16 août 2008

Métamorphoses

Nous partîmes cinq cents, et il fallait bien nous pondre en aussi grand nombre, car nous serons sûrement peu nombreuses à arriver au port.

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Est-ce là une ancienne tenue abandonnée après une mue, ou le résultat d'une hécatombe ? Quoi qu'il en soit, nous étions encore nombreuses à dévorer nos provisions : un jardinier adepte du purin d'orties avait laissé se développer cette plante délicieuse qui compose tous nos repas. Nous étions là depuis un mois environ, et nous avions subi diverses évolutions. Mais ce n'est que le 9 août, alors que nous étions bien grasses et avions revêtu notre tenue de gala -une jolie robe noire à pois blancs- que l'homme nous repéra.

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Nous restions plutôt groupées, mais il ne faut pas nous prendre pour de vulgaires chenilles processionnaires. D'ailleurs, nos épines sont sans danger, nullement urticantes. Elles sont néanmoins impressionnantes, et le jardinier mit du temps avant d'oser nous toucher : il gardait ses gants, au prétexte que les orties, elles, ne manqueraient pas de le piquer.

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Sans relâche, nous mangions ces feuilles appétissantes.

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Les plus aventureuses partaient explorer les sommets.

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Après nous être bien gavées, et ayant atteint les quatre centimètres réglementaires, l'appétit nous a manqué. Nous avons commencé à nous disperser, cherchant un endroit tranquille  pour nous transformer en chrysalide. Craignant de nous perdre de vue, le jardinier a retenu sept d'entre nous  dans une boîte, à l'intérieur de sa cabane.

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D'habitude, à l'endroit qui nous convient, nous secrétons un support soyeux auquel nous nous accrochons, la tête en bas.  Mais nous, emprisonnées, ne pouvions aller bien loin. Ainsi nous étions trois, toutes proches, à nous être suspendues au carton qui recouvrait la boîte. Le 14 août au matin, le jardinier eut une surprise : l'une d'entre nous s'était transformée pendant la nuit.

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Il s'absenta durant deux heures, et à son retour nous étions deux à avoir revêtu une nouvelle parure, couleur jaune-vert.

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Il ne voulait maintenant pas rater la nymphose de la troisième, qui, par chance, ne tarda pas. Quelques soubresauts, la peau qui s'ouvre et fait apparaître progressivement la chrysalide : en huit minutes, le changement était accompli.

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10 heures 32, début du processus

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10 h 34, vue de dos          -        10 h 35, vue de face

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10 h 36    -    10 h 37
Il faut maintenant s'agiter pour se débarrasser de l'enveloppe inutile

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10 h 38, encore un effort !        -                   10 h 40, c'est fait !
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Voilà la dépouille, vieux vêtement au rebut

Dans l'après-midi, une autre de nos compagnes s'est transformée, et une dernière le lendemain 15 août. Il restait deux chenilles alanguies, qui semblaient avoir péri.

Nous voici maintenant, cinq fragiles nymphes sous la protection du jardinier. Notre coque va s'assombrir et se durcir, mais il ne devrait rien arriver d'important avant une quinzaine de jours. Sauf accident de parcours, ce sera alors la dernière phase : l'apparition de l'imago.

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Les 4 premières, au matin du 16 août

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Et la dernière, peut-être trop agitée, s'est détachée de son embase soyeuse

A bientôt, si tout va bien !


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08 août 2008

Au fil de la Sioule : Queuille

 

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Dernier regard sur le barrage et le viaduc des Fades :

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Cette photo a été prise durant la randonnée "Vallon de la Viouze" (Guide Chamina   "Combrailles, Cher et Sioule",    n° 62), un circuit de 4 heures au départ de Saint-Georges-de-Mons (face au stade, à Grelières).

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Balcon sur le vallon de la Viouze

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La pente est abrupte par moments


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Bizarre, on n'aperçoit aucune usine hydroélectrique au pied du barrage !
Mais nous nous y intéresserons une autre fois, car aujourd'hui nous admirons

le méandre de Queuille

Au début du XXe siècle, le petit barrage en aval était déjà construit et avait élevé le niveau de l'eau :

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Mais les parcelles cultivées morcelaient le paysage. Aujourd'hui, le boisement uniforme met mieux en valeur la parfaite harmonie des courbes.

 

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Le méandre reste en beauté en toute saison, quelle que soit la lumière.

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Le panorama est visible au bout du village, derrière l'église, au sommet de la motte castrale (on peut y pique-niquer) ou depuis un belvédère construit un peu plus bas.

(complété le 25 mars 2012) 


 

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