04 décembre 2009
Coudes
C'est un village malchanceux, dominé d'un côté par le donjon de Montpeyroux, et déchiré de l'autre par l'autoroute. On comprend mal aujourd'hui comment les autorités ont pu oser choisir un tel trajet, qui comporte un toboggan géant construit délibérément au-dessus des maisons. Et ça uniquement pour permettre à la route de serpenter dangereusement jusqu'à Issoire, à l'étroit entre un cours d'eau capricieux capable de l'inonder, et une falaise qui, ébréchée pour les besoins de la cause, est sujette aux éboulements.
Malgré tout, le centre ancien de Coudes, blotti au confluent de la couze Chambon et de l'Allier, échappe au bruit de fond des automobiles. Il conserve son harmonieuse architecture de village vigneron, et la promenade au bord de l'eau est plaisante.

Le pont gothique (XIVe siècle) sur la couze Chambon

Ici, la couze Chambon rejoint l'Allier

Au carrefour, il faut respecter les règles de priorité
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Le pont suspendu, construit en 1846, détruit par les Allemands en 1944 et reconstruit après la guerre, n'est plus autorisé aux voitures.

source : Notrefamille.com
Supplanté par un ouvrage moderne inauguré en 1976, il a perdu maintenant une grande partie de son utilité. Mais il est bien entretenu et reste beau.
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Points d'attache
Un petit canal (que l'on appelle ici béal), longe la couze Chambon jusqu'au coeur du village et alimente les jardins alentour.

Quelqu'un a dû déranger les pigeons
Le sentier, après être passé sous l'autoroute, continue à longer le béal jusqu'à la dérivation.
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J'ai appris que le mécanisme de réglage des vannes avait pour nom une martelière
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Au sud, des habitations se construisent sur le coteau, pourtant exposé au bruit obsédant dont j'ai déjà parlé.
Encore quelques pas, et Coudes ne sera plus visible. A l'est, c'est Buron qui apparaît, au pied de sa forteresse moyenâgeuse détruite par un incendie au XVIIIe siècle.
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01 décembre 2009
Matin d'été à Pont-du-Château
Je vais maintenant explorer les rives de l'Allier, qui coupe tout le Puy-de-Dôme en descendant plein nord (avec divers méandres) jusqu'aux environs de Nevers, au bec d'Allier, pour rejoindre la Loire. Chamina a bien balisé le chemin, avec son guide justement intitulé " Au fil de l'Allier ", qui nous conduit de Vieille-Brioude, dans la Haute-Loire, à Billy, dans le département de l'Allier.
A peu près à mi-distance, voici Pont-du-Château, qui fut un port important, quand les sapinières convoyaient vers Paris du bois, du papier, du vin, des fruits, du chanvre, de la pierre de Volvic, et surtout le charbon de Brassac-les-Mines. La ville a créé le musée de la batellerie, qui évoque cette époque.

Une rampe couverte de galets conduit au port d'amont

Les quais du port d'amont, et le château construit au XVIIe siècle

Maintenant, le château est devenu mairie
La rivière peut être violente : les crues ont emporté tous les ponts, jusqu'à ce que l'architecte Régemortes édifie, entre 1765 et 1773, l'actuel pont de pierre.
Mais en ce matin du 19 août, l'Allier coule sereinement. En amont du pont, on se promène sous le soleil déjà chaud, on pêche ou fait trempette, au long des berges joliment aménagées.
Les ablettes ne sont pas sauvages
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Même la rive gauche offre une belle vue sur l'église Sainte-Martine, grâce au coude que forme la rivière
L'église a été construite à partir du XIIe siècle. Surmontant un ensemble en arkose, son clocher foncé surprend : c'est qu'après avoir été détruit en 1793 sur ordre de "l'infâme Couthon", il a été reconstruit à l'identique, mais en pierre de Volvic.

Les deux sarcophages adossés à la façade sud proviennent
d'un site religieux plus ancien, sur lequel l'église a été bâtie
Outre le pont, une passerelle permet aux piétons et deux-roues de traverser.
En aval, la rivière ne tarde pas à reprendre son aspect naturel.
La jussie à fleurs jaunes, jolie mais envahissante
12 octobre 2009
La tourbière de Gayme
Encouragé par la découverte fortuite d'une plante carnivore, la grassette, dans une tourbière de pente du Sancy, j'espérais, en me rendant à cette tourbière près de Picherande, admirer la drosera autrement qu'en captivité dans une jardinerie.
Celle qui pousse en Auvergne, c'est la drosera à feuilles rondes :
Mais ne rêvons pas, pour que pousse la drosera, il faut de la tourbe. Or celle-ci, exploitée industriellement jusque vers l'an 2000, a pratiquement disparu. Il a suffi de 27 ans pour pour détruire, sans réel besoin, cette tourbière qui avait mis plusieurs milliers d'années à se constituer. Les panneaux qui jalonnent la petite promenade aménagée sur 3 km ne nous font d'ailleurs pas miroiter l'impossible : les collectivités tentent de réhabiliter le site, mais sans bien savoir ce qui va en résulter. Une remise en eau a été effectuée, mais elle crée un écosystème différent du milieu d'origine. Dans le meilleur des cas, avec un rythme de croissance d'un millimètre par an, nous ne verrons une tourbière digne de ce nom que dans un bon millier d'années.
C'est actuellement une grande zone herbeuse, très sèche en surface, longeant le petit étang qui masque les déchirures des pelleteuses.

