26 avril 2010

La Malvialle

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En ce début d'avril, la neige est à nouveau tombée sur le massif du Sancy mais s'est arrêtée aux abords des roches Tuilière et Sanadoire.

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La ferme de la Malvialle est située sur le versant ouest le la roche Tuilière. Plusieurs chemins y conduisent, ainsi qu' une route forestière. J'ai pris le sentier qui,  tout en serpentant dans les bois, suit la même direction que cette route.

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Les pétasites à peine sortis dressent déjà leurs petites fleurs blanches,
avant de développer de grandes feuilles

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L'euphorbe des bois prépare sa floraison

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La maison d'habitation, construite près d'une source, est encadrée d'un côté par le four à pain, et de l'autre par une immense grange-étable : 52 mètres de long, 10 mètres de haut (sur deux étages), et 1100 m2 de toiture. Largement de quoi accumuler des provisions pour vivre en autarcie durant de longs mois, hommes et bêtes isolés par  la neige à 1100 mètres d'altitude.

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La toiture était couverte à l'origine de lauzes, remplacées maintenant par un peu d'ardoise, mais surtout par de la tôle et du fibrociment.

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Terminés en 1900, les bâtiments n'ont été utilisés par leurs propriétaires que durant une vingtaine d'années. J'imagine que, la première guerre mondiale faisant rage, les hommes sont partis mourir dans les tranchées boueuses, laissant aux femmes la charge trop lourde de l'exploitation.

Le domaine a été racheté par l' Etat en 1929. Depuis bientôt dix ans, une petite communauté de moines orthodoxes y est installée.

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La grange n'est pas seulement remarquable par ses dimensions : elle possède une magnifique charpente, en coque de bateau renversée, qui est progressivement restaurée.

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Personne à qui demander la permission ... allez, j'entre quand même !

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A l'étage inférieur, l'étable avec son sol pavé

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12 avril 2010

La Combelle et nostalgie

 

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La cité minière conserve avec respect le souvenir des gueules noires  qui ont travaillé ici dans des conditions difficiles.  Laurence   (voir le lien) y a passé une enfance sage et heureuse qu'elle évoque avec émotion.  Moi, dans ma jeunesse, petit morvandiau pensionnaire au lycée de Nevers, je ne connaissais La Combelle que parce que son équipe de foot affrontait celle des cheminots de Vauzelles. Nous allions parfois assister au match, échappant ainsi à la sempiternelle promenade dominicale des bords de Loire, en rangs par trois. J'imaginais une ville lointaine perdue dans les montagnes, alors que son point culminant, marqué par la présence de l'ancien château d'eau, n'est qu'à une altitude de 500 mètres. Mais j'étais sûrement influencé par Riom-ès-Montagnes, autre adversaire habituel de l'équipe locale.

 

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Et toc, vous n'avez pas échappé à la séquence nostalgie !

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Cette ville, créée avec l'exploitation minière, a la  particularité de ne pas être dominée par le clocher d'une église. Le bâtiment le plus imposant, au centre de la photo, c'est l'école, qui doit maintenant être bien trop grande.

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A défaut du son des cloches, c'est la sirène placée au sommet du château d'eau qui rythmait la vie de la population : début ou fin de la journée de travail - la routine -, mais aussi, parfois, l'accident redouté.

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Les maisons proprettes se pressent près du puits. Les habitants, réunis en association de sauvegarde, ont tenu à conserver le chevalement des Graves.

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Texte de la pancarte  : "Hommage au travail des Gueules Noires -
Cinq siècles d'exploitation du charbon dans le bassin ont permis le développement économique
pour la relance et l'emploi - Le puits des Graves a fonctionné de 1925 à 1978 ",
et de la stèle : 
" En hommage aux victimes des accidentes (sic) de la vie du travail et des maladies "
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La "Chambre Chaude", c'est le bâtiment des douches. Celles-ci, jusqu'en 1966, ont été ouvertes une fois par semaine aux enfants des écoles. A la même époque,mon internat n'était pas mieux équipé en sanitaires que les maisons ouvrières de la Combelle : j'allais moi aussi chaque jeudi à l'établissement de douches.

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Le puits de la Verrerie a conservé sa cheminée d'aération.

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Le transformateur

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Privée d'église, La Combelle n'en a pas moins a sa chapelle immaculée, souvent fermée désormais. Le banc qui lui fait face a perdu ses lattes de bois : à quoi bon les remplacer, puisque personne ne songerait à venir s'y asseoir. Aucun passant ne s'attarde plus ici ; nul enfant ne joue dans le grand espace vert.

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La Combelle a perdu son activité, mais la retraitée sans vigueur s'attache à faire bonne figure. Elle reste pimpante.

 


 

 

 

Posté par andredo à 12:45 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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