Au début du XXe siècle, Isabelle  modernisa le château, en installant notamment l'eau courante, et l'électricité grâce à un générateur.

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Etait-elle vraiment heureuse d'épouser son cousin Philippe ?
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Devant l'orangerie, cette serre bénéficiait d'un double système de chauffage,
par eau chaude circulant dans des tuyaux de cuivre toujours visibles au sol,
et par fermentation du fumier de cheval déposé dans des fosses situées à l'arrière.
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Comme les cuisines dégageaient des odeurs incommodant les résidents, on éloigna celles-ci, réalisant par la même occasion un magnifique toit-terrasse qui rejoignait la chapelle.

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Tout était donc prêt pour recevoir dignement quelques invités :

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* des jardins en terrasses bien entretenus,

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* un petit barbecue avec tournebroche à poulie,

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*  et les petites brochettes qui vont avec !

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* des tableaux et, pour rire un peu, des caricatures de célébrités :

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Au centre, le banquier Nathan Rotschild ; les deux autres sont des acteurs de l'époque
(celui de gauche, dans le rôle de Michel Rocard ? )

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*  des meubles élégants,

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*  des trophées de chasse,

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*  une vue étendue sur les monts Dôme,

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*  et surtout un merveilleux salon chinois ...

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Mais tout cela ne sera guère utilisé.

Isabelle meurt en 1921. Son fils Ferdinand, grand explorateur et chasseur, hérite de la propriété. Mais, accro à la cocaïne, il décède trois ans plus tard d'une overdose, non sans avoir légué ses biens à Maria Isabel, sa noble et jeune épouse espagnole. Une nuit de juillet 1925, c'est dans le salon chinois qu'un feu se déclare, et détruit le château. Maria retourne dans son pays, abandonnant sans regret un domaine auquel elle n'est pas attachée. C'est seulement en 1999 que ses héritiers se souviennent de cette lointaine ruine, et décident de la vendre aux enchères. Elle est maintenant la propriété de la région Auvergne.

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-lion

-La visite laisse un certain sentiment de frustration : même en étant accompagné par un guide, il n'est pas permis de s'approcher du château, alors qu'il paraît possible de pénétrer sans danger dans la cour d'honneur ou d'avancer un peu sur la terrasse sud, pour voir quelques-uns des éléments de décoration. Pire, la longue terrasse de l'aile des cuisines, entièrement rénovée, est elle aussi inaccessible. Et quant à moi, j'accepte difficilement l'interdiction de toute photographie de la collection d'animaux empaillés de Ferdinand, alors qu'un prudent déclic, sans flash, ne saurait leur faire de mal. Enfin la simple promenade dans le parc est payante, au même tarif que les visites guidées, alors que sous l' Ancien Régime, la propriété non clôturée était librement parcourue par les villageois.

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