L'oeuvre d'art placée là cet été (1) me paraît du coup tout-à-fait à sa place : voici un pont qui ne mène nulle part si ce n'est, brutalement, à son point de départ. Ou bien un serpent qui se mord la queue ...
Pour de patients observateurs, comme Christian, capable de passer une journée entière à suivre la naissance d'une libellule, la découverte de la drosera reste possible : il en donne la preuve. Simple promeneur, je me contenterai aujourd'hui de la vue sur le Sancy.
(1) - " Back Flip Bridge" par Tanya Preminger, artiste plasticienne israélienne.
25 août 2009
La source de la Poix, pouah ?
Un bitume qui ne provient pas de l'exploitation industrielle du pétrole, mais qui par des failles vient s'écouler naturellement à la surface de la terre, voilà une ressource qui, depuis la haute Antiquité, est utilisée pour étanchéifier navires et constructions. L'arche de Noë aurait été enduite du bitume de Judée ; les Egyptiens l'utilisaient pour la conservation des momies.
Et pourquoi ce ton un tantinet professoral ? Mais tout simplement pour rappeler que, aux portes de Clermont, au flanc d'une légère éminence, une source unique en Europe continue de suinter, produisant vaillamment chaque jour depuis des millions d'années - bien longtemps avant l'apparition des volcans de la chaîne des Puys - son petit litre d' hydrocarbure.
Autrefois, elle était célèbre ; puissants et savants voulaient la voir, et sentir, selon Henri Lecoq, son "horrible puanteur" (en réalité une odeur d'hydrogène sulfuré assez désagréable, mais tout-à-fait supportable de nos jours, pour quiconque a voyagé dans le couloir de la chimie au sud de Lyon). Elle est maintenant négligée, entre autoroutes et aéroport : ces gloires du Roi Pétrole ne daigneraient pas jeter un regard sur une mauviette incapable de les alimenter en carburant. La source bénéficie néanmoins de la protection - pas très rapprochée pour ce que j'en ai vu - du CEPA (Conservatoire des Espaces et Paysages d'Auvergne).
Côté ouest, c'est un domaine agricole.
Des infiltrations de bitume remontant des profondeurs apparaissent également dans les roches du puy de Crouël et de la carrière de Gandaillat tout proches, et à Dallet, à quelques kilomètres, où une mine a été exploitée jusqu'en 1984.
Notre source occcupe une surface arrondie d'environ 1,50 m de diamètre, sur une quarantaine de centimètres de profondeur ; le bitume est épais et collant. J'y ai enfoncé un bâton.

En bas, à gauche, un hérisson s'est trouvé piégé par la matière gluante

Un ruisseau s'est formé sur une dizaine de mètres, sans que l'on perçoive un écoulement, tant le débit est faible et le produit visqueux ; la course lente se termine au bord du chemin, de façon peu glorieuse :

La personne qui aurait perdu des vêtements dans un transport des Maîtres Déménageurs Auvergnats
peut venir les récupérer ici
A quelques mètres, un peu plus haut sur la butte, se trouve un menhir couché :
Dernier usage : le bosquet sert de discret lieu d'aisance. Attention où vous mettez les pieds !
Sources documentaires :
- CEPA : la source bitumeuse de la Poix
- Planet-Terre : ruisseau de bitume du puy de la Poix, mine des Rois de Dallet
- TV8 Clermont : reportage du 30 mars 2007
18 août 2009
Le roc de Courlande
Proche de la petite station de ski de Chastreix-Sancy, le roc de Courlande se dresse, haut de près de 1 500 mètres. Un parking est aménagé à droite de la route, et, dispersées dans l'herbe, trois tables avec bancs forment une aire de pique-nique en plein soleil, permettant de profiter de la vue panoramique.
Les différents symboles religieux sont dus au curé de Chastreix qui, ayant visité dans l'Isère Notre-Dame de la Salette où la Vierge apparut à deux jeunes bergers, s'empressa de transposer le site dans sa région. On remarque donc, sur le parcours menant au sommet orné d'une croix, la reproduction de trois statues qui, à La Salette, commémorent l'apparition.

