Hormis les gares, encore en travaux mais en sommeil à cause du gel, tout semble en place pour hisser les touristes au sommet du puy de Dôme.
De multiples panneaux, multilingues, sont installés un peu partout, et presque à chaque virage du sentier des muletiers.
Au sommet, le cheminement bien étudié, goudronné, permettra d'accueillir des groupes, derrière lesquels il faudra piétiner jusqu'à l'arrêt-pipi (également prévu), sauf à empiéter sur la pelouse reconstituée.
Pour l'instant, je suis seul sur ce chemin de ronde à affronter le vent glacial. Pas question de contempler longuement le puy de Côme, il vaut mieux accélérer le pas pour rejoindre l'antenne.
Une brume épaisse recouvre la ville. La pollution, aggravée par le temps sec et l'utilisation intensive du chauffage, a atteint le seuil d'alerte.
Les soubassements bien dégagés du temple de Mercure permettent d'apprécier l'importance de l'édifice.
Eugène Renaux (1) a l'air frigorifié. Le temps était plus doux lorsqu'il a atterri ici, il y a tout juste
101 ans.
(1)- Eugène Renaux a remporté le prix offert par André et Edouard Michelin à l'équipage qui relierait Paris au puy de Dôme en moins de 6 heures. L'exploit a été réalisé le 7 mars 1911, en 5 h 10', avec une escale technique de 20 minutes à Nevers.
(2)- Source : Wikipedia.