cascade de Pérouse. 

P1070320-001

Top-005

 P1070321 


P1070335-001 

Si l'on grimpe au sommet de la cascade (mais les rochers abrupts sont glissants), on en trouve une deuxième, plus petite. 

P1070328

 
 

P1070536
scille lis-jacinthe

P1070539
euphorbe

P1070457

Un peu plus loin, au pont Sainte-Anne, on aperçoit déjà la crête de coq.

P1070458

La source Sainte-Anne, qui fut exploitée de 1890 à 1914, se trouve à gauche du pont. Visiblement, son eau gazeuse contient du fer, mais aussi (d'après les analyses faites en 1894) de l'aluminium, du bicarbonate de soude, de calcium, de magnésium ... Elle était préconisée pour les maladies de l'estomac, l'anémie, et pour revigorer les convalescents.

P1070341

 

Panorama 5

 

P1070350

 

P1070445-001

 

P1070461

La dent de la Rancune 

P1070369

Du centre du cirque, on distingue la cascade de la Biche. Un sentier en sous-bois y conduit.

biche

P1070392

P1070379

 

Panorama 10

 

En rejoignant le fond de vallée, on retrouve la prairie traversée par plusieurs ruisseaux, et le panorama sur  les crêtes du Sancy.

Panorama 12

 

Panorama 7

 

P1070412

 

P1070416

 

 

P1070546a-003

P1070547a

Le sentier de plus en plus raide longe le torrent et conduit jusqu'à une coulée de neige surmontée par les Cornes du Diable.  

neige

 

P1070432

  

P1070449

***

Voir aussi : Le tour de la vallée de Chaudefour


 

Posté par andredo à 07:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

15 mai 2012

La vallée des usines

P1060413_002

La Durolle, avec son cours torrentueux, a offert une force hydraulique utilisée à Thiers dès le Moyen-Âge, pour alimenter les moulins à farine, les foulons des tanneurs, les maillets des papetiers, et avec le développement de la coutellerie, les martinets des fondeurs et les meules des émouleurs.

Dans les débuts de l'ère industrielle, à partir de 1850, seule la coutellerie est parvenue à se maintenir. Elle était encore éparpillée dans de très petits établissements, mais des fabriques utilisant des machines-outils sont apparues.

Puis l'utilisation de l'électricité a libéré les usines des caprices de la Durolle. Au XXe siècle, elles ont été progressivement abandonnées, nous laissant leurs ruines à contempler.

P1060693

 

P1060625

îlot Navaron

Nous  avons cassé les reins à une montagne,
 forcé  une rivière folle à travailler pour nous
 
mieux que ne le feraient trente mille chevaux

 

rouet Delaire


P1060675

 J’aime  la  rude musique du travail, et si par hasard
  j’ai une idée  triste,  en frappant  mon enclume, je
   n’ai  qu’à  sortir  un peu, à  venir ici, et à regarder
rire  l’eau  et le soleil pour me sentir fier et content !

 

P1060648

  

Creux de l'Enfer

P1060663

  Le Trou d'Enfer !  je suis de la plaine, moi, et je ne connaissais 
guère les précipices. Et puis un trou d'enfer au milieu d'une ville, 
  ça ne me paraissait pas possible.   Et cependant  j'entendais le 
  grondement de la chute d'eau ...                                         

 

Top_15

P1060664

usine du May

Top-003
Photo à la une du journal La Montagne du mercredi 23 mai 2012 :
" La région thiernoise sous les eaux " 


 

P1060647

chez Ferrier

P1060645

 
     Bah !  n
otre  enfer  n'est  pas si laid qu'on veut bien le dire !             
mes yeux s'y sont accoutumés, et tous ces toits de bois noircis             
par la fumée, ces passerelles tremblantes sur les cascades ...               
oui, tout cela  me danse devant les yeux et me chante dans les oreilles !  


        
P1060668

 

P1060670

 

P1060711

 

P1060686-001

 

 

P1060701

 

P1060700

 


Tous les textes surlignés sont tirés de La Ville Noire, de George Sand.


 Complété le 23 mai 2012

Posté par andredo à 07:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

01 mai 2012

Thiers - Le Moutier

 

Le pont du Navire relie depuis le XIIIe siècle la ville ecclésiastique, au bord de la Durolle, à la ville seigneuriale installée en position dominante.