On penserait plutôt à un empereur romain, mais c'est bien la Vierge
La station de Chastreix-Sancy est au pied du pic ; les monts du Sancy sont tout proches.
Le lieu est connu des géologues pour son gisement de belles pierres :
Actuellement on y trouve aussi ... un terrain de rugby !
Il a fallu le protéger des vaches, qui mangeaient ses bandes blanches en toile.

Allez, dépêche-toi, au stade on va se régaler !
12 août 2009
Les bulles du bois de Chaux
Un peu avant d'arriver au bourg d' Egliseneuve d'Entraigues, en venant de Besse, il faut suivre à gauche la direction indiquée par la pancarte "lac et cascade d'Entraigues". Le parking est près du lac (c'est un petit étang).
On accède, à pied, à la cascade toute proche. Elle a deux étages : il est possible de descendre (avec précaution) au niveau intermédiaire, pour mieux admirer l'ensemble.
Le titre de l'oeuvre évoque les grondements des marmites de géants. Mais ici, les eaux ne sont pas déchaînées : aucune fureur, tout est élégance, douceur et légèreté.
C'est un site enchanté, avec des bulles bien plus grosses que celles que l'on s'exerçait, enfant, à faire avec du savon, ou du chewing-gum. Elles restent sages et n'éclatent pas, mais rien n'empêche d'imaginer qu'elles s'élèvent très haut, scintillantes, pour rencontrer les nuages.
A la tombée de la nuit, paraît-il, des fées viennent se baigner au pied de la cascade, et leur souffle fait voguer doucement les bulles qui s'éclairent comme par magie.
Lorsque viendra l'automne, elles partiront.
03 août 2009
Le bloc soviétique en péril
Ce matin à Saint-Diéry, le vent évacue rapidement l'écharpe blanche laissée à la traîne par le dernier orage.
Dans ce village, il y a des hauts et des bas.
Il y a aussi des anciens et des modernes, des pro et des anti ...

Et toi, tu es pour ou tu es contre ?
Voici donc l'objet du litige : la tour Sharp (représentative de l'architecture socialiste à Berlin Est), sortie de l'Alexander Platz, pour être reconstruite dans le pré de Plagis, auprès des vaches.
Les anti n'y sont pas allés de main morte : ils ont lacéré tout ce qui se trouvait à leur portée, et le bâtiment rafistolé laisse voir sa maigre ossature.
Dans leur fureur destructrice, bravant les interdits, ils n'ont pas hésité à déranger les paisibles vaches rouges, au risque de faire tourner le lait du Saint-Nectaire !
Cependant, j'ai appris dernièrement que l'artiste n'avait pas installé la toile du rez-de-chaussée, ce qui réduit sensiblement, du moins en superficie, la portée de l'outrage.
Au fait, sur l' "Alex" (comme disent les Berlinois), cet immeuble n'est sans doute pas le plus remarquable, et la tour de télévision, haute de 365 mètres, domine tout. S'il s'agit de meubler la prairie, il me paraît possible de faire bien mieux.
Ach so, das ist eine schöne Turm ! Nein ?
30 juillet 2009
La Fontaine Salée
Guide Chamina "Massif du Sancy et Artense", n° 4
La randonnée est balisée en vert au départ de Picherande. Avec ses 21 kilomètres, et un dénivelé de plus de 500 mètres, elle peut paraître un peu longue, nécessitant six bonnes heures de marche. Personnellement, je commence à Chareire, et au retour j'évite le bois de Gayme et Picherande, en traversant les prés, gagnant ainsi quatre kilomètres. Le moment venu, durant le parcours, je vous proposerai un raccourci plus judicieux.
La Fontaine Salée est une vallée d'origine glaciaire, formée en auge au sud du Sancy.
Le parcours jusqu'à la vallée est en grande partie boisé, sur un chemin parfois caillouteux, avec quelques passages boueux. La montée n'est pas difficile.
Première vision, au sortir du bois
Au sommet de la Montagne Haute, c'est le moment de choisir un endroit ombragé pour déballer le pique-nique.

Lorsque nous repartons, le puy Gros en face fait mine de dégager un panache de vapeur.
Dans les zones non broutées, les fleurs abondent : grande gentiane, gentiane de Koch, oeillets, pensées, bruyère, arnica ...

Le veratre blanc, plante toxique (1) à ne pas confondre avec la grande gentiane
A 1600 mètres, avant d'aborder la descente, l'amas de rochers me fait penser aux Moaïs de l'île de Pâques.
Les grandes étendues herbeuses sont maintenant coupées par des ruisseaux autour desquels une végétation spécifique se développe. Il nous est arrivé, également, d'observer des sangsues dans l'eau claire (pas cette fois-ci).


Une plante carnivore protégée : la grassette
(les insectes sont retenus par les feuilles poilues)
Nous longerons bientôt le puy de Paillaret ; nous sommes sur la bonne route, semble-t-il.
Là, divine surprise, nous voyons, dans les éboulis, un troupeau de mouflons qui, nous dit-on, comporte une quarantaine de têtes.
Bien sûr, ils sont assez loin, mais sur cette photo on en dénombre une vingtaine. J'ai agrandi la partie supérieure, où se trouvent deux beaux mâles et une femelle :
A ce propos, vous avez peut-être eu connaissance de la situation de Bibi, pauvre mouflon menacé d'être abattu. Voici les dernières nouvelles, assez rassurantes après l'intervention, notamment, de Brigitte Bardot :

(Journal "INFO" n° 1252 du 27 juillet 2009)
La descente jusqu'au col de la Geneste est rapide (elle fait mal aux genoux). Un peu plus loin, c'est le lac Chauvet :
Nous retournant, nous envions le parapentiste, qui bénéficie d'une situation privilégiée pour l'observation des mouflons.

La route que nous suivons sur un kilomètre est bordée de plantes fleuries : le rose des épilobes et des oeillets, le blanc des achillées ...
Nous traversons ensuite un petit bois qui longe la route en surplomb :
Au bout, alors que la route amorce un virage en épingle, notre chemin bifurque à gauche, près d'un abreuvoir creusé dans un tronc d'arbre. C'est là qu'il est possible de prendre le raccourci.
Il suffit de continuer en bord de route dans le virage, et de prendre, à gauche, le large chemin qui, en 3/4 d'heure, conduit en pente douce à Chareire.
(En rouge, le raccourci ; en jaune, mon trajet ; en bleu le départ depuis Chareire)
Quant à moi, je poursuis mon chemin bordant les pâturages. De très belles vaches, encadrant un taureau de stature imposante, acceptent de prendre la pose.
(1) - C'est un purgatif puissant, qu'il ne faut pas administrer " aux maniaques ", car cela peut " augmenter leurs accès de fureur ; peut-être convient-il mieux aux apoplectiques & aux ladres, même aux galeux qui sont robustes, mais jamais aux valétudinaires ni aux femmes."
Jacques Christophe Valmont de Bomare, Dictionnaire raisonné universel d'histoire naturelle (4e édition), 1791.
27 juillet 2009
Le diamant de Sancy
Rien à voir avec le puy de Sancy : c'est un gros diamant rapporté d'Inde en 1570 par le sieur de Sancy, simple homonyme et nullement auvergnat. Après une vie aventureuse - vendu au roi d'Angleterre, revenu en France, volé à la Révolution, réapparu en Russie - ce joyau termine maintenant sa carrière au musée du Louvre. Et pourtant ...
Nous rejoignons Murol.
Nous montons au sommet du Tartaret, et là ...
Mais oui, c'est bien lui, avec le lac Chambon à ses pieds et plus loin, justement, le Sancy !
C'est l'oeuvre d'une artiste bulgare, Maja Spasova :
Malgré son allure étincelante, il n'était pas au meilleur de sa forme lors de ma visite : conçu pour émettre des sons, il avait déjà perdu sa voix.
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PS : Les rencontres Art Nature "Horizons" comportent onze oeuvres. Je ne les ai pas toutes vues, mais je vous annonce deux nouveaux épisodes, à paraître prochainement :
- Le bloc soviétique en péril (à Saint-Diéry)
- Les bulles du bois de Chaux .
Imaginez ma fierté : Maja Spasova (lisez son commentaire) a apprécié mes photos !
20 juillet 2009
Cent assaillants au dolmen de Saillant
Garé dans le village de Saillant, près de la jolie cascade, je retourne dans ce pré où le dolmen à moitié enfoui garde son mystère.
Cet été, un artiste l'a encadré de toute une armée de piquets d'acacia. Les habitants de la contrée ont bien voulu se mobiliser pour collecter les chutes de laine qui habillent ces sentinelles.
Les pierres brutes habituées à la solitude, déjà dominées par un bosquet envahissant, ne m'ont pas semblé très satisfaites de ce nouvel arrivage de bois.
J'avais pensé à des drapeaux de prières bouddhistes, aux vêtements colorés des Andes ... Non, la symbolique a été mûrement étudiée, et l'auteur - conscient sans doute qu'elle n'apparaîtra pas clairement au néophyte - prend la peine de l'expliquer patiemment. Je vous la laisse découvrir :

(Horizons- Rencontres Arts Nature 2009)









































































































