 

P1060610

Oeuvres de Patrick Raynaud, 1986 

P1060613

 

logis_abbatial

Un moutier (monastère) était déjà installé à cet endroit au VIe siècle. L'abbaye fut rattachée au XIe siècle à Cluny ; elle a conservé des moines bénédictins jusqu'à la Révolution. Les vestiges qui subsistent à notre époque sont le logis abbatial (remanié), ses jardins (qui se visitent en été), et l'église Saint-Symphorien.

Panorama_3_001

 

P1060637

 Restaurée à la fin du XIXe siècle, l'église a été amputée de ses parties les plus anciennes, qui ont toutefois échappé à la destruction. 

P1060635

 

P1060944

Des travaux effectués en 1953 ont fait apparaître, sous le porche, des peintures anciennes. 

P1060959

L'intérieur, repeint, comporte des chapiteaux décorés, datant du XVe s.  
 

P1060758

 

P1060417

 

P1060421

 

 P1060955

 

En face de l'église, dans un agréable jardin public, se trouve  l'orangerie (ouverte seulement le mercredi).

P1060938

 

P1060939

  

P1060837
(à suivre : la vallée des usines) 



Posté par andredo à 21:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

15 avril 2012

Retour à Thiers

P1060748

Drôle de ville, avec son quartier historique perché autrefois riche, sa ville basse, ses usines aban-
données au  bord  de la Durolle. Et, plus récente, sa longue et plate ligne droite, bordée de constructions hétéroclytes, et terminée par un large rond-point où trônait l'imposante guillotine de Dennis Oppenheim(1). Celle-ci, qui était rituellement démontée à chaque manifestation d'agriculteurs, a fini par renoncer ; où ses débris se cachent-ils aujourd'hui ?  



Le dynamisme affiché à la sortie de l'autoroute ne reflète pas forcément la réalité économique


Pourtant, même surmontée d'une rampe d'autoroute, et longtemps défigurée par par une barre d'HLM, la ville haute a conservé sa fière allure.

 

0163-0301_die_stadt_von_thiers(2)

tableau     

Là-haut, une ville riche s'est élevée,une ville bariolée
de  couleurs  tendres  et rieuses que les voyageurs   
comparent  à une  ville d'Italie,  une ville quasi neuve
avec  des  fontaines,  des  édifices, des routes !   (3)

porte_001

  P1060740_001 

Top_17 


Mais, hormis l'emblématique maison du Pirou, les immeubles de prestige semblent manquer d'entretien, et certains perdent leur activité, à l'exemple du Tribunal ou de la Banque de France. 

P1060745 

 

thiers1_001

 

 P1060406


P1060410

 

Dans les raides petites rues dévalées par les enfants que François Truffaut avait pris plaisir à filmer(4), ce ne sont, à l'exception des magasins de coutellerie, que vitrines mortes et façades décrépites, qui régulièrement s'effondrent. Seules les familles d'origine turque, immigrées lorsque la coutellerie était florissante, acceptent encore de vivre dans ces immeubles vétustes. Malgré les efforts de la municipalité, la situation s'aggrave : depuis plusieurs mois, la rue de la Coutellerie est en partie évacuée et fermée par des palissades, sans qu'une date de réouverture puisse être fixée.

P1060750 
 

Depuis la terrasse des remparts, le panorama sur le lointain massif du Sancy reste somptueux, mais on ne peut manquer de remarquer, en se retournant, la longue devanture noirâtre qui fut celle (on le devine sous la crasse) de Défimode. Les ruelles gardent leur charme, avec leurs maisons à pans de bois et les peddes qui les traversent.

P1060736
Le coin des hasards
 

P1060738_001

 

P1060403
rue Conchette
 

Dès le Moyen-Âge, un château s'élevait à Thiers. Il en reste des murailles (sur lesquelles se sont appuyées les maisons branlantes), et un porte près de l'église Saint-Jean. Au-delà, les escaliers et les sentiers creusés à flanc de rocher (les pâtières) descendent vers la rivière.

 P1060719

 

P1060721

 

P1060756-001
 

P1060720 

 

P1060696_001
vigne dans les jardins de l'hôpital
 

P1060704
bain de soleil face aux usines


P1060829

(à suivre : Le Moutier, la vallée des usines)
  

1- L'oeuvre, créée lors du symposium de sculpture monumentale métallique organisé en 1985, a été démantelée à l'approche de l'an 2000.

2- Tableau de Théodore  P.E. Rousseau, 1830.

3- Extrait de La Ville noire, de George Sand, 1861.

4- Dans L'Argent de poche, sorti en 1976. 


 

Posté par andredo à 10:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